La souffrance des israéliens vus par les médias français

publié le jeudi 27 mai 2004
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Courriers SIGNES PAR : AM ANTONIETTI, Colette et Marcel LUCIANI, Famille PONCET, Famille CLINI, Rachel GAUTHIER, Jacqueline MATTEI, Maud ARNOLD, Yvonne NICOLOPOULOS, Famille GIORDANI (Chrétiens Protestants Evangélique de CORSE)

PUBLIES dans le Jérusalem Post du 18 mai 2004


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LETTRE du 12 mai 2004, au Président CHIRAC

Monsieur le Président,

Vous avez, aujourd’hui, condamné le comportement de soldats en Irak, et une telle prise de position était, bien sûr, nécessaire.

Après vous avoir entendu condamner Israël pour la mort du chef du Hamas, nous avions espéré vous entendre vous élever, aussi, contre le massacre sanguinaire d’une malheureuse femme israélienne enceinte, avec ses quatre petites filles innocentes. C’était tragique. Et la liesse des populations arabes à cette occasion était véritablement CONSTERNANTE ! Mais vous n’avez rien dit.

Vous êtes resté silencieux, aussi, lorsque six malheureux jeunes soldats ont été assassinés ; et lorsque la foule, hommes, femmes, et même enfants, sont allés ramasser les morceaux de corps dans des sacs plastique, jouant avec, et les ont promenés en moto, alors que la population donnait des coups de pieds dans le sac ; ils ont ensuite dispersé des morceaux de corps dans leur ville. Vous n’avez rien dit lorsqu’un porte-parole, parlant aux télévisions arabes, avait devant lui la tête d’un de ces jeunes et s’en amusait ! Vous êtes resté silencieux lorsqu’ils exigeaient la libération de prisonniers, en échange de ces morceaux de corps que les familles attendaient pour enterrer leurs enfants.

Et pourtant, tout ce déchaînement de haine meurtrière (contre des familles innocentes), et macabre (contre des restes de corps humains), est-ce encore un comportement digne d’êtres humains ?

Nous avions espéré que notre pays (qui avait autrefois une réelle autorité, reconnue dans le monde, et une réelle dignité) pourrait dénoncer de telles horreurs, ne serait-ce que pour la consolation d’un malheureux mari et père, et pour le soutien de toutes ces familles dans la souffrance.

Quoi qu’Israël fasse ou dise, nos pays s’élèvent toujours contre lui. Oserez-vous dire quelque chose, aussi, contre ce que font des Arabes, ou les « Palestiniens » ?

Nous aimerions croire que vous en aurez le courage, au moins lorsque cela se passera chez nous, ce qui ne saurait tarder si vous ne faites rien, non plus, pour ce qui se passe à l’intérieur même de nos frontières. Espérons que, lorsque vous parlerez et agirez enfin, ce ne sera pas trop tard. Même si nous pensons... qu’il est déjà bien tard !

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre considération distinguée.

E-mail envoyé le 12 mai à toutes les chaînes françaises de télévision :

Messieurs, Je vous reproche votre parti pris, toujours, systématiquement, CONTRE Israël, quoi qu’il fasse et quoi qu’il dise.

Aujourd’hui, vous montrez longuement les blessés et les morts palestiniens, ainsi que les obsèques et les familles effondrées ; et vous dites seulement que "les corps des soldats israëliens sont rendus à leurs familles".

Pourquoi ne montrez-vous pas, aussi, ce que la foule (hommes, mais aussi femmes et même enfants) ont fait des morceaux de ces corps ; et l’allocution avec, devant le porte-parole, la tête d’un des soldats ; et la demande, encore actuellement, de libération de prisonniers en échange de ces morceaux de corps de ces tout jeunes soldats ; et les familles effondrées ; ces mères-là, elles aussi dans la douleur.

La douleur des Israëliens est-elle moins une douleur ? Si les Israëliens avaient fait cela avec un corps, nous aurions eu un tollé général de nos politiques et de vos journaux. Mais qui va ouvrir la bouche, pour ces jeunes, presque encore des enfants, et leurs familles ?

Je suis Française, mais j’ai honte de nos pays, quand je vois tout ce qui se passe contre les Juifs ici, sans que personne ne dise rien ; et l’attitude de nos Etats à l’égard de ce petit pays, minuscule David, devant les immenses Goliath qui l’entourent (et qui disent eux-mêmes ne pas vouloir un territoire palestinien, mais seulement "jeter les Juifs à la mer" et "rayer Israël de la carte"). Comment vous, les médias, n’entendez-vous pas cela, puisque c’est dit et répété sans cesse, sur toutes les chaînes arabes, dans les mosquées, et même chez nous.

Dans la Bible, Dieu a promis maintes fois à Abraham, Isaac et Jacob "Je bénirai ceux qui te béniront et je maudirai ceux qui te maudiront". Je veux donc bénir Israël (en dire du bien et lui faire du bien) et me désolidariser de votre attitude.







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  • La souffrance des israéliens vus par les médias français
    31 juillet 2006

    Bonjour,

    Je voudrais donc réagir à cet article. Il y a une chose qui me saute aux yeux. Israel serait un minuscule David confronté à Goliath autour de lui. Territorialement, oui ! Mais quand je vois la misère des Palestiniens, et la faiblesse de leurs moyens militaires, je pense sincèrement que les rapports sont inversés. Avec la puissance militaire et financière d’Israel, c’est Israel qui est Goliath, ce sont les arabes qui sont David. Les événements actuels le montrent tout de même. Tout un chacun qui regarde la télévision dans le monde aura eu cette impression. C’est de la désinformation que de vouloir faire l’amalgame entre un antique David et Israel actuel. Les Libanais ne songent qu’à fuir. Vous avez même essayé de couper leur route aux populations. Goliath n’avait-il eu d’autre issue que de fuir devant David ?

    Je ne veux pas prendre parti pour les Palestiniens, ce sont aussi des têtes brûlées qui me désespèrent quand je vois qu’ils ne sont pas capables de cesser leurs attentats même lorsqu’il y a des négociations de paix en cours.

    Autre point, vous dites que les arabes ne pensent qu’à rejeter les Israeliens à le mer. Je pense que cela peut être vrai. Mais vous-mêmes, vous n’avez jamais songé sérieusement à leur laisser une place, un territoire. Vous ne songez qu’à en faire des sdf (sans domicile fixe), comme on dit en France. La preuve, vous êtes bien en train de les rejeter, de les contraindre à fuir droit devant eux. Donc vous êtes pareils.

    Je ne songe nullement à être publié dans un forum, d’ailleurs vous ne le feriez pas. Par contre vous pourriez me répondre sur mon adresse e-mail : andre.schwartz@tele2.fr

    Meilleures salutations

    AS



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