Analyse : Le paramètre de la Alyah dans les prévisions démographiques

publié le samedi 6 août 2005
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« L’État d’Israël couvre 21 671 km2 de territoire (plus 474 km2 de lacs), y compris 1 154 km2 des hauteurs du Golan syrien, et environ 73 km2 des environs de Jérusalem qu’il a incorporés en juillet 1967. Les Territoires palestiniens incluent la Cisjordanie, 5 506 km2, et la bande de Gaza, 378 km2, soit au total 5 884 km2. À la fin de 2000, la population totale de l’ensemble Israël-Palestine est estimée à 9,3 millions d’habitants, environ 5 millions de Juifs (53%), près de 3,9 millions de musulmans (42%), et seulement 200 000 chrétiens (2%). Sur ce total, la population totale d’Israël - comprenant les résidents juifs des Territoires palestiniens - s’élève à environ 6 350 000 habitants, dont 4 970 000 Juifs, 200 000 non-Juifs, et 1 178 000 Arabes, la plupart musulmans mais également chrétiens et druzes. Les Territoires palestiniens ont 3 millions d’habitants, 1 845 000 en Cisjordanie et 1 128 000 dans la bande de Gaza. » [3]]

L’accroissement naturel des populations palestinienne et israélienne a toujours constitué une préoccupation importante pour les Israéliens, plongés dans un environnement exclusivement arabe et soucieux que l’État juif demeure au moins à majorité juive.
Au vu des taux de fécondité et d’espérance de vie des populations respectives, l’ensemble Israël-Palestine (9,3 millions d’habitants, dont 6,3 en Israël et 3 millions dans les Territoires palestiniens) atteindrait en 2020 les 14,4 millions d’habitants (en moyenne) : 8,7 en Israël et 5,7 millions dans les Territoires palestiniens ; ou bien 6,7 millions de Juifs et 7,7 millions d’Arabes.
En 2050, ces chiffres passeraient à un total de 23,5 millions (il s’agit d’une projection médiane) : 11,9 en Israël et 11,6 millions dans les Territoires palestiniens ; ou bien 8,8 millions de Juifs et 14,7 millions d’Arabes.
Pour l’ensemble Israël et Territoires palestiniens où la majorité juive se limite en 2000 à 53 ou 55%, selon la définition de la population juive, cette courte majorité pourrait basculer vers 2010. Et en 2050, la part des Juifs pourrait revenir à 35-37%, comme au début des années 40, pendant le mandat britannique.

L’évolution démographique prend en compte les éléments suivants : la natalité, la mortalité, l’immigration et l’émigration. Si on considère le taux de « fécondité de combat » [4] de la population palestinienne, seul l’accroissement des immigrations juives pourrait changer la donne.

Depuis l’indépendance de l’État, quelque trois millions de Juifs ont immigré en Israël, dont plus d’un million depuis les années 90. Malgré l’importance des scores de l’immigration, les deux tiers environ de la population israélienne sont constitués de sabras, contre un tiers seulement en 1948.
La population juive d’Israël forme les 38 % du total de la population juive mondiale, estimé à 13,3 millions d’âmes, contre 6 % seulement en 1948.
En 2002, la population israélienne a augmenté de 131 000 habitants, soit un taux de croissance de 2 %, taux inférieur à celui des années précédentes et qui s’explique par la baisse du nombre d’immigrants arrivés au cours des dernières années. En 2002, le nombre d’immigrants n’a pas dépassé les 31 000 Juifs, dont la moitié étaient originaires des pays de la CEI (ex-URSS), environ 5000 d’Argentine et le reste d’autres pays étrangers.

Le nombre d’immigrants en provenance des pays de la communauté européenne, du Canada et des Etats-Unis est en progression lente mais constante.

L’immigration juive depuis la France vers Israël a atteint son plus haut niveau depuis ces 30 dernières années. L’agence juive fait part de 2.236 Français juifs ayant immigré entre en 2004 (contre 1860 en 2003). Pour 2005, les autorités israéliennes espèrent l’arrivée de 5000 français.

L’espérance de voir de plus en plus de juifs immigrer en Israel est associée à la question du poids de la démographie dans le conflit israélo-palestinien.
A l’horizon des solutions aux conflits, ce sont les proportions d’enfants et de nouveaux immigrants juifs qui constituent la plus belle part d’espérance en l’avenir.



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[1] Les lois de la démographie au Proche-Orient. Par SERGIO DELLAPERGOLA et MICHEL-LOUIS LÉVY -Le Figaro [13 janvier 2004

[2] Selon l’expression d’Emmanuel Todd.

[3] Les lois de la démographie au Proche-Orient. Par SERGIO DELLAPERGOLA et MICHEL-LOUIS LÉVY -Le Figaro [13 janvier 2004

[4] Selon l’expression d’Emmanuel Todd.



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