Le droit de vivre

publié le mardi 23 novembre 2004
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Nous publions ici le témoignage de Rivka, une habitante de Judée Samarie, mais en préambule, nous aimerions rappeler, à propos des territoires contestés, quelques faits oubliés sur la rive occidentale et la bande de Gaza. Nous remercions France-Israël (cf No 323) de nous permettre de rappeler quatre points-clés que les Palestiniens tentent constamment de dissimuler :

Territoires contestés et non pas « occupés » Ne se trouvant placées sous la souveraineté légitime et reconnue d’aucun État avant la guerre des Six jours, la Rive occidentale et la bande de Gaza ne peuvent pas être considérées comme des territoires occupés. Le peuple d’Israël, historiquement lié à ces territoires, y a été présent sans interruption depuis plusieurs siècles. Il a des droits sur la Rive occidentale et la bande de Gaza, régions qui sont le berceau de la civilisation juive. • Légalité de la présence d’Israël dans les territoires En dépit d’affirmations incessantes, «  l’occupation  » n’est pas illégale. Elle n’enfreint pas le droit international. L’affirmation contraire s’inspire de considérations politiques. La présence d’Israël dans les territoires a débuté en 1967 et résulte directement des agressions subies de la part de ses voisins qui l’ont contraint à une guerre d’autodéfense. La Résolution 242 du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée après la guerre des Six jours (comme d’ailleurs la résolution 338 adoptée après la guerre de Kippour de 1973), impose des obligations aux deux parties. La résolution 242 n’appelle pas à un retrait unilatéral des territoires. Contrairement à ce qu’affirment les régimes arabes (et pas seulement eux), la résolution 242 n’impose pas le retrait d’Israël de tous les territoires conquis à la faveur de la guerre de 1967. Elle appelle seulement à un retrait d’Israël « de territoires » et reconnaît son droit à vivre dans des frontières sûres et reconnues (qui restent donc à définir à la lumière de ces critères). • Le terrorisme est injustifiable Les références incessantes des porte-parole palestiniens à « l’occupation » sont citées non seulement pour délégitimer la présence d’Israël dans les territoires, mais également pour justifier le terrorisme. Le terrorisme - utilisation intentionnelle de la violence, à l’encontre de civils à des fins politiques - est nettement condamné par le droit international. Les attentats-suicides à la bombe constituent un crime contre l’humanité, et aucun objectif politique ne peut justifier le recours au terrorisme. Le terrorisme palestinien a précédé la présence d’Israël dans les territoires. En fait, l’OLP (l’Organisation de Libération de la Palestine) a été fondée en 1964, soit trois ans avant la guerre des Six jours de 1967. • Israël en quête de paix Même après le déclenchement du processus de paix, au début des années 1990, aucune solution définitive du conflit n’a pu être trouvée du fait du terrorisme des Palestiniens et de leur réticence à accepter des compromis raisonnables.

En tant que démocratie, Israël ne souhaite pas contrôler le sort ou l’avenir des Palestiniens. Israël s’est toujours montré disposé à de grands sacrifices pour l’obtention de la paix.


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Il semblerait que les nations du monde exigent régulièrement du peuple juif une justification à son existence et à sa survie.
Le retour du peuple à sa terre a été à la fois sujet d’admiration et de haine, le peuple, d’Israël ayant de tout temps soulevé des sentiments contradictoires.
La terre, la foi et le peuple sont les trois composantes essentielles de notre survie physique et spirituelle.
Depuis la destruction du second Temple et durant notre long et pénible exil, nous avons toujours aspiré à retrouver Sion. N’est-il pas écrit dans le Talmud : « Un homme sans terre n’est pas un homme » ?
Cette terre enfin retrouvée, on exige à nouveau de nous une justification à notre retour. Nous n’avons pas provoqué la guerre de 1967 et nous n’avons pas inventé la constitution internationale qui mentionne le fait que toute terre libérée en temps de guerre revient au vainqueur. Nous n’avons pas non plus cherché à en chasser les occupants.
De plus, il n’est pas question de toute terre, mais de la terre que D’ nous a réservé depuis la création du monde.
Pour comprendre notre attachement à la moindre parcelle d’Israël, il faut rechercher, analyser et retourner aux racines spirituelles de notre peuple, en nous rappelant que nous n’avons pas à prendre en considération les récriminations sans fondement d’autres peuples, mais que notre essence même est une éternelle remise en question, heshbon nefesh, spirituelle, physique et géographique.
Commençons par citer le commentaire que Rachi attribue au premier verset de la
Thora : « Si les peuples du monde venaient à dire à Israël : vous êtes des voleurs, c’est par la violence que vous avez conquis la terre des sept peuples, on leur répondra : Toute la terre appartient au Saint-beni-soit-Il, c’est lui qui l’a créée et l’a donnée à qui bon à ses yeux (Jérémie 27-5). Selon Sa volonté, II l’a donnée à ces peuples et selon Sa volonté, II l’a reprise pour nous la donner. » II y a donc entre la terre et le peuple un lien, un tant soit peu irrationnel que le monde extérieur ne peut comprendre, ne peut déchiffrer, puisque la foi, la Emouna, est une des sept données ayant été créées avant le bereshit, avant la création de notre monde rationnel. Comme le cite le Rav A.I. Acohen Kook Zaa’l : «  La terre d’Israël n’est pas pour la nation un bien extérieur, une valeur extrinsèque, de l’ordre d’un moyen nécessaire au rassemblement et à la conservation physique et culturelle du peuple. La terre d’Israël est une entité originale rattachée à la nation par un lien organique et vivant, liée à elle par des vertus spécifiques et secrètes. Aussi est-il impossible de pénétrer le secret de sa sainteté et de l’aimer authentiquement dans les concepts d’une culture humaine simplement rationaliste. » (Orot p.9). Nous pouvons aussi citer le commentaire du Rav Dov Bigon sur la Parasha Houkat : « de nos jours aussi, nos ennemis attaquent notre nation lorsqu’ils estiment qu’elle est spirituellement affaiblie. Ils s’efforcent à tout prix de créer des dissensions dans l’espoir que, par là, ils parviendraient à nous affaiblir et à nous spolier de notre terre. Comme jadis, ils prétendent qu’elle leur appartient, qu’on leur a usurpée de force et qu’ils luttent contre la conquête, reprenant ainsi à leur compte l’argumentation des Cananéens. En réalité, ils sont inspirés par la haine des Juifs, tout comme les Amalécites. Malheureusement, cette idéologie véhiculée par les médias fait des adeptes au sein de notre peuple et de nos dirigeants. Il faut retirer le masque cananéen des Arabes qui dissimule leurs intentions Amalécites. »
Le Rav Aviner nous cite Maimonide dans le Sefer Hamitsvot, Appendice, "Mitsva"
No 4 : « Nous avons reçu le Commandement de ne l’abandonner (Israël) à aucun peuple ni de la laisser en état de désolation. » Et le Rav Aviner de commenter : « Non seulement, ce commandement oblige le gouvernement mais encore il fonde sa force et sa légitimation. Le "démantèlement" des territoires est un acte terrible, d’une gravité insondable, d’autant plus que la création d’un état étranger à l’intérieur du nôtre est un péché contre la nation qui dépasse les limites de l’entendement et de la morale... »
Les territoires deviennent alors une question de foi et de survie.
Les 230 000 Juifs y habitant ont gardé cette véritable idéologie qui à l’époque enclencha le moteur du sionisme, ce même moteur qui, il semble de nos jours, se rouille, dans une société qui motive le culte du : « Quel est mon intérêt personnel... »
L’atout des Palestiniens (si peuple palestinien il y a...) est leur attachement fanatique fondé sur la haine, face à notre facilité à vouloir concéder des territoires qui restèrent arides des siècles durant et que nous avons rendu, à force d’obstination, de courage, d’amour et de foi, habitables.
Il est donc temps de prendre notre propre défense face à la barbarie de l’ennemi qui vise femmes, vieillards et enfants.
Il est temps de prendre conscience de notre propre identité, d’en être fier et de cesser de vouloir trouver grâce aux yeux du monde.
Il est temps de se révolter contre l’équation territoires égal terrorisme, les habitants des territoires ne massacrant aucune population arabe, malgré la campagne médiatique qui ne manque pas de les présenter comme des hommes fanatiques et dangereux. (Nous avons collectionné tout au long de l’histoire une liste infinie de caricatures antisémites.)
Comment peut-on se résoudre à donner des territoires pour recevoir en contre partie, une paix virtuelle : du concret, du réel, contre de l’abstrait, comme les accords d’Oslo nous l’ont déjà douloureusement prouvé. On leur donna des armes, en nous
promettant que s’ils s’en servaient contre nous, l’armée Israélienne entrerait de
nouveau à Gaza pour les désarmer... en attendant, ils nous tuent avec. On leur donna
Hebron et ils visèrent à la tête la petite Shalevet Pass Zaa’l, âgée de dix mois, du haut
de Abou Snena.
Car on ne peut nier que les Arabes ne veulent pas uniquement les territoires, mais tout
Israël : Arafat n’a jamais caché ses intentions véritables.
Comment peut-on espérer quelque chose d’un peuple qui incite et éduque sa jeunesse à la haine, au crime, apprenant aux plus jeunes à jeter des pierres ? Il suffirait uniquement de consulter les manuels scolaires palestiniens, d’analyser les sujets de dissertations proposés par leurs professeurs et de s’intéresser aux poésies ayant gagné prix et concours sur des sujets incitant à la violence et vantant les chaides.
La publication du livre Islam and Dhimmitude traduit de l’arabe à l’anglais, a été écrit
par une historienne ayant adopté le surnom de Bat Ye’or. Elle dévoile la
culture arabo-musulmanne comme une culture de haine immuable. Elle rappelle que lors de la conquête arabe de la terre d’Israël, il y avait 43 villages juifs qui la plupart
furent détruits, les habitants massacrés ou rendus à l’état d’esclaves.
Le peuple arabe est un peuple conquérant par excellence, et Bat Ye’or ne fait que
citer les Coptes en Égypte, les Cabilles en Afrique du Nord, les Assyriens en Irak et
les Bouddhistes en Afghanistan qui furent torturés et massacrés. Enfin, le livre rappelle qu’aucune ville Juive, y compris Jérusalem, n’est rappelée dans le Coran. Ce qui n’empêcha pas les Arabes d’adopter une partie de notre histoire pour pouvoir justifier leur droit à la terre.
Pour conclure, l’historienne mentionne que les guerres d’Israël sont loin d’être des guerres colonisatrices, comme le présentent certains organismes politiques
européens. Les Européens eux-mêmes, qui durant des générations furent colonisateurs, essayeraient-ils de laver leur propre conscience sur le dos d’Israël, comme ils auraient tendance à comparer notre lutte de survie à des actes nazis ?
Les Arabes, quant à eux, ont adopté la tactique de "retournement de la situation" en montant des scénarios dignes de tragédies espagnoles, attribuant toutes sortes d’actions de violence aux Israéliens. Nous ne rappellerons que certains faits : en 1948,
600 prisonniers israéliens tombèrent entre les mains arabes. Un seul survécut. Les autres furent assassinés cruellement, amputés vivants, violés en groupe, car les Arabes aimaient photographier leurs victimes durant et après le massacre et publier leurs "oeuvres d’art" de par les rues pour exciter la population. (N’ont-ils pas utilisé le même procédé lors du lynchage de deux de nos soldats lors de 1’Intifada présente, filmant à la vidéo toute la scène et présentant au public des mains trempées de sang ?)
9 janvier 1948 : 11 soldats israéliens furent attaqués et massacrés. On retrouva les corps nus dont les membres furent broyés un à un.
4 mars 1948 : 19 soldats torturés, membres sectionnés.
La liste est malheureusement bien longue et se prolonge jusqu’à aujourd’hui, et ne citer que quelques cas ne fait qu’en diminuer l’ampleur. Point commun : la même barbarie, le culte de la torture.
Se retirer des territoires serait récompenser non seulement les actes mentionnés, mais aussi la méthode en elle-même : arriver au but grâce à la force, au terrorisme, la fin justifiant tous les moyens.
Doit-on récompenser le terrorisme en transférant 40 000 familles juives, 40 000 familles traînant derrière elles, comme éternel bagage, une étoile d’or ternie, fatiguée
de plus de 2000 ans d’errance ?
Transférer des Arabes ayant commis des attentats fait pousser de hauts cris de la part de tous les organismes protégeant les droits de l’homme. Mais qui protège nos droits ?
Le monde s’est habitué à la souffrance du peuple juif, oubliant volontairement qu’on ne peut comparer cette souffrance vieille de milliers d’années à aucune autre.
C’est la raison pour laquelle nous sommes là, et persistons à préserver ces territoires qui représentent bien plus que Judée Samarie et Gaza, mais qui traduisent notre volonté à refuser l’injustice du monde. Nous n’avons plus rien à justifier, nous avons le droit de vivre, de survivre.
Aucun pays au monde n’aurait choisi un suicide collectif en offrant un état à un organisme terroriste complètement corrompu. Qui aurait accepté un état voisin de tel ordre au sein de sa terre, mettant, stratégiquement parlant, tout le pays en danger ? Oui, nous sommes là, la tête haute, face a nos compatriotes qui se leurrent et pensent que nous sommes une entrave à la paix et qu’une fois les territoires donnés, de belles colombes blanches voleront dans le ciel bleu azur... Après les territoires viendra le tour des villes, les Arabes n’ayant jamais reconnu notre droit au retour. Pour l’instant, la terre imbibée de sang se demande à quel point nous sommes attachés à elle. Accepterons-nous une amputation douloureuse et inutile ?
Face à moi, le soleil se couche sur les montagnes de Samarie. Les paysages bibliques qui se présentent à mes yeux ne cessent de me toucher et de réveiller en moi des sentiments forts et profonds, qui me rappellent que la douleur et la souffrance sont toujours mêlés de couleurs et de joie. Les oliviers se dressent et se détachent du paysage tels des personnages courbes, recroquevillés par le labeur. L’air est vif et le silence met en valeur les paroles de l’âme. Et là, je me souviens soudain que nous sommes donc la preuve vivante de la réalisation de l’Histoire, au-delà du temps et de l’espace. Chaque arbre planté renferme en lui une étincelle de sainteté et chaque maison construite vient rappeler au monde notre droit à la vie.

Rivka Ben-Nathan
Avne-Hefets
Habitante de Judée-Samarie.







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