Quelques proverbes juifs

publié le mercredi 6 août 2003
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Pour honorer le médecin, N’attends pas d’en avoir besoin.


Un mauvais fils, Laisse le nager sans lui tendre la main.


Ronge l’os que le sort t’a jeté.


L’or a besoin d’être frappé pour avoir sa valeur, Et l’enfant aussi.


Ne te charge jamais d’épauler le méchant.


Tel va à la noce, Ne se doute guère de ce que le temps lui réserve.


Au sage un signe suffit ; Au sot , à peine le bâton.


Des cheveux blancs sont un bon signe pour la maison où on les trouve.


Si tu as des intérêts avec un honnête homme, Il te faudra cent instances pour les dégager ; Mille instances ne te tireront pas d’affaire avec le méchant.


La nappe mise, termine bien des disputes.


S’il te faut compter avec un homme, Tâche que ce soit un honnête homme.


Affaires voisines peuvent nourrir leur maître, Affaires éloignées le mangent à coup sûr.


Une amitié qui a pu vieillir ne doit pas mourir.


Eusses tu avoir soixante conseillers, Consulte toi pourtant aussi.


Ne donne pas à penser, dans tes largesse, que tu aies été gueux.


Il y a trois espèces de sueur : Celle de la maladie, celle de l’étuve Et celle du travail qui est la meilleure.


Quand tu aurais un millier d’amis, Ne dis ton secret qu’à un seul.


Ton voisin fût-il un méchant homme, rends-lui service, Il témoignera pour toi le jour du procès .


Trois choses mènent le monde : La loi, la religion et la bienfaisance.


Malheur au méchant et à son voisin.


Aime le travail, fuis la dignité, Et ne fais pas connaissance avec les princes.


En acquérant la renommée, on cesse bientôt de la mériter.


Qui n’ajoute pas quelque chose à son avoir, s’endette.

Ne dis pas :"Je verrai quand j’aurai le loisir". Qui t’a dit que tu en auras ?


Si tu veux que l’on te comprenne, Fais-toi comprendre.


L’homme timide n’apprend pas, Ni l’homme colère n’enseigne. .


L’homme affairé ne saurait être sage.


Là où il n’y a pas d’homme, raison de plus pour être un homme.


Beaucoup de chair, beaucoup de vers ; Beaucoup de richesses, beaucoup de soucis ; Beaucoup de femmes, beaucoup d’empoisonneuses ; Beaucoup de serviteurs, beaucoup de fripons Beaucoup d’études, beaucoup de science ; Beaucoup de justice, beaucoup de paix ; Beaucoup de réflexions, beaucoup de sagesse.


Parle peu, et fait beaucoup.


Rien de meilleur à l’homme que de se taire.


Gare-toi des princes ; ils ne cherchent que leur intérêt, Et Dieu sait comme ils l’entendent.


Il faut se mettre en règle un jour avant la mort ; Il faut donc se mettre en règle aujourd’hui, Puisque nous pouvons mourir demain.


L’honneur de ton ami te doit être aussi cher que le tien.


La journée (la vie) est courte, l’ouvrage long, les ouvriers paresseux, Le salaire considérable ; et le Maître (Dieu) pressé.


Pleure-t-on quand il faut rendre un dépôt ? Or, ce que nous perdons, C’est Celui qui nous l’avait donné, qui le reprend.


Le rire et la légèreté conduisent à la honte.


Le repentir et les bonnes actions, Sont un bouclier contre la colère du ciel.


L’homme sage est celui qui trouve à s’instruire avec tous les hommes ; L’homme fort, celui qui sait brider ses désirs ; L’homme riche, celui qui se contente de son lot L’homme honoré, celui qui honore les autres.


Ne méprise personne, Il n’est personne qui ne puisse avoir son moment.


Choisis plutôt d’être la queue du lion, Que la tête du renard.


Songe dans le vestibule, A te mettre en état de paraître dans la salle.


Ne cherche pas à calmer ton ami quand il est en colère, Ni à le consoler prés du cadavre de celui qu’il pleure, Ni à l’interroger quand il est en prière, Ni à l’égayer quand il est dans l’abjection.


Celui qui a un jeune homme pour maître, Est semblable à l’homme qui mange des raisins verts, et boit du vin doux ; Mais le disciple du vieillard Mange des grappes mûres et boit du vin vieux.


Ne regarde pas la cruche, mais ce qu’elle contient.


Le bonheur des méchants et les malheurs des gens de bien, Sont choses où nous n’avons rien à voir.


La jalousie, la convoitise et l’ambition mènent l’homme au cimetière.


Trois choses font connaître l’homme : La bouteille, la bourse et la colère.


Cinq propriétés caractérisent le sage : Ne pas interrompre celui qui parle, Écouter et réfléchir, Ne faire des questions que celles qui mènent à un but, Répondre à propos et par ordre, Dire je ne sais pas quand on ignore. Le sot fait tout le contraire.

Parmi ceux qui écoutent les savants, il y a quatre espèces : L’éponge, l’entonnoir, le filtre et le crible. L’éponge s’empare de tout, L’entonnoir laisse échapper par un bout ce qu’il reçoit de l’autre, Le filtre abandonne la liqueur, pour ne garder que la lie, Le crible rejette la paille pour ne garder que le froment.


Trois choses ruinent le monde : L’oppression des serviteurs de Dieu, La justice mal rendue, L’enseignement négligé (ou perverti).


Quatre choses portent leur fruit en ce monde et en l’autre : L’honneur gardé aux parents. L’aumône abondante, La réconciliation des voisins brouillés, Et l’étude de la loi de Dieu. Mais quatre autres portent leur peine dès ici-bas : (sans compter la vie à venir) L’impiété, L’impudicité, Le sang versé, Et la mauvaise langue.


Il y a trois sortes d’hommes d’étude : Celui qui consulte et conseille ; Celui qui consulte, mais ne conseille pas ; et il ne vaut pas le premier ; Mais celui qui ne demande d’avis, ni n’en donne, Vaut bien moins encore.


Le menteur finit par ne plus obtenir créance, Même disant vrai.


Il y a plus de pommiers dans une pomme, Que de pommes dans un pommier.



David Levy
webmaster




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