Polly et moi / Au bout du monde à gauche / Le fils d’Elias

publié le mardi 4 mai 2004
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POLLY ET MOI : Pour les amateurs d’American Pie

Reuven Feffer est le prototype de l’homme prudent pour qui tous les risques sont calculés. Sûr de lui, il décide de se marier, dans les régles de la tradition juive : verre cassé, soirée huppée et lune de miel rêvée. Seulement, voilà, un évenement va tout perturber et Reuven va se rapprocher d’une vieille amie d’enfance perdue de vue (Polly) qui est l’archétype de la bobo (bourgeois-bohéme) et qui vit sa vie comme bon lui semble.

On a droit alors à une ribambelle de gags antiromantiques voir scatologiques pour bien nous montrer que ces 2 là ne peuvent pas s’aimer. En conséquence, quand on est un adepte du style "Mary à tout prix", on est sous le charme, notamment de Ben Stiller qui excelle dans ce genre de rôles (à se demander si il sait faire autre chose..).

D’ailleurs, le réalisateur (John Hamburg) est un habitué du genre puisque c’est à lui que l’on doit les scénarios de Mon beau pére et moi et de Zoolander.

Le probléme est quand on n’est pas venu voir American Pie 8 le retour !!!

On reste alors sur sa fin. Et, au bout du compte, le couple Aniston (Miss Friends) et Stiller qui aurait pu etre une belle rencontre de cinema passe complétement à la trappe et on finit par oublier qu’ils tombent amoureux.

Alors amis de la Comédie Romantique : Abstenez-vous !!!!!!

Et amis de la Comédie Potache : Régalez-vous !!!!!

AU BOUT DU MONDE A GAUCHE

A la fin des années 60, pour peupler la région, une vague d’immigration a eu lieu en Israel. C’est comme ça qu’une famille Indienne arrive en plein desert pour vivre en face d’une famille de marocains n’ayant rien en commun avec eux.

Et, même si les adolescentes des deux familles vont se lier d’une amitié profonde, entre juifs si différents la cohabitation reste difficile.

A travers les yeux des deux héroines à l’âge de leurs premiers amours, le réalisateur israelien Avi Nesher cherche à nous montrer la tolérance et l’acceptation de l’autre.

Pour cela, il fait appel à de nombreux comédiens typés comme : Jean Benguigui en pére resistant, Aure Atika en veuve cherchant à se consoler, qui ont de beaux rôles mais qui frisent parfois la caricature.

Tourné à la fois en hébreu, en français et en anglais, ce qui a tendance à alourdir le film par moment, Au bout du monde à gauche reste un film interessant de par sa vision qu’il donne d’Israel que l’on n’a pas l’habitude de voir au cinéma.

LE FILS D’ELIAS

Grand prix du jury, Ours d’argent et Ours du meilleur acteur au Festival de Berlin 2004, tous ces prix au festival de Berlin pourraient dissuader plus d’un amateur de Starsky et Hutch d’aller voir un tel film. Pourtant, tiré d’une histoire vraie, le film raconte la vie d’Ariel, 30 ans, juif d’origine polonaise qui vit en Argentine et rêve de décrocher un passeport européen pour découvrir ses racines et qui sait renouer avec avec un pére inconnu (Elias) parti faire la guerre en Israel....

Dans un contexte de crise que connait l’Argentine depuis quelques années, Daniel Burman, le réalisateur, se pose des questions qui sont un peu celles de tous les juifs de Diaspora aujourd’hui :
-  Quelle est mon identité ?
-  Quel est mon pays ?
-  Ou aller ?

Malgré, il faut l’avouer, quelques toutes petites longueurs, ces questions ne sont jamais posées sur un ton moraliste et le film est habilement rythmé par toute l’influence juive aschkénaze : le leicaj, les chansons en yiddish et surtout l’humour....toujours subtil. Le seul vrai bémol du film est la réalisation puisque le Fils d’Elias est tourné caméra à l’épaule, ce qui peut donner un peu le tourni si on se trouve trop prés de l’écran. Alors arrivez en avance !!!

Voilà donc une trés jolie histoire que je vous recommande vivement si vous aimez les films "un peu intellectuels".



LNA




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