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	<title>col.fr</title>
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	<description>La voix de la communaute juive de France</description>
	<language>fr-fr</language>
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		<title>col.fr</title>
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	    <item>
	      <title>Minute de Torah - 9 Chevat 5772</title>
	      <link>http://www.col.fr/article.php3?id_article=2116</link>
	      <pubDate>Fri, 03 Feb 2012 15:46:47 +0100</pubDate>
	      <description> Il fallait des rabbins caractérisés par &amp;#171; la plus juive des obstinations &amp;#187;, pour défendre corps et âme la cause des millions de juifs persécutés par le communisme russe du début du siècle écoulé. Il y en eut plusieurs, animés par un courage hérité des &amp;#171; millénaires d'abnégation héroïque de nos ancêtres &amp;#187;. Le plus célèbre d'entre eux, Rabbi Yossef Yts'hak Schneerson, dont nous célébrons la Hiloula le 10 Chevat, tira des Juifs par milliers, tantôt hors d'une mort physique, tantôt hors d'une mort spirituelle. Ce courage et cette force surhumaine, il l'a légué à son plus fidèle 'hassid, son successeur le (7ème) Rabbi (de Loubavitch). 

A la question : &quot;Pourquoi être proche de tous les Juifs, y compris de ceux que nos Sages définissent comme peu recommandables ?&quot;, on doit au Rabbi Yossef Yts'hak la réponse selon laquelle le Choul'han 'Aroukh, le Code de Lois juives, traite des lois concernant ceux qu'il convient d'écarter dans les tous derniers chapitre du dernier volume. Il convient donc d'appliquer d'abord tous les chapitres précédents. C'est alors que l'on peut déterminer si telle ou telle personne peut être écartée, ce qu'à D.ieu ne plaise. 

Nos Sages soulignent que D.ieu vient en aide à celui qui accomplit la mitsva d'aider les autres, que ce soit matériellement ou spirituellement, et leur permet de se maintenir sur le droit chemin. H' lui vient en aide de Sa main large, pour tous ses besoins et ceux de sa famille.</description>
	      <author>Ouriel Amsellem</author>
	    </item>
	
	    <item>
	      <title>Torah de vie : un nouveau site de cours Torah en HD</title>
	      <link>http://www.col.fr/article.php3?id_article=2115</link>
	      <pubDate>Wed, 01 Feb 2012 19:23:32 +0100</pubDate>
	      <description> Torahdevie.fr présente, sous un large panel, des cours de Torah en video d'une durée moyenne de 15 mn, mises à jour régulièrement et abordants tous les sujets de la vie moderne selon les préceptes de nos Sages tels que la philosophie, l'analyse biblique, le couple, l'éducation, ou encore la mystique juive, etc... 

Nombreux cours et sujets de tous niveaux dédiés au public francophone présentés sous un large panel d'intervenants puisant leurs messages à la source de notre tradition. 

Torahdevie.fr s'inscrit dans la tendance actuelle web 2.0 et diffuse des cours en vidéo HD riches et variés, mis à jour et actualisés régulièrement. Abordant les différents thèmes du judaïsme, D'une façon à la fois globale et précise. Le site permet d'enrichir ses connaissances spirituelles. 

Une occasion originale et novatrice pour découvrir notre Torah dans sa dimension profonde et accessible à tous ! 

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	      <author>David Levy</author>
	    </item>
	
	    <item>
	      <title>Minute de Torah - 2 Chevat 5772</title>
	      <link>http://www.col.fr/article.php3?id_article=2114</link>
	      <pubDate>Thu, 26 Jan 2012 15:27:18 +0100</pubDate>
	      <description> H' dit à Moché de demander aux Bnei Israel d'attacher au pied de leur lit un agneau, qu'ils sacrifieraient pour H' en préparation à leur sortie imminente d'Egypte. Le sens de cette demande est bien connu. L'agneau, considéré par les Egyptiens comme un animal sacré, devait être désacralisé par les Hébreux aux yeux de toute l'Egypte. Les Hébreux publieraient par là qu'il n'est pas d'autres dieux que D.ieu, et se délieraient de leur soumission à la culture égyptienne. Ce geste consistait véritablement en une souveraine confiance en H', car il faut faire preuve d'une abnégation sans faille et de méssirouth néfech (don de soi) pour oser sacrifier publiquement l'idole de ses persécuteurs bicentenaires. 

Pourtant cet effort ne suffisait pas encore pleinement à Celui qui nous libéra de Sa main forte. H' demanda en effet que nous mangions cet agneau sacrifié. Mais à quoi bon nous ordonner la consommation de cet agneau ? La désacralisation n'en serait pas plus accomplie. D'autre part, ce n'est pas la procédure classique d'un sacrifice offert à H' (par exemple, H' n'a pas demandé à Avraham, sept générations plus tôt, de manger la bête sacrifiée &amp;#171; à la place &amp;#187; de son fils Its'hak). 

Le Rabbi (Likoutei Si'hot, vol.16) tire de cet ordre un enseignement édifiant sur l'approche du juif par rapport à la matérialité. S'occuper d'accomplir un sacrifice (remplacé par la prière, en attendant le 3è Beth Hamikdach où les sacrifices seront rétablis) ne suffit pas. Servir H' par des objets spirituels (sacrifices, prières, étude) est important mais l'essentiel n'est pas encore atteint. 

Il reste encore à intégrer en nous cette dimension spirituelle, à pénétrer son être jusqu'à ses dimensions les plus matérielles (alimentation pour le corps). Le service à H' (le sacrifice, la prière) ne peut pas se contenter d'être extérieur au juif, il doit être digéré (tel l'agneau consommé) de sorte à unir le sujet spirituel à l'objet matériel. D'où l'ordre divin de consommer le sacrifice. C'est là toute la force du juif qui, en plus de raffiner son aspect spirituel par l'étude et la prière, raffine son aspect matériel en observant les 613 mitsvot (ayant toutes une assise matérielle) et en s'engageant dans des activités professionnelles et actions sociales dans le but de remplir la volonté du Saint Béni soit-Il, Créateur des mondes spirituels et matériel.</description>
	      <author>Ouriel Amsellem</author>
	    </item>
	
	    <item>
	      <title>Minute de Torah - 24 Tévèt 5772</title>
	      <link>http://www.col.fr/article.php3?id_article=2113</link>
	      <pubDate>Thu, 19 Jan 2012 17:40:29 +0100</pubDate>
	      <description> Devant son obstination à ne pas libérer le peuple hébreu de l'esclavage qu'il leur fait endurer, Moché et Aharon avertissent Pharaon que H' sanctionnerait l'Egypte jusqu'à ce qu'il finisse par libérer le peuple. Pharaon reste de marbre, alors H' afflige par l'intermédiaire de Moché et Aharon les 10 fameuses plaies sur l'Egypte. Sans jamais les affecter, chacune des plaies contient pour les Bnei Israel eux-mêmes une leçon à suivre pour le service de H'. Voici l'explication profonde que délivre la 'Hassidout pour les deux premières plaies. 

La première plaie vise l'un des principaux objets d'idolâtrie des Egyptiens, le fleuve du Nil. S'imaginant que leur richesse provient de l'eau du Nil, sans comprendre plus profondement l'origine de cette eau, les Egyptiens ont les yeux rivés vers le bas (les eaux du Nil) plutôt que de lever les yeux au Ciel pour prier au sujet de leur source de subsistance. H' frappe le Nil en transformant son eau en sang. Or l'eau, comme les éléments minéraux, représentent la froideur, l'insensibilité, l'absence d'enthousiasme concernant les sujets de sainteté. A l'inverse, le sang est symbole de vitalité, il est chaud, et représente le véhicule qui alimente la vie. Lorsqu'ils sortiront d'Egypte (qui représente d'ailleurs tous les exils), les Hébreux devront servir H' avec une enthousiasme renouvelé, briser la froideur et les distances qui nous éloignent des sujets de sainteté. 

La seconde plaie est l'épidémie de grenouilles qui envahit les habitations égyptiennes jusque dans leurs fours et leurs marmites. Ce n'est pas une expression, c'est concrètement les destinations visées par les grenouilles. La 'Hassidout d'expliquer, toujours en terme de service divin pour les Bnei Israel, que les grenouilles trouvent leur origine du milieu aquatique (défini plus haut comme froid). Les habitations des égyptiens représentent l'intérieur de chacun. Les marmites et les fours sont une allusion à toute la chaleur investie cette fois-ci dans les sujets profanes, sans discernement, sans mesure. Les grenouilles, mobiles, transportaient la froideur vers les intérieurs les plus chauds pour tempérer l'ardeur de ceux qui sont remplis de dynamisme, bouillants, pour des sujets totalement extérieurs à la sainteté. Elles visaient à calmer la vitalité malsaine de ceux qui vouent un culte, jusqu'à s'y noyer, pour les sujets profanes.</description>
	      <author>Ouriel Amsellem</author>
	    </item>
	
	    <item>
	      <title>&amp;#171; La coercition nationale... &amp;#187; </title>
	      <link>http://www.col.fr/article.php3?id_article=2112</link>
	      <pubDate>Sun, 15 Jan 2012 12:45:50 +0100</pubDate>
	      <description> Bonjour, 

On aurait pu penser que les communautés juives et musulmanes de France auraient accueilli avec satisfaction, et presque enthousiasme, la proposition singulière de la candidate EELV pour les présidentielles, Eva Joly. Pensez-donc, accorder un jour férié pour les Juifs le jour de Kippour et un autre pour les Musulmans à l'occasion de l'Aïd, serait de nature à résoudre bien des tracasseries lorsqu'il s'agit de &amp;#171; poser ses jours &amp;#187;. Et pourtant la proposition de la candidate écologiste est une fausse bonne idée pour de très nombreuses raisons. La première, et non des moindres, est que sous-couvert d'égalité, la France serait morcelée par communautés. A chacun son jour férié selon sa religion. Bel exemple de cohésion nationale et de vivre-ensemble ! Quelqu'un porteur d'un patronyme juif serait presque obligé de chômer le jour de Kippour et de travailler celui de Noël. Que dire de tous les noms à consonance arabe ! 

Ainsi aux onze jours fériés actuels faudrait-il en ajouter deux selon des principes religieux. A chacun de piocher. C'est tout l'inverse de la laïcité qui est un espace remarquable d'exercice de la religion. Eva Joly serait bien inspirée de se replonger dans le long débat de ces dernières années sur la laïcité à la française qui permet de chasser de l'espace public les extrémistes de tous bords. On en avait presque oublié l'extrémisme laïc, celui-là même qui est tellement craintif des religions qu'il préfère les séduire par des propositions farfelues. La candidate EELV pensait probablement s'attirer le vote des &amp;#171; minorités &amp;#187; religieuses en faisant cette sortie. Ceci a produit l'effet inverse poussant les responsables religieux à rappeler à Eva Joly ce qu'est la laïcité et ses bienfaits pour les religions. Car la République accueille les religions sans leur conférer un statut institutionnel en son sein. Si l'on a raison de rappeler les racines chrétiennes de la France, la République, elle, n'a pas de religion. 

On pourra s'émouvoir ci et là qu'il soit difficile de soustraire des Juifs pratiquants à des examens universitaires le jour d'une fête juive, cela ne concerne pas que Kippour, ou encore qu'un scrutin électoral tombe un jour de Pessah, cela est déjà arrivé, mais pour autant les représentants de la République savent se montrer à l'écoute des exigences propres à chacune des religions. Cela n'est pas hautement spirituel mais lorsque j'ai entendu la proposition de la candidate verte je n'ai pu m'empêcher de penser à cette scène culte du film &amp;#171; Coco &amp;#187; où le père d'un futur Bar Mitsvah entendait &amp;#171; fériériser &amp;#187; le lendemain de la fête démesurée afin que tous les convives puissent y participer pleinement. Dans un film humoristique c'est acceptable, pour un postulant à la fonction suprême c'est un peu court. 

Il faut s'attendre durant les quelques 100 jours à venir que d'autres propositions susceptibles de s'attirer un certain électorat émergent de la part des candidats déclarés. Il est de notre devoir d'exercer la plus grande vigilance et ne pas laisser s'installer dans le débat public des questions dont la seule visée est d'engranger des voix plutôt que de construire la France de demain profondément enracinée dans des valeurs séculaires au premier rang desquelles se trouve la laïcité. Shavouah tov, bonne semaine à tous et à dimanche prochain.</description>
	      <author>Gabriel Farhi</author>
	    </item>
	
	    <item>
	      <title>Minute de Torah - 17 Tévèt 5772</title>
	      <link>http://www.col.fr/article.php3?id_article=2111</link>
	      <pubDate>Fri, 13 Jan 2012 00:44:49 +0100</pubDate>
	      <description> La sidra de la semaine, Chemot (&amp;#171; les noms &amp;#187;), s'ouvre sur l'énumération des noms des enfants d'Israel qui sont descendus en Egypte (cf. Chemot, 1, 1-5). Une telle introduction est surprenante ! On sait le langage concis de la Torah, où aucun mot n'est de trop. Alors pourquoi la sidra s'ouvre-t-elle sur une telle énumération, qui avait déjà été énoncée un peu plus tôt dans la Torah, dans une première description détaillée de cette descente en Egypte (cf. Béréchit, 46, 8-25) ? Que vient nous enseigner une telle répétition ? Et de surcroît, en quoi une répétition des noms des enfants d'Israel est-elle si importante au point de nommer toute la sidra, et même tout le second Livre de la Torah, &amp;#171; les noms &amp;#187; (&amp;#171; chemot &amp;#187; en hébreu) ? 

Le Midrach souligne que cette redondance permet d'insister sur le mérite des Bnéi Israel, qui ont conservé leurs noms, partie intégrante et majeure de leur identité, en dépit de 210 ans d'exil en terre d'Egypte. En répétant leurs noms lors de l'entrée, comme lors de la sortie d'Egypte, la Torah enseigne que leurs noms hébreux étaient maintenus, témoignage de leur refus de s'assimiler à la culture égyptienne. 

Dans un commentaire sur la sidra chemot, le Rabbi de Loubavitch signale que cette explication midrachique ne peut suffire à ce stade. Car la Torah aurait pu se contenter d'énoncer : &amp;#171; les Bnei Israel n'ont pas changé leurs noms &amp;#187; plutôt que de les énumérer à nouveau. Le Rabbi ramène alors un autre midrach qui précise que H' voulait là souligner l'importance qu'Il accorde à Ses enfants, collectivement mais aussi individuellement chéris. En son temps, le Baal Chem Tov enseignait que H' considère chaque Juif comme son enfant unique. De fait, les Bnéi Israel auraient pu être noyés par l'Exil qui les dispersait au sein de civilisations bien plus numériquement nombreuses. Pour autant, en comptant et nommant chaque tribu, H' nous assure que nous ne pourrons jamais être absorbés par une culture étrangère ou disparaître à jamais.</description>
	      <author>Ouriel Amsellem</author>
	    </item>
	
	    <item>
	      <title>Minute de Torah - 10 Tévèt 5772</title>
	      <link>http://www.col.fr/article.php3?id_article=2110</link>
	      <pubDate>Fri, 06 Jan 2012 11:46:09 +0100</pubDate>
	      <description> Dans la sidra de la semaine, Vaye'hi, nous découvrons les bénédictions que Yaakov adresse à chacun de ses enfants, sentant la fin de ses jours arriver. Dans la bénédiction adressée à Yéhouda, le leader parmi ses frères et celui dont les Rois d'Israel descendent, son père déclare : &quot;Il se courbe, il se couche comme un lion et comme une lionne. Qui le ferait lever ?&quot; (Béréchit, 49, 9). De manière intéressante, on peut faire un parallèle avec les paroles placées par H' dans la bouche du prophète Bil'am au sujet des Bnei Israel : &quot;[Le peuple Juif] est accroupi et couché comme un lion et comme un félin. Qui le ferait lever ?&quot; (Bamidbar, 24, 9). De même, le Temple de Jérusalem, qu'il soit Sa volonté d'être reconstruit très vite, était large de devant et étroit par derrière, tel un lion accroupi (Michné Torah du Rambam, Hilkhot Beth Habe'hira, 4, 9). 

Un certain nombre d'animaux peuvent être dominés ou apprivoisés ; mais ''le lion apprivoisé n'existe pas'', enseignent nos Sages. Certes, exilé et soumis à des cultures étrangères à plusieurs reprises de son histoire, le peuple qui traverse le temps et les civilisations ne ressemble pas moins à un lion accroupi, qui paraît soumis mais n'est jamais conquis. Car nul de peut nous imposer son avis et aucune force ne peut nous contraindre.</description>
	      <author>Ouriel Amsellem</author>
	    </item>
	
	    <item>
	      <title>&amp;#171; Moïse, réveille-toi, ils sont devenus fous... &amp;#187;</title>
	      <link>http://www.col.fr/article.php3?id_article=2109</link>
	      <pubDate>Sun, 01 Jan 2012 10:30:59 +0100</pubDate>
	      <description> Bonjour, 

Sartre avait tort, en tout cas jusqu'en ces premiers jours de 2012, le 21ème siècle n'est pas spirituel. Le printemps arabe a vu des millions d'hommes et de femmes se libérer des dictatures pour plonger de façon effrénée dans un Islam radical. Des catholiques intégristes empêchent des représentations de théâtre de se produire, ici à Paris. Et nous les Juifs ne sommes pas épargnés par cette radicalisation. Ce qui se passe en Israël est hautement préoccupant. On pourrait penser qu'il ne s'agit que d'une poignée d'intégristes qui entendent séparer les hommes des femmes dans les autobus ou sur les trottoirs de leur quartier, qui ne supportent pas qu'une voix féminine puisse se faire entendre en public. Et l'on aurait tort, car le mal est plus profond que cela et révèle le fossé qui s'est creusé depuis des années entre les laïcs et les religieux en Israël. 

Ce qui est surprenant est que ce débat intervienne maintenant. Tenez en France, j'en suis un parent témoin, des enfants qui fréquentent certains centres de vacances très religieux ont la surprise d'observer que des enfants d'à peine 5 ans voyagent dans des autocars différents lors d'excursions et que les activités en &amp;#171; communauté &amp;#187; se font avec les petites filles d'un coté et les petits garçons d'un autre. On feint une stupéfaction en France alors que la voix d'une chanteuse femme ne peut se faire entendre dans une synagogue mais en dehors d'un office religieux. 

Cette radicalisation, car cela en est bien une, est unique dans l'histoire de notre vieux peuple. Je me demande parfois si Moïse, ou Hillel ou encore Maïmonide revenaient sur terre quel serait leur regard sur notre Judaïsme &amp;#171; moderne &amp;#187;. Sommes-nous fidèles à notre tradition ancestrale ? Ne connaissons-nous pas des dérives sectaires qui n'ont rien à voir avec le Judaïsme ? La réalité est que ces dernières décennies ont vu poindre une forme de surenchère dévastatrice dans la pratique religieuse. Il faudrait constamment être plus casher que son semblable, plus pointilleux sur les lois et les commandements de sorte qu'un Juif, bien qu'observant, trouvera toujours un coreligionnaire plus zélé qui lui fera la morale. Combien de fois faudra t-il dire qu'un Juif laïc appartient tout autant au Peuple de Moïse qu'un Juif religieux ? Les dérives actuelles ne sont pas dans l'air du temps. Ces dérives signent nos manquements dans l'éducation et l'explication. Un Juif éduqué et instruit ne peut par nature céder à ces comportements sectaires. L'ignorance est le fléau de notre peuple. Nous ne sommes pas des singes savants qui reproduisons des pratiques sans en comprendre le sens. Plongeons-nous dans le Talmud, non pour en apprendre des pages par c&#339;ur, mais pour en comprendre la dynamique extraordinaire qui ne voit un sujet épuisé que lorsque tous les arguments ont été énoncés. Considérons qu'un Maître tel Hillel n'aurait jamais existé sans la saine contradiction apportée par Shamaï. Que ces ultra-orthodoxes en Israël, et ailleurs, souffrent que l'on puisse leur opposer la Torah et le Talmud pour leur dire qu'ils ont créé de toutes pièces une religion qui n'est pas le Judaïsme ! 

Shavouah tov, bonne semaine à tous et à dimanche prochain.</description>
	      <author>Gabriel Farhi</author>
	    </item>
	
	    <item>
	      <title>Minute de Torah - 3 Tévèt 5772</title>
	      <link>http://www.col.fr/article.php3?id_article=2108</link>
	      <pubDate>Thu, 29 Dec 2011 13:09:07 +0100</pubDate>
	      <description> La période d'exil dont on vit les derniers instants est caractérisée par un voilement de la chekhina, la présence divine. C'est pourquoi nous nous sentons comme seuls dans la détresse, éloignés de la Lumière Infinie. 

Mais le voilement de la chekhina ne signifie en rien son absence. Nous pouvons nous référer à la promesse faite à Yaakov-Israel dans la sidra de cette semaine, Vaygash : &amp;#171; Je suis D., le D.ieu de ton père. Ne crains rien lors de ta descente en Egypte [symbole de l'exil], car je ferai de toi là-bas un grand peuple. J'y descendrai avec toi... &amp;#187; (Béréchit, 46, 3-4). En fait, quoique voilée, l'omniprésence du Maître des mondes (spirituels et matériel) n'est jamais réduite, et y compris en exil nous ne sommes jamais seuls. 

L'une des manières de révéler la chekhina est de nous réunir entre Juifs. &amp;#171; A chaque fois que dix personnes sont réunies, la chekhina se révèle &amp;#187; (Sanhedrin, 39a). Et ce même si cette réunion entre Juifs n'aurait pas pour sujet l'étude de la Torah ! Et même s'il s'agit de dix fauteurs. Seule varie l'intensité de la révélation, de la plus superficielle à la plus profondément ressentie.</description>
	      <author>Ouriel Amsellem</author>
	    </item>
	
	    <item>
	      <title>Minute de Torah - 26 Kislev 5772</title>
	      <link>http://www.col.fr/article.php3?id_article=2107</link>
	      <pubDate>Thu, 22 Dec 2011 09:04:35 +0100</pubDate>
	      <description> Il y a un siècle de cela, à l'époque du Rabbi Rachab (Rabbi Chalom Dov Ber), l'un de ses 'Hassidim témoigna d'une histoire vécue lors de 'hanoucah, dont les lumières lui sauvèrent, dans le sens le plus littéral, la vie... 

Alors que le 'hassid se déplaçait de village en village pour faire son commerce de bois, le Rabbi Rachab lui recommanda d'emporter avec lui lors de son prochain voyage, des grandes bougies avec lui, au cas où il ne rentrerait pas chez lui à temps pour la fête de 'hanoucah. Habitué à faire confiance en son Rabbi, il suivi les recommandations qui devaient vite s'avérer clairvoyantes puisque notre marchand de bois fut en effet contraint de passer un soir de 'hanoucah entre deux villages, surpris par une courte journée d'hiver neigeux. 

Mais en chemin, passant par une zone forestière, le 'hassid fut lâchement pris à partie par des brigands qui non seulement le dérobèrent de tous ses biens, mais de surcroît refusaient de laisser la vie sauve au pauvre juif démuni, au moins de crainte qu'il ne les dénonce. Glacé par le froid et la torpeur, les derniers instants de lucidité devaient être au 'hassid de leur implorer qu'ils puissent le laisser allumer cette fois encore les lumières rappelant le miracle de la fête. Stupéfaits par cette &quot;dernière volonté&quot;, là où l'âme juive témoigne que même les derniers instants de sa vie sont là pour la sanctification du Nom et l'attachement à la volonté de H', les bandits daignèrent accepter cette demande. La joie du 'hassid de pouvoir allumer, grâce à la miséricorde divine et les bons conseils du Rabbi, une fois encore et peut-être la dernière, les &quot;lumières du miracle&quot;, l'échappa littéralement du désespoir. 

Et ce furent en effet les &quot;lumières du miracle&quot;, car en repoussant par l'allumage des bougies l'océan d'obscurité qui un temps avait joué en faveur de l'oeuvre des bandits, ces lumières attirèrent l'attention d'un seigneur de passage dans les environs, qui comprit vite ce qui se passait sous ses yeux furtifs, et promptement sortit son arme pour s'emparer des brigands et libérer le 'hassid.</description>
	      <author>Ouriel Amsellem</author>
	    </item>
	
	    <item>
	      <title>Minute de Torah - 19 Kislev 5772</title>
	      <link>http://www.col.fr/article.php3?id_article=2106</link>
	      <pubDate>Thu, 15 Dec 2011 22:33:25 +0100</pubDate>
	      <description> Dans la sidra de la semaine, Vayechev, on apprend que, de la relation entre Yéhouda (frère de Yossef et fils de Ya'akov) et Tamar, naissent des jumeaux. Le déroulement de leur naissance est surprenant. Il délivre un enseignement fort sur la naissance des temps messianniques... 

Lorsque la sage-femme fait accoucher Tamar, elle voit une main sortir du ventre. Pour l'identifier comme le premier qui sortira, la sage-femme met un bracelet écarlate autour de la petite main. Pourtant, de manière surprenante, ce n'est pas le premier enfant qui sortira mais le deuxième. Car la main du presque-premier se retire tandis que le presque-deuxième sort finalement le premier, à l'image d'une brèche qui apparaîtrait. &quot;Quelle brèche (Paratsta) tu as fait !&quot; dit-elle (Béréchit, 39, 29), et il fut nommé &quot;Parets&quot; (brèche, diffusion, brisure). 

De cette lignée descendra le Roi David, appelé le premier &quot;oint&quot; (machia'h en hébreu), de qui descendra le dernier &quot;machia'h, de la maison de David&quot;. Car Machia'h est caractérisé comme un &quot;briseur de limites&quot; dans plusieurs prophéties de la Torah et passages du midrach. Briseur des limites de l'étroitesse de l'exil, comparé à l'Egypte (Mitsraïm, de racine &quot;métsarim&quot;, étroitesse). Briseur des limites de la diffusion (&quot;parets&quot; également, en hébreu) de la Torah. Et notre génération, &quot;la dernière de l'exil et la première de la délivrance&quot;, doit donner naissance enfin au dernier descendant de Parets, c'est-à-dire Machia'h. L'ampleur et la rapidité de la diffusion de la Torah par les médias incluant l'internet n'est-elle pas un signe de cette diffusion qui transcende la géographie et le temps ?</description>
	      <author>Ouriel Amsellem</author>
	    </item>
	
	    <item>
	      <title>&amp;#171; Un spot ou un flop ? &amp;#187;</title>
	      <link>http://www.col.fr/article.php3?id_article=2105</link>
	      <pubDate>Mon, 12 Dec 2011 09:13:37 +0100</pubDate>
	      <description> Bonjour, 

Peut-être avez-vous prêté attention ces derniers jours à un article paru dans Le Point intitulé &amp;#171; Israël scandalise les Juifs américains &amp;#187;. Qu'est-ce donc qui pourrait scandaliser les Juifs américains dans leur grande majorité et qui viendrait d'Israël ? Il faut se tourner vers une campagne publicitaire largement diffusée à l'adresse de nos coreligionnaires américains à l'initiative du Ministère israélien de l'immigration et de l'intégration qui se résument en deux spots. Dans le premier une petite fille juive américaine est assise sur les genoux de ses parents tandis qu'elle converse par webcam avec ses grands-parents qui vivent en Israël. Cet échange se fait en hébreu, preuve d'une solide éducation et d'un lien fort avec Israël. Alors que sa grand-mère lui demande le nom des prochaines vacances, la petite fille lui répond instantanément &amp;#171; Christmas &amp;#187; au lieu de &amp;#171; Hanoukka &amp;#187;. &amp;#171; Avant que Hanoukka ne devienne Noël il est temps de retourner en Israël &amp;#187; conclut le spot publicitaire. Deuxième message publicitaire : Un petit garçon (toujours un enfant ça marche mieux) est en train de colorier tandis que son père dort du sommeil du juste. Il tente de l'interpeller &amp;#171; Daddy, Daddy &amp;#187; mais le père reste plongé dans son sommeil. Le petit garçon tente alors un &amp;#171; Abba &amp;#187; qui réveille comme par miracle son père. &amp;#171; Avant que Abba ne devienne Daddy il est temps de rentrer en Israël &amp;#187; martèle le message du Ministère de l'immigration. 

Tout cela peut sembler naïf et pavé de bonnes intentions mais l'effet escompté a été le contraire. Levée de bouclier en bonne et due forme de pas moins de 157 organisations juives regroupées dans la JFNA, les Fédérations Juives d'Amérique du Nord. La communauté juive américaine qui compte plus de cinq millions d'âmes, presque autant qu'en Israël, n'entend pas qu'on lui dicte sa conduite et qu'on la culpabilise de vivre aux Etats-Unis. Pour la JFNA, cette campagne n'est rien moins que &amp;#171; scandaleuse et insultante. Ai lieu de dresser les Juifs américains et israéliens les uns contre les autres, nous devrions chercher à renforcer notre amour partagé pour Sion et construire les liens du peuple juif dans le monde entier &amp;#187;. Le message aura été suffisamment clair pour que le cabinet du Premier ministre Benyamin Netanyahou ne retire sans délais ces spots. En France nous nous souvenons qu'en 2004, Ariel Sharon avait sommé les Juifs de France de venir s'installer en Israël &amp;#171; aussi vite que possible &amp;#187; face à la montée de l'antisémitisme. Le Crif à l'époque avait dû se désolidariser de ce message. 

Si Israël a besoin de l'Alyah, le besoin d'une diaspora forte est également une nécessité. Mais il ne s'agit pas uniquement d'une affaire de chiffres. Les Juifs américains, cela pourrait être vrai pour les autres diasporas, considèrent que l'aide apportée à Israël est importante et que l'attachement à la terre de nos ancêtres ne saurait se démentir. Au fond on peut tout à fait vivre son judaïsme en diaspora comme en Israël et assumer le choix de rester dans un pays aussi loin soit-il d'Israël. Il est surprenant de voir des leaders communautaires en appeler depuis des années à l'Alyah tout en demeurant à 4000 kilomètres d'Israël. Il nous faut encourager celles et ceux qui désirent franchir le pas et se féliciter par ailleurs de représenter une diaspora forte et organisée. 

Shavouah tov, bonne semaine à tous et à dimanche prochain.</description>
	      <author>Gabriel Farhi</author>
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	      <title>Minute de Torah - 12 Kislev 5772</title>
	      <link>http://www.col.fr/article.php3?id_article=2104</link>
	      <pubDate>Fri, 09 Dec 2011 10:09:44 +0100</pubDate>
	      <description> Les lumières de la 'hanoukia rappellent notamment les lumières de la Ménorah (le Candélabre à 7 branches) du Beith Hamikdach, et le miracle lié à l'huile ayant permis leur allumage, à l'époque où le pays était occupé par les Perses et les Syriens, qui cherchaient à profaner le Temple de Jérusalem. 

Sans s'attarder sur le miracle en lui-même, une analyse attentive de la représentation de la Ménorah mérite d'être relevée. Lorsque Titus fit détruire le Temple, cet impie fit confisquer les objets de culte du Temple pour les exposer à Rome, tel un butin de guerre, par volonté d'humiliation. Dans l'arc de triomphe pour Titus qui fut construit à Rome en son honneur, figuraient les symboles religieux arrachés du 2è Temple et tournés en dérision. 

Entre autres dérisions véhiculées, l'arc de Titus représentait le chandelier par 6 branches en demi-cercles, pour exprimer le fait que le régime romain de Titus ait courbé le peuple juif humilié. Une telle représentation par branches en demi-cercles est d'autant plus répugnante qu'elle contredit l'avis de Rachi et celui de Rambam selon lequel les branches de la Ménorah étaient droites, jamais courbées. C'est pourquoi l'on s'efforcera de se rappeler que le peuple juif, qui survit à tous ses feu-régimes oppresseurs, allumera fièrement une Ménorah aux branches non courbées, très prochainement, dans le 3è Beith Hamikdach.</description>
	      <author>Ouriel Amsellem</author>
	    </item>
	
	    <item>
	      <title>Minute de Torah - 5 Kislev 5772</title>
	      <link>http://www.col.fr/article.php3?id_article=2103</link>
	      <pubDate>Fri, 02 Dec 2011 14:57:17 +0100</pubDate>
	      <description> Se peut-il qu'un tiers de la vie d'un homme soit utilisé sans occupation majeure, sans service divin, pour le sommeil ? 

Au début de la sidra Vayétsé de ce chabat, Yaakov quitte la maison de son père pour se rendre à 'Haran et y trouver une femme. En chemin, il est pris d'un besoin de se reposer, lui qui est décrit pour dormir généralement très peu. Et où s'arrête-t-il pour dormir ? Précisément dans le lieu où sera construit le Temple de Jérusalem. Il se rend compte au réveil, de la sainteté du lieu où il ressentit dans son rêve l'intensité de la présence divine. Comment a-t-il pu inconsciemment se laisser prendre par un tel désir, dans un lieu où consciemment il serait inconcevable d'agir de la sorte ? 

Celui qui se repose pour reprendre le lendemain un journée active et remplie, prépare son service divin. Certes, mais la 'hassidout explique que le sommeil n'est pas seulement une préparation au service divin ; elle est aussi une forme d'expression du service de H', en même temps qu'une forme d'acceptation entière à la volonté de H'. En position horizontale, tout le corps se retrouve au même niveau, le niveau le plus haut confondu avec le niveau le plus bas, pour exprimer sa petitesse devant l'infinie grandeur du Créateur (au-delà de toute connaissance) qui nous a insufflé notre âme et nous la retourne à chaque réveil. Ce niveau de soumission est si précieux pour H' qu'Il fit justement que le soleil se couche prématurément pour que Yaakov soit contraint de s'arrêter à l'endroit précis (là où serait construit le temple) où il a ressenti le besoin de dormir (Béréchit rabba, 68, 10). 

Dans le lieu le plus saint de Jérusalem, l'inconscient de Yaakov a laissé place à l'expression la plus profonde de son âme, celle qui désire tant la soumission à la volonté de H' qu'elle impose, pour quelques moments au moins, la soumission du corps en harmonie avec celle de l'âme. Chaque jour, lorsque le sommeil est assez mesuré pour ne pas être le fait d'une paresse égoïste, nous exprimons jusque dans l'inconscient cette acceptation de la grandeur de H'.</description>
	      <author>Ouriel Amsellem</author>
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