La barriere de securite en Israel : la seule alternative pour Israel

publié le lundi 19 juillet 2004
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Traduit de l’anglais par Ariane Dahan.

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Une des lecons dont je me souviens le mieux lors de mes etudes en science politiques est celle sur l’aphorisme : tout est relatif. La maniere dont tu voies les choses depend en fait de la place d’ou tu les observes.
Si tu regardes les choses du point de vue de la Cour Internationale de Justice siegeant a La Haye, tu penseras qu’en construisant une barriere de securite, Israel saisit des territoires apparetnant a des palestiniens en Cisjordanie.
Mais si tu les observes du point de vue d’un israelien qui prend son autobus a Jeruslaem ou de celui qui boit son cafe a Tel Aviv, tout te semblera tres different.
Apres avoir vecu 130 explosions-suscides en 4 ans, tu seras bien convaincu que la barriere est uniquement construite pour sauver des vies, celles de ceux que tu aimes. Surtout, tu seras tres justement convaincu que c’est bien la barriere qui apportera la paix.

C’est le voyage virtuel en Israel que j’ai fait pour rencontrer mon ami israelien imagianaire qui m’a permis de comprendre ce deuxieme point de vue. C’est vrai qu’a premiere vue cette vision des choses semble paradoxale et contradictoire.

Rachel n’est pas seulement une creation de mon imagination. Elle represente tous mes amis et toutes les familles d’israeliens qui, tout en soutenant la construction de la barriere de securite, sont prets en meme temps a faire de nombreuses concessions pour arriver a la paix.

Les israeliens sont prets a abandonner la totalite de la Cisgjordannie et l’ensemble de la bande de gaza, et meme, a partager Jerusalem, pour arriver a une paix avec les palestiniens.

Que vous les croyez ou non, cette majorite existe bien en Israel, meme apres l’explosion de violences.

Un sondage d’opinion mene par le Baker Institute For Public Policy de l’universite americaine de Rice en 2003 montre que 53% des israeliens sont favorables a des concessions territoriales importantes pour obtenir la paix. En fait, ces israeliens sont tout simplement pour proposer a Yasser Arafat tout ce qu’il aurait du faire lui-meme il y a 4 ans.

Je demande donc a Rachel pourquoi cette majorite d’israeliens ne demande pas a son gouvernement d’abandonner les points de peuplements, de deserter la Cisjordannie et de constuire la barriere de securite le long des frontieres de 1967.
Apres tout, c’est bien ce qu’est en train de faire Ariel Sharon en se retirant de Gaza ;
Alors pourquoi ne pas continuer sur celle lignee avec la Cisjordannie ?
Rachel me repond que cela pose en fait un probleme de Geographie.

Laissez-moi vous expliquer.

Rachel nous fait d’abord visiter son appartement a Richon Letzion, qui se situe a quelques kilometres de Tel Aviv.
Pour que je comprenne bien la geopgraphie du conflit, Rachel me fait monter sur le toit de son immeuble de dix etages, d’ou l’on a une vue imprenable du pays.

A moins de 5 kilometres a l’Ouest, je vois les bords de la Mediterranee.
Au Nord, c’est Tel Aviv, la plus grande ville d’Israel.
A cinq kilometres a l’Est, je vois l’Aeroport International Ben Gourion.

A seulement 5 Kilometres de la se trouvent les contreforts de la Cisjordannie.

Tout cela represente en fait l’Israel d’avant 1967 : un pays de 17,6 kilomteres de large .
Voila ce que Rachel m’explique.

Rachel continue : ces quatre dernieres annees, les terroristes avaient la possiblite de venir a pied en Israel pour perpetrer leurs attaques terroristes. Il n’y avait pas de barriere ou de frontiere. Il pouvaient donc tres facilement marcher de la Cisjordanie jusqu’en Israel.

Les terroristes detiennent aussi des Rocketts. Ils les lancent tres reguliement depuis la bande de Gaza sur les points de peuplements israeliens. La semaine derniere par exemple, l’une d’elle a cause la mort d’un enfant.

Les terroristes veulent maintenant acquerir des missiles anti-aeriens, ils seraient d’ailleurs bien contents de les utiliser si cela leur etait possible.

Pour empirer la situation, Yasser Arafat a fourni a tous ces terroristes des armes, et leur a offert un paradis sur terre dans la bande de gaza et dans la cisjordannie.

Bien-sur que les terroristes voudraient qu’Israel se retire unilateralement de toute la Cisjordnanie. Cela leur permettrait d’atteindre leur but ultime qui est la destruction de l’Etat d’Israel.
Pour cela, les terroristes n’auraient qu’a lancer des rockettes sur ma maison. Plus aucun avion ne pourrait decoler de l’Aeroport Ben-Gourion.

Bien-sur que je suis prete a echanger ma terre contre la paix. Mais en cedant des territoires sans obtenir de paix en echange, je commets un sucide collectif, et je recompense les terroristes.

Le jour suivant, nous nous asseyons la terrasse d’un cafe a Tel-Aviv.

Rachel m’explique qu’il n’y aurait aucun besoin de construire une barriere de securite si les palestiniens mettaient fin au terrorime.

Cela fait quelques mois qu’il n’y a pas eu d’attaque terroriste. Rachel lit les journaux israeliens et me montre quelque chose dont on ne parle pas ailleurs.

Bien-sur que les palestiniens n’ont pas mis fin au terrorime. C’est l’armee israelienne qui a mis fin au terrorisme. Rien que ces six derniers moins l’armee Israelienne a empeche 72 attaques terroristes.

Et souviens-toi, pour le Hamas, Tel-Aviv est un terrotoire occupe. ( pourtant a l’interieur des frontieres de 67)

A ce moment precis, alors que je suis assis a la terrasse d’un cafe de Tel Aviv, je commence a changer d’opinion sur la construction de la barriere de securite.

Nous prenon l’aubobus pour rentrer a la maison, et je commence a observer tous ces individus qui prennent l’autobus comme nous.

Rachel continue de m’expliquer : bien-sur que nous voulons tous la paix, mais nous sommes aussi fatigues d’attendre un partenaire palestinien qui voudrait lui aussi la paix, et qui serait pour cela pret a demanteler les organisations terroristes et, a arreter d’enseigner aux enfants palestiniens qu’ils iront au paradis s’ils tuent des juifs.

Quand ce sont mes enfants qui prennent l’autobus le samedi soir, je n’arrive pas a dormir tant que je ne suis pas sure qu’ils soient rentres sains et saufs a la maison.
Rachel a raison sur un point au moins.

Selon un etude publiee dans le Foreign Affairs en mars 2004, la barriere de securite represente en fait un retrait de 85 % de la Cijsordanie.
C’est vrai que 53 000 israeliens vivront encore du cote palestinien de la barriere de securite, mais il y aura aussi 94 % des palestiniens de Cisjordanie qui vivront du cote palestinien de cette barriere.

La barriere de securite va aussi permettre a l’armee israelienne de demanteler de nombreux postes de controle qui servaient a arreter le passage des terroristes, mais rendaient aussi la vie plus dure aux palestiniens.

La barriere de securite va apporter la securite aux israeliens, et elle va faciliter la vie des palestiniens.

Toujours selon l’auteur de cette etude, David Makovsky, la barriere de securite va permettre un retour au processus de paix.

Au moment de partir, Rachel me dit que si elle pouvait temoingner devant la Cour de Justice a La Haye, elle leur ferait passer ce message :

Je pense que la meilleure barriere serait l’absence totale de barriere.
Et si les palestiniens mettaient fin au terrorisme, nous pourrions tres facilement demonter la barriere et negocier de veritables frontieres.
Malheureusement, apres avoir vecu 130 attaques-sucides en 4 ans, nous n’avons aucune autre alternative.
Je voudrais inviter les juges de la Cour Inernationale de Justice a venir chez moi, avec leurs enfants, en Israel.





Israel’s Security Fence : The Only Alternative By Bob Feferman

One of the lessons I remember from my days as an undergrad Political Science major is the aphorism, "Where you stand depends on where you sit". If you are sitting in The Hague in the Netherlands at the International Court of Justice, Israel’s building of the security fence looks like a unilateral land grab of Palestinian land in the West Bank. But if you are sitting on a bus in Jerusalem, or in a cafe in Tel Aviv, you will have a much different perspective. After 130 suicide bombings, you know the fence will save your life, your loved ones, and it will eventually bring peace. To understand this seemingly contradictory point of view, come with me on a virtual trip to Israel to visit my imaginary Israeli friend.

Rachel is not just a creation of my imagination. She represents my friends and relatives among the majority of Israelis who support the fence but are also willing to make major concessions for peace. They are willing to give up almost all of the West Bank, all of Gaza, and share Jerusalem in exchange for peace with the Palestinians. Believe it or not, after all the violence, this Israeli majority does actually still exist.

An opinion poll conducted by the Baker Institute for Public Policy of Rice University in 2003 revealed that 53% of Israelis were still in favor of these major territorial concessions for peace. Basically, they support offering Yasser Arafat everything that he could have had four years ago.

So I ask Rachel why doesn’t this same majority of Israelis just tell their government to pack up the settlements, unilaterally leave the entire West Bank and build a fence along the pre-1967 lines. After all, that’s what Sharon is doing in Gaza, so why not the West Bank ? Rachel says, "It’s all about geography. Let me show you".

Rachel takes us to her apartment in the city of Rishon L’Zion, just a few miles south of Tel Aviv. To explain the geography of the conflict, Rachel takes us up to the roof of her 10-story apartment building and we look out at an amazing view.

Three miles to the west is the seashore of the Mediterranean. To the north, we see Tel Aviv, Israel’s largest city. And five miles to the east, we see Ben-Gurion International airport. Just three miles further east are the foothills of the West Bank. Rachel explains that we are looking at what was the entire width of Israel until 1967. It was 11 miles wide.

Rachel explains, "During the past four years, terrorists have literally walked from the West Bank to their targets in Israel simply because there is no fence. The terrorists also have rockets. They have repeatedly shot them out of Gaza into nearby farming settlements killing a young child last week. And they want to get anti-aircraft missiles and would use them if they could. To make things worse, Yasser Arafat has given these terrorists weapons and a safe haven in the West Bank and Gaza".

"The terrorists would love to see a unilateral Israeli withdrawal from the entire West Bank. Then they could easily pursue their ultimate goal, the destruction of Israel, by shooting rockets at my home. No airplane could take off from Ben-Gurion airport. I am willing to give up land for peace. But giving up land without peace would be national suicide and a reward for terror".

The next day we go to an outdoor cafe in Tel Aviv. As we sit there, I tell Rachel that since the Palestinians have stopped the terror there is really no need to build the fence. There hasn’t been a suicide bombing in months. Rachel opens the Israeli newspaper and shows me something that we don’t read about in America. "The Palestinians have not stopped the terror. The Israeli army has stopped terror. In the last six months alone, the Israeli army has prevented 72 suicide terror attacks. And don’t forget, Hamas considers Tel Aviv to be occupied territory".

At that moment, sitting there in that Tel Aviv cafe, I began to change my perception of the fence. As we rode home on the bus, I started to notice everyone who got on the bus. Rachel explains, "We want to end the occupation, but we are tired of waiting for a Palestinian partner for peace who will dismantle the terror organizations and stop teaching Palestinian children that they can get into heaven by blowing up Jews. When my kids ride this bus to Tel Aviv on a Saturday night, I don’t sleep till they come home. That’s why we need this fence".

Rachel definitely has a good point. According to a study by David Makovsky that appeared in the March 2004 edition of Foreign Affairs, this fence actually represents an Israeli disengagement from 85% of the West Bank. Although there will still be 53,000 Israeli settlers on the Palestinian side of the fence, 94% of the Palestinians in the West Bank will be on the Palestinian side of the fence. The fence will allow the Israeli army to dismantle many checkpoints that intercept suicide bombers but also make life difficult for Palestinian civilians. The fence will provide security for Israelis and ease the lives of most Palestinians. Makovsky argues that it will actually lead back to the peace process.

As we leave to go, Rachel says that if she could testify before the International Court of Justice (IJC), she would give them this message, "I think that the best fence would be no fence. And if the Palestinians end the terror, we can easily take down this fence and negotiate borders. Unfortunately, after 130 suicide bombings over the past four years, we have no alternative. I would like to invite the judges of the IJC to come to Israel with their children and sit with me in my place".



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