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« Quand l’Islam véhicule la haine... »

BILLET DU 30 NOVEMBRE 2008
dimanche 30 novembre 2008 par Gabriel Farhi
Bonjour,
Terrible semaine, douloureuse semaine que celle qui vient de s’écouler. Les attentats de Bombay ne peuvent se résumer dans le nombre de victimes qui représentent pour les fanatiques islamistes un trophée. On retiendra que parmi les cibles de cette série d’opérations commando se trouvait le complexe de Nariman House, qui abrite le centre religieux juif orthodoxe du mouvement Loubavitch, le Beit Habad. Les dépouilles du rabbin Gabriel Holzberg, et de son épouse Rivka, ainsi que deux surveillants (...)

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« Quand l’Islam véhicule la haine... »

Le mardi 23 décembre 2008

Vous avez écrit : « Ce terrorisme est aussi un terrorisme de l’intérieur qui vise à museler l’Islam. »

Pourtant, le terrorisme est profondément gravé au coeur même de l’islam, puisqu’il est amplement décrit dans le Coran, les hadiths, la sunna, ainsi que dans la sharia la loi censée exprimer la volonté divine, et régir toutes choses, elle même codifiée sur ces même textes sacrés par les écoles juridiques sunnites et chiites. Bref, l’islam est, dans ses textes, un appel au terrorisme. Pourquoi, dès lors, s’étonner que l’islam soit aussi, dans son application courante, du terrorisme ?

Ce que les terroristes visent à museler, ce n’est pas l’islam (bien au contraire, ils cherchent à « l’exprimer ».). Ce qu’ils veulent museler, c’est toute pensée critique à l’égard de l’islam, que celle-ci vienne de gens qui se sentent « modérément musulmans » ou de non-musulmans.


Par ailleurs, vous avez cité Mohammed Moussaoui et Dalil Boubakeur faisant ce que les anglophones appellent « le service de lèvres » (1), en citant un extrait coranique tronqué « Quiconque tue une vie humaine innocente, c’est comme s’il avait tué toute l’humanité » pour dénoncer ce terrorisme au nom de l’islam.

(1) comprendre : « service du bout des lèvres », ce qui équivaut approximativement à notre : "service minimum", un exercice pratiqué dans un contexte d’hypocrisie

Mais examinons ce verset 32 de la sourate V dans son intégralité.

32. C’est pourquoi Nous avons prescrit pour les Enfants d’Israël que quiconque tuerait une personne [innocente] non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c’est comme s’il faisait don de la vie à tous les hommes. En effet Nos messagers sont venus à eux avec les preuves [(2)] Et puis voilà, qu’en dépit de cela, beaucoup d’entre eux se mettent à commettre des excès sur la terre.

Voilà qui change radicalement le sens ! En réalité, ce verset dit que la prescription a été faite aux juifs, et qu’ils ne l’ont pas - pour la plupart - respectée, semant ainsi le désordre et la corruption sur terre. Les preuves, falsifiées ou détruites, c’est un thème obsessionnel dans le Coran (voir la liste des sourates concernées) : ce sont évidemment les preuves de la vérité de la parole d’Allah, telle que déclamée par Mahomet, dont la venue avait été annoncée, et dont on ne trouve plus de trace dans les livres antérieurs au Coran. Les semeurs de corruption, ce sont les polythéistes, les juifs, les chrétiens, les associateurs, ... bref, ceux qui refusent la « vraie foi » et qui s’opposent à la « vraie » religion, et qu’il faut donc combattre, dit le Coran, jusqu’à ce que la religion soit entièrement à Allah seul (S2, V193).

La suite de la même sourate est d’ailleurs fort instructive :

33. La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et qui s’efforcent de semer la corruption sur la terre, c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu’ils soient expulsés du pays. Ce sera pour eux l’ignominie ici-bas ; et dans l’au-delà, il y aura pour eux un énorme châtiment, 34. excepté ceux qui se sont repentis avant de tomber en votre pouvoir : sachez qu’alors, Allah est Pardonneur et Miséricordieux.

Conclusion : la citation tronquée de la sourate V, verset 32 permet donc à ces dignitaires, et à d’autres, de dissimuler la justification religieuse de crimes de guerre perpétrés par les musulmans. Cela fait partie de l’arsenal classique de la taqqiyya, le « mensonge pieux », la duplicité et la tromperie religieuse prônée par le Coran à l’égard des non-musulmans pour faire avancer la propagation de l’islam.

La taqqiyya est avec le djihad, la guerre de la terreur contre les non-musulmans, l’un des deux principaux instruments terroristes de l’islam. La taqqiyya, le terrorisme intellectuel est pratiquée par les musulmans lorsqu’ils sont en minorité. Le djihad, le terrorisme tout court, lorsqu’ils se sentent suffisamment en force pour imposer leur point de vue à l’encontre des populations non-musulmanes.


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