L’État d’Israël mérite d’être défendu

par Vincent Bénard (IHI)
publié le dimanche 22 février 2004
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La couverture du conflit Israélo-palestinien par les médias français est du même niveau que celle qui prévalut pendant l’opération alliée en Irak : au mieux superficielle, au pire partiale. Le site Ac-médias (lien) recense les cas avérés de déformation des faits par les médias nationaux. Il en résulte, dans l’opinion, toutes tendances confondues, une tendance au dénigrement systématique et très faiblement argumenté des politiques menées par les gouvernements israéliens successifs, à commencer par celui d’Ariel Sharon, et à l’idéalisation de « la souffrance et du martyr » du « peuple palestinien », et à la glorification de son « leader historique », Yasser Arafat. Le sionisme, simple doctrine politique visant à doter les juifs d’un foyer national où ils pourraient être en sécurité, est honteusement assimilé au nazisme par les ennemis d’Israël, et plus gravement, de telles monstruosités trouvent un écho au sein de la population française "potentiellement neutre", c’est à dire non émotionnellement impliquée dans ce conflit.

Plus grave, cette représentation fausse de la réalité israélo-palestinienne nourrit un racisme antisémite dont le développement quitte la sphère des groupuscules extrémistes pour se propager, de façon incontrôlable, à toute une frange de la population, en majorité mais pas exclusivement issue de l’immigration musulmane.

Pourtant, les choix d’Israël, même s’ils peuvent et doivent être soumis à examen critique objectif du point de vue de leur efficacité en vue d’établir une paix durable, ne sont absolument pas contestables au plan moral. Il convient d’affirmer haut et fort que la défense du droit de l’état d’Israël à choisir les moyens de sa défense est moralement parfaitement justifiable, et plus encore, qu’Israël s’est toujours montré beaucoup plus vertueux que les différentes représentations des intérêts arabes ou palestiniens au cours de l’histoire ancienne ou récente d’Israël.

Le présent article souhaite rappeler un certain nombre de faits qui mettent en relief le caractère moralement totalement justifiable et moral des actions d’Israël pour assurer la sécurité des juifs sur son territoire.

Un peu d’histoire, comment tout cela a-t-il commencé

1. Les persécutions des juifs ont commencé bien avant Hitler et le nazisme. La diaspora (exil des juifs chassés de Palestine) remonte à l’ère antique, et quasiment partout où ils s’installèrent, les juifs furent victimes au mieux de discriminations (interdiction d’exercer certaines professions, surtaxes, cantonnement dans des ghettos), au pire de pogroms, notamment en Europe de l’est. Il est à noter que malgré ces persécutions, aucune trace de mouvement violent de « résistance juive » n’est à noter avant la seconde guerre mondiale. La communauté juive, historiquement, est restée extraordinairement pacifique malgré les tourments qui lui furent infligés.

2. Malgré la diaspora, une communauté juive a toujours existé en Palestine, même au temps de l’empire ottoman. La Palestine était un pays très peu peuplé au début du siècle, et les juifs représentaient alors une proportion certes minoritaire mais non négligeable (plus d’un tiers) de la population. Jusqu’au début de ce siècle, la cohabitation entre juifs et arabes fut de l’avis de la plupart des historiens relativement pacifique.

3. La revendication à l’existence d’un état juif a été déclenchée par une affaire intérieure française bien connue, l’affaire Dreyfus, en 1895. Journaliste écrivain juif autrichien à Paris, Théodore Herzl assista à un déchaînement d’hystérie antisémite de la part des anti-dreyfusards, alors que la France donnait l’image d’une nation tolérante et ouverte vis à vis des juifs. Herzl estima alors que quelle que soit le niveau de démocratie de la nation d’accueil, les juifs ne pourraient être en sécurité qu’au sein d’un état juif capable d’assurer leur défense. C’est cette revendication à l’existence d’un état juif qui devint le sionisme politique.

4. Lorsque la déconfiture de l’empire ottoman transféra la Palestine sous contrôle britannique, le ministre des affaires étrangères de la couronne, lord Balfour, promit en 1917 au mouvement sioniste la création d’un « foyer national juif » en Palestine, « à l’expresse condition que les droits des populations non juives y soient préservés ». Malgré cette clause, les populations arabes prirent très mal cette promesse, alors qu’ils restaient numériquement majoritaires sur le territoire en question, malgré une recrudescence de l’immigration juive.

5. Pour contrebalancer la promesse de Balfour, les Britanniques promirent aussi à la population arabe de Palestine (notez qu’il s’agit de tous les arabes, pas de « palestiniens », on y reviendra) de la doter d’un état. Mais cette promesse fut faite de façon tellement ambiguë que la définition du territoire concerné resta problématique.

6. Puis les anglais et les français passèrent un accord (vers 1920) rétrocédant à la France une partie du territoire de la Palestine (en gros, la Syrie et le Liban) au titre des accords d’après guerre. Cet accord fut perçu par les arabes de Palestine comme une véritable trahison. On peut affirmer sans crainte que l’inconséquence des deux puissances coloniales majeures de l’époque porte une grande part de responsabilité dans le conflit actuel. C’est de cette époque que date la dégradation des rapports entre juifs et palestiniens, et plusieurs vagues d’affrontements intercommunautaires violents eurent lieu entre 1917 et la guerre.

7. Les sionistes mirent quelques années à accepter l’idée qu’ils devraient partager le territoire qu’ils espéraient obtenir avec les Arabes, car, polarisés sur leur objectif, ils sous estimèrent la force de la revendication territoriale de ces derniers, au moins égale à la leur. Mais en 1925, leurs leaders annoncèrent officiellement, dans l’esprit de la promesse de Balfour, que « l’état d’Israël ne pourrait se créer qu’en garantissant aux arabes et autres communautés non juives les mêmes droits qu’aux juifs sans aucune exception ». Le sionisme n’a donc jamais été une doctrine de discrimination anti-arabe, alors que l’exclusion des juifs fut au centre des revendications politique menée par les leaders politiques et religieux arabes à compter de cette période.

8. L’arrivée d’Hitler au pouvoir en Allemagne précipita l’arrivée de nombreux juifs sur le territoire revendiqué par les juifs. Il est à noter que de nombreux propriétaires terriens arabes furent heureux de vendre à très bon prix des terres difficiles à cultiver à ces nouveaux arrivants. En contrepartie, les tensions entre communautés incitèrent les nouveaux propriétaires à faire d’avantage confiance à des coreligionnaires qu’aux saisonniers arabes pour cultiver la terre achetée, ce qui augmenta la détresse économique de nombreux arabes, alimentant un ressentiment antisémite d’autant plus fort. Pour autant, les terres occupées par les juifs à cette époque furent bel et bien achetées et non volées comme certains le prétendent. Il est à noter que les conditions de vie et la salubrité du territoire du futur état étaient loin d’être ce qu’elles sont maintenant, et que les colons juifs eurent un immense mérite à faire progresser une agriculture et une économie modernes dans ces conditions.

9. Faut-il rappeler ce que subirent les juifs pendant la guerre ? Il est à noter que le grand mufti de Jérusalem, Hadj Amin Husseini, antisémite extrémiste, commit l’erreur (et l’atrocité) monumentale de s’allier avec les nazis en vue d’appliquer la « solution finale », ce qui rendit, après la guerre, toute conciliation entre les deux communautés émotionnellement très difficile. A l’issue du conflit, les anglais tentèrent de s’accrocher à la Palestine et tentèrent d’y empêcher l’arrivée des rescapés de la Shoah. Les militaires anglais furent alors la cible d’attentats terroristes, menés tant par les juifs que par les arabes. Malgré l’opposition des états arabes à la création d’un état juif, l’ONU décida en novembre 1947 le partage du territoire objet du litige actuel en deux états, un Juif, et un Arabe. Les derniers soldats anglais quittèrent la Palestine en 1948.

10. Les frontières entre l’état juif et l’état arabe semblent avoir été tracées pour favoriser les conflits. Plus de 950 km de frontière pour un état de 400 km de haut ! Une division Nord-Sud du territoire eut été techniquement sans doute préférable. Mais il est trop tard pour refaire l’histoire.

11. Bien qu’Israël ait immédiatement confirmé dans sa déclaration d’indépendance (lien) que les droits des arabes seraient égaux à ceux des juifs sur le territoire accordé au juif, ceux ci refusèrent les conséquences du vote des nations unies. Par ceux-ci, il faut entendre les dirigeants des communautés arabes d’Israël, mais aussi les états arabes voisins. On pourra revenir sur les motivations anti-israéliennes de ces états ultérieurement, car les questions religieuses n’expliquent pas tout..

12. Israël, jeune état, n’avait pas d’armée véritable en 1948. La Jordanie, la Syrie, l’Egypte crurent donc qu’il serait facile de chasser les juifs d’Israël et déclenchèrent la première guerre d’agression contre l’état hébreu. L’objectif de cette coalition était clairement de chasser, par l’exil ou l’extermination, les juifs de Palestine. Sa nullité militaire a transformé la coalition en déroute face à une armée Israélienne pourtant formée, entraînée et équipée en catastrophe.

13. A ce stade, on ne peut que noter la dissymétrie des objectifs politiques des uns et des autres : les juifs ont toujours souhaité un état dans lequel les droits des communautés tierces seraient reconnus à l’égal de ceux des juifs, alors que les dirigeants arabes ont ¦uvré en faveur d’une « purification ethnique » anti-juive. Du point de vue de sa création, la démarche des juifs était donc hautement morale, on ne peut en dire autant du point de vue des leaders Arabes de l’époque.

Tous ces événements, me dira-t-on, sont anciens. Que penser aujourd’hui de l’attitude des uns et des autres face à la « volonté du peuple palestinien » d’obtenir son propre territoire ?

Les Israéliens respectent les Arabes, ceux ci ne respectent ni les Juifs, ni les Palestiniens. Le triste sort des réfugiés palestiniens est imputable d’abord aux nations arabes.

1. Lors de la guerre de 1948, les nations arabes coalisées appelèrent les Arabes de Palestine à fuir Israël le temps que les juifs soient exterminés ou chassés de Palestine, alors que les Israéliens avaient maintes fois garanti que les droits de propriété des Arabes seraient préservés. Là encore, c’est l’attitude de dirigeants corrompus manipulant des foules à faible niveau d’éducation qui ont créé des masses de réfugiés qui gagnèrent les pays voisins, dont la Jordanie, elle-même issue de la fin de la colonisation anglaise du proche-orient. Ce sont ces réfugiés, leurs descendants, ainsi que les arabes habitant les territoires occupés par Israël après 1967, qui sont désignés sous le vocable « Palestiniens ». Mais d’un point de vue ethnique, ils ne diffèrent pas de la plupart des arabes vivant dans les nations voisines. On peut donc légitimement se demander ce qui a motivé ces dernières à refuser la citoyenneté à ces réfugiés. (voir plus loin)

2. Après le conflit de 1948, La bande de Gaza fut occupée par l’Egypte et l’actuelle Cisjordanie par la Jordanie. Que n’ont ils créé un ³ état Palestinien ², pourtant prévu par le vote de l’ONU de 1947, à ce moment là ? Que les palestiniens n’ont ils fait pression sur ces occupants pour qu’un état palestinien indépendant voie le jour ? Si Israël n’avait pas récupéré ces territoires en 1967, la rétrocession de ces territoires au peuple palestinien serait-elle seulement envisageable aujourd’hui ? Il apparaît que la revendication d’un état palestinien n’a été supportée par les nations arabes qu’après la défaite de 1967, et l’on peut se demander si cette revendication n’était pas qu’une simple étape dans une stratégie dont le but ultime a toujours été la destruction de l’état d’Israël. Cette revendication n’a une chance d’aboutir aujourd’hui que grâce à la générosité d’Israël, que ses voisins arabes n’ont jamais eue.

3. L’occupation par Israël de la Cisjordanie et de la bande de Gaza après 1967 a fait suite à la troisième guerre d’agression menée par les nations arabes contre Israël en 19 ans. Israël dut se résoudre à occuper ces territoires pris aux assaillants pour garantir sa sécurité.

4. On entend souvent parler ³ d’apartheid ² pratiqués par les Israéliens contre les Palestiniens. Il s’agit d’une monstrueuse contre vérité, de révisionnisme pur et simple. En Israël, tous les habitants, juifs comme arabes, disposent des mêmes droits constitutionnels, garantis par la déclaration d’indépendance évoquée plus haut et renforcés par une loi fondamentale de 1992 sur la protection de la dignité de la personne humaine (lien). Ainsi, les Arabes israéliens, si tant est qu’ils soient pacifiques, peuvent, exactement comme les juifs, accéder à la propriété, voter, s’exprimer, fonder des partis politiques et être élus à la Knesset, ce que le système d’élection rigoureusement à la proportionnelle d’Israël a toujours rendu possible. Israël est de loin l’endroit au moyen orient où les droits des palestiniens sont les mieux garantis. En contrepartie, qu’en serait-il du droit des juifs dans les territoires occupés, sous le règne d’un Yasser Arafat ?

5. Il est également prétendu qu’Israël vole l’eau des palestiniens dans les territoires occupés. Les reportages montrant des colonies juives de cisjordanie jouissant de l’eau courante et de jardins verdoyants, alors que les villages palestiniens seraient ravitaillés par des citernes, nous sont périodiquement diffusés. La vérité est bien différente. La part des nappes aquifères utilisés par Israël a chuté de 95% à 83% depuis 1967, au profit des palestiniens des territoires. La mauvaise alimentation en eau des territoires de Cisjordanie trouve donc ses racines au temps de l’annexion par la Jordanie. Après 1967, la consommation d’eau dans les territoires de l’est a augmenté de 640%, essentiellement du fait des efforts israéliens pour alimenter des grands centres urbains (comme Ramallah) en eau. Mais une fois de plus, dans un certain nombre de villages palestiniens, ce sont des leaders dévoyés qui ont refusé pour leur peuple l’accès aux adductions d’eau proposés alors par l’état d’Israël, pour des motifs politiques aux relents racistes (une eau juive ? plutôt mourir de soif !). Les aquifères en territoire Israélien sont mises à contribution pour alimenter en eau les réseaux d’adduction des territoires, et le prix payé par les palestiniens raccordés au réseau est sensiblement le même, voire légèrement inférieur, à celui payé par les colons israéliens (lien). Israël fournit de l’eau à la Jordanie et au Liban, alors que la Jordanie, depuis 1967, a cessé de remplir ses obligations nées d’accords antérieurs, de fournir une importante quantité à la Cisjordanie. Enfin, depuis les accords d’Oslo, Israël a rempli sa part du contrat en matière de fourniture d’eau aux territoires occupés, alors que là encore l’autorité palestinienne a complètement failli à remplir la sienne, ses leaders étant trop préoccupés à se remplir les poches et à fomenter des attentats. La vertu n’est pas du côté où nos médias la placent fort complaisamment.

6. Pire, certains affirment sérieusement qu’Israël se livre à un génocide en Palestine. Cela est absolument faire injure à toutes les victimes d’authentiques génocides de par le monde. Que certains critiquent le fait qu’Israël ait choisi la voie des moyens militaires, source d’inévitables dommages collatéraux, plutôt que la voie judiciaire, pour répondre aux terroristes, est concevable, mais assimiler cela à un génocide est pour le moins abusif. La population palestinienne des territoires incluant Gaza, la Cisjordanie et Jérusalem Est est passée de 1 million en 1950 à 3 millions en 2000, dont 20% de croissance depuis 1995. Vous avez dit génocide ? Le nombre de victimes attribuées aux actions militaires israéliennes depuis la reprise de l’intifada (2001) était d’environ 2100 mi 2003, y compris les terroristes, pour 800 morts israéliens, essentiellement des civils. Les actions israéliennes sont généralement conduites de façon à minimiser ces morts civiles, des enquêtes sont systématiquement conduites en cas de bavures, alors que les terroristes utilisent volontiers des boucliers humains pour rendre plus délicates les représailles de l’armée israélienne, et que leurs bombes ciblent d’abord des civils.

7. La seule discrimination opposable aux israéliens d’origine arabe est... L’exemption du service militaire, une des conscriptions les plus contraignantes au monde. Ségrégation, donc ?

8. Les limitations de certains droits des palestiniens des territoires occupés, principalement en matière de liberté de circuler (checkpoints, mur de protection), sont effectivement contre-productives d’un point de vue libéral, car limiter la possibilité de circuler pour les personnes et les biens est une violation des droits des personnes concernées, et c’est en outre un facteur d’appauvrissement économique, appauvrissement alimentant le ressentiment des populations touchées. Mais dans la mesure où l’autorité palestinienne refuse de collaborer sérieusement avec Israël pour arrêter les terroristes, les Israéliens ont-ils un autre choix ? Doivent-ils relâcher leur étreinte sécuritaire pour permettre un afflux de bombes humaines sur les places de Tel-Aviv ? Il est facile de critiquer les mesures de protection prises par les Israéliens, mais quelle alternative l’attitude du pouvoir de Yasser Arafat et des extrémistes du Hamas, du Fatah et consorts leur laisse-t-elle ? Israël se trouve clairement face à une situation où elle n’a pas de "coup gagnant" à jouer, et doit se rabattre sur la "moins mauvaise solution". On peut critiquer ce choix d’un point de vue technique, en estimant que d’autres solutions plus porteuses d’apaisement existent (encore faut-il pouvoir dire lesquelles...), mais certainement pas condamner cette orientation sur des bases morales : de quel droit un gouvernement n’aurait-il pas le droit d’utiliser les moyens qui lui semblent les plus appropriés pour défendre une population victime d’un terrorisme quotidien, de la part d’ennemis qui ne veulent qu’une chose, sa disparition pure et simple ?

9. Accorder aux palestiniens des territoires les mêmes droits qu’aux israéliens d’origine arabe sur le territoire d’Israël signifierait de facto accorder la citoyenneté israélienne aux palestiniens, et donc une forme d’annexion des territoires, qu’Israël n’a jamais voulu entériner. Auraient-ils dû ?

10. Si l’autorité palestinienne avait sérieusement cherché à arrêter les terroristes du Hamas, du Jihad et des brigades d’Al Aqsa (une branche du FATAH d’Arafat), les représailles militaires et les limitations de circulation auraient été inutiles, la lutte contre le terrorisme pouvant alors se dérouler essentiellement par des voies judiciaires. Malheureusement, l’AP n’a jamais sérieusement cherché à lutter contre les factions terroristes (lien), pire, elle les a utilisées comme moyen de pression contre Israël.

Du sort des réfugiés

11. Les droits des palestiniens sont moins bien garantis par les nations arabes et les nations unies que par les Israéliens. Les Palestiniens sont les seuls réfugiés (voir dans quelles circonstances, §7) qui sont artificiellement maintenus à l’état de réfugiés par l’ONU, avec la malveillante complicité des nations arabes. En effet, alors que dans tous les autres cas (réfugiés cubains aux USA, enfants des demandeurs d’asile politique en France, etcŠ), les réfugiés et surtout leurs enfants peuvent acquérir la nationalité du pays d’accueil et ainsi s’assimiler à leur terre d’exil, une exception est faite par l’ONU pour les enfants des réfugiés Palestiniens qui conservent le statut de réfugié (lien). Les pays d’accueil prennent ce statut pour prétexte pour maintenir les palestiniens dans une sous-citoyenneté, ou les droits d’accession à la propriété et les droits électoraux sont inexistants (lien). De cette façon, les pays antisémites du moyen orient maintiennent un vivier de palestiniens dont le ressentiment pourra, être utilisé dans leur combat pour la destruction d’Israël.

12. La seule exception à ce qui précède faut celle de la Jordanie, dont le roi permit aux réfugiés palestiniens d’accéder à la citoyenneté jordanienne. Mais ce ne fut pas là un cadeau désintéressé : Abdallah considérait que la Cisjordanie et la Jordanie ne faisaient qu’un, annexa la Cisjordanie en conséquence après 1948, et fit supprimer toute mention de la Palestine dans les documents officiels. Et on dira qu’Israël ¦uvre contre la formation d’un état palestinienŠ

13. Si l’ONU appliquait aux réfugiés palestiniens les mêmes règles que pour les autres réfugiés, seuls 200.000 des 4,2 millions de réfugiés recensés auraient effectivement le statut de réfugié (lien).

14. Pendant et après la guerre de 1948 et jusqu’en 1972, 800.000 juifs durent fuir les pays arabes voisins, dont 600.000 vers Israël (lien), souvent dans des conditions déplorable. Leurs propriétés furent confisquées sans aucune compensation.

15. Au contraire, la propriété des fuyards arabes a été autant que faire ce peut garantie par Israël depuis 1948 (lien). Les terres inoccupées ou abandonnées par les palestiniens ont été tout simplement nationalisées par l’état d’Israël afin d’éviter une appropriation par force par des intérêts privés, les terres abandonnées étant conservées en vue d’un retour possible des propriétaires. L’état d’Israël a la maîtrise foncière de 92% de son territoire. Il a fait campagne pour que les arabes ne fuient pas le territoire d’Israël, et a versé un certain nombre de compensations aux familles exilées qui ont fui les lignes de front, ce qui est compréhensible. Toutefois, ce travail de compensation a été rendu difficile par la faiblesse du système de recensement des droits de propriété à certains endroits, malgré le fait que le territoire ait été administré par des britanniques.

On peut toutefois affirmer que la prééminence de l’état dans l’utilisation du sol, et donc le monopole qu’il s’octroie en matière de concessions d’utilisation, est néfaste d’un point de vue libéral, car il place sur l’état juif une suspicion - infondée, cf. ce lien - de favoritisme pro-juif. Une propriété privée généralisée aurait permis aux échanges de terre Israélo-arabes de se développer, avec une influence pacificatrice non négligeable entre les deux communautés.

16. Le droit au retour des réfugiés a été subordonné par Israël à une paix durable avec les pays voisins, ce qui est très compréhensible, ces gens ayant quitté Israël dans l’espoir que des combats de courte durée viendraient à bout de la présence juive en Palestine. Au lieu de cette paix, les israéliens ont subi trois guerres d’agression (56,67,73) et ont vu les territoires des nations arabes servir de base arrière à des organisations terroristes, dont l’OLP d’Arafat. Il ne faut donc pas s’étonner qu’ils n’aient pas fait de cadeau aux réfugiés. Malgré ce contexte, il est au contraire surprenant de constater que les israéliens aient tout de même lancé des programmes de compensation et n’aient pas radicalisé leurs positions vis à vis des palestiniens, malgré la pression d’une certaine frange ultra-nationaliste de leur opinion..

17. Nous avons vu que l’ONU, par m’entreprise d’un office spécial créé pour gérer la question des réfugiés Palestiniens, l’UNRWA, a empêché de fait l’assimilation de ces réfugiés dans les pays d’accueil. On peut considérer qu’il s’agit là d’une double volonté, des pays arabes de l’ONU de maintenir en état de haine les réfugiés palestiniens, et de la bureaucratie de l’UNRWA de gérer son fromage (lien). L’ONU a toujours soutenu le "droit au retour" des réfugiés palestiniens mais n’a jamais émis la moindre résolution sur la compensation des avoirs juifs spoliés par les nations arabes en 1948 et après. Curieuse partialité, qui discrédite un peu plus cette organisation donnant autant de poids à des dictatures sans égards pour la vie humaine qu’à de vraies démocraties.

Arafat est un tyran, antisémite sans scrupules, qui n’a jamais vraiment voulu la paix.

18. Les palestiniens des territoires occupés sous le régime d’Arafat sont beaucoup plus mal traités que ceux qui ont la chance de vivre sous la loi de l’état Juif (lien, lien). Arafat et sa clique rapprochée ont été convaincus de détournement de l’aide internationale, et notamment Européenne, à leur profit.. Arafat utilise le bras armé du Fatah, la brigade des martyrs d’Al Aqsa, non seulement pour perpétrer des attentats terroristes contre Israël (lien, lien), mais pour combattre en interne son opposition, au besoin par la violence. Arafat a fait réduire au silence les radios et journaux qui lui étaient hostiles. Autant l’on peut comprendre que certains revendiquent pour les Palestiniens un droit à un état propre (conformément aux résolutions de l’ONU de 1947), autant il est immoral de soutenir le droit pour Arafat de disposer d’un état pour sa convenance personnelle, dont il pourra détourner les ressources à son seul profit, et maintenir le peuple sous un joug tyrannique.

19. Arafat a toujours été un terroriste violent, instrumentalisé par l’ URSS au temps de la guerre froide (lien). Arafat a perpétré et soutenu des attentats qui ont tué de nombreux Israéliens.. Il est donc parfaitement compréhensible et admissible qu’un gouvernement d’Israël exige comme préalable à la remise en route du processus de paix le départ d’Arafat. Après tout, aurait-on pu imaginer la paix revenir en Europe en laissant Hitler au pouvoir ?

20. L’arrivée de l’OLP d’Arafat au Liban dans les années 70 a correspondu à la mise en place d’un système mafieux d’extorsion de fonds et d’expropriation violentes contre le peuple libanais, qui a entraîné la guerre civile, qui déboucha au final sur l’occupation du Liban par la Syrie, pays hautement respectueux des droits de l’homme comme chacun le sait. Encore une bonne raison pour le gouvernement Israélien de ne pas accepter Arafat comme interlocuteur fiable.

21. Depuis les accords d’Oslo (1993), Arafat a toujours tenu un double discours, pacifiste en langue anglaise pour l’opinion internationale, haineux et antisémite en langue Arabe pour sa population. Arafat n’a jamais sincèrement soutenu le processus de paix, Oslo n’a été pour lui qu’une étape en vue de chasser totalement les juifs du moyen orient. Encore une bonne raison pour le gouvernement Israélien de ne pas accepter Arafat comme interlocuteur fiable. (lien)

22. Les écoles placées sous l’autorité palestiniennes enseignent aux enfants la haine des juifs, conformément à certains passages du Coran. Golda Meir disait qu’Israël serait en paix quand les Palestiniens aimeraient plus leurs enfants qu’ils ne détestent Israël. Manifestement, l’autorité palestinienne déteste plus Israël qu’elle n’aime les enfants de son peuple, elle préfère les préparer à servir de chair à canon (où à ceinture-bombe) qu’à leur apprendre à devenir des citoyens responsables et qualifiés dans un pays libre. Face à une telle menace en devenir, l’état d’Israël doit il rester sans rien faire ?

Bref, les palestiniens ont été maintenus sous le joug de nations qui les ont traités en Parias, avec la complicité d’une certaine bureaucratie à l’ONU, puis sous celui d’un dictateur dont la reconnaissance par les chancelleries occidentales comme leader légitime de la Palestine est un déni de droit, de morale et de justice. A contrario, les israéliens ont toujours considéré les arabes pacifiques vivant sur leur sol comme des citoyens à part entière. La encore, c’est Israël qui a eu l’attitude la plus moralement défendable.

Si les nations arabes et les leaders palestiniens, au premier rang desquels Hadj Amin al Husseini, avaient accepté les résolutions de l’ONU en 1947, aucun palestinien ne serait devenu un "réfugié", et depuis 1947, un état palestinien existerait aux côtés d’Israël, sur un territoire proche de celui sous contrôle de l’AP aujourd’hui. Si cet état n’existe pas encore, et si le sort des descendants des réfugiés de Palestine est si misérable, ce sont les nations arabes voisines qu’il faut blâmer pour ce triste état de fait, pas Israël.

Les reproches aux gouvernements israéliens sont ils tous fondés ?

23. On reproche à Ariel Sharon d’être à l’origine de la dernière vague d’attentats suite à une visite au mont du temple (Jerusalem) à la fin de l’an 2000 alors qu’il était dansl’opposition,laquellevisitefut assimilée à une provocation . C’est un prétexte parfaitement spécieux (lien 1, lien 2). Tout d’abord, l’endroit est parfaitement public et ouvert au public. L’endroit a une valeur sacrée aussi bien pour les juifs que pour les musulmans (il s’agit de l’emplacement du temple de Salomon, et de l’endroit d’où l’âme de Mahomet serait montée au ciel.), et n’est distant que de quelques centaines de mètres du mur des lamentations. De surcroît, rien n’obligeait les dignitaires religieux palestiniens, les chefs des mouvements terroristes, à appeler à une reprise de l’Intifada sous un prétexte aussi futile, quelle que fut la signification de cette visite de Sharon relativement à des questions de politique intérieure Israélienne. Imaginez que des autonomistes corses appellent à commettre des attentats contre des continentaux parce que Nicolas Sarkozy aurait tenu un Meeting pro-républicain devant une statue de Charles Paoli. Qui ne trouverait pas cela ignoble, dégoûtant et répréhensible ? Pourtant, nombre d’intellectuels et une bonne partie des Médias Français trouvent la position palestinienne compréhensible, voire excusable. Curieuse inversion des valeurs. Des sources indépendantes affirment, déclaration de dirigeants palestiniens à l’appui, que la vague d’attentats était planifiée, et que les incidents survenus lors de la visite du mont du temple ont servi de prétexte (lien) à une reprise des attentats programmée de longue date.

24. Ariel Sharon est un premier ministre démocratiquement élu, avec un programme très sécuritaire, parce que le gouvernement d’Ehud Barak se montrait incapable de faire respecter la sécurité des Israéliens, qui étaient déjà aux prises avec des attentats du Hamas et des autres mouvements extrémistes opposés à toute forme de paix et appelant à l’éradication d’Israël, avant même la visite de Sharon au mont du temple.

25. La démocratie Israélienne n’est pas parfaite. Ariel Sharon est soupçonné de corruption, avec certains de ses proches. Il ne diffère pas en cela de la majorité de la classe dirigeante Française. Toutes les démocraties souffrent, à des époques de leur vie, de telles affaires. Certains pays affrontent ces passages difficiles avec dignité, d’autres piétinent ouvertement leurs principes démocratiques pour protéger leur nomenklatura. Il est à noter qu’en Israël, un politicien possiblement corrompu n’est pas à l’abri des investigations de la justice, fut il chef de l’exécutif, même lorsque le pays se trouve de fait en état d’urgence. Une telle affaire ne suffit pas à discréditer le point de vue israélien ou à dédouaner l’autorité palestinienne de toute ses fautes. Ces deux problèmes doivent être totalement dissociés. Et il ne faut pas oublier qu’en matière de corruption, Arafat est absolument hors concours (lien). Ceux qui estiment que la corruption de Sharon, si elle était avérée, discrédite ses choix en matière de défense de son peuple, devraient depuis longtemps avoir renoncé à considérer Arafat comme un leader légitime du peuple Palestinien pour le même motif. Curieusement, l’argument n’est jamais prononcé en dehors des cercles proches d’Israël.

26. La démocratie Israélienne commet des erreurs. Des exactions ont été commises au sud Liban par des milices chrétiennes dans les camps de Sabra et Chatila en 1982, avec une passivité sans doute complice de l’armée Israélienne à l’époque. Sans remonter aux massacres de Deir Yassin (19 avril 1948), on sait que des dommages collatéraux faisant suite à des opérations militaires et affectant des civils ont été récemment constatés. On ne peut pas affirmer que le respect des droits de propriété des palestiniens n’ait connu aucune entorse malgré les garanties constitutionnelles offertes à tous ses habitants par Israël. Des tortures ont pu être pratiquées contre des terroristes afin d’empêcher des attentats. Mais toutes les observations internationales sérieuses ont montré que ces accidents de parcours n’étaient que des erreurs, des dérives individuelles ou groupusculaires, regrettables certes, mais ne correspondaient en rien à une dérive totalitaire de l’état Israélien. Au contraire, la cour suprême d’Israël a condamné toutes ces pratiques déviantes, y compris la "torture en cas d’urgence pour prévenir un attentat" (lien). La justice Israélienne n’est pas tendre envers ceux qui se laissent aller à ces pratiques contraires aux droits de l’homme. Il est à noter qu’aucune démocratie, à commencer par la France (démocratie encore ? voire...) n’est à l’abri de telles erreurs (les rapports de bavures dans nos commissariats sont nombreux...) bien que vivant en paix, et l’on ne peut que s’étonner positivement que face à une telle pression militaire puis terroriste, Israël soit resté fidèle à ses principes et idéaux démocratiques, y compris vis à vis de ses ressortissants non juifs. Et la justice Israélienne fait une guerre tout aussi farouche aux mouvements extrémistes juifs violents (il en existe), qui s’en sont pris entre autres à la vie d’Ytzahk Rabin, dont l’assassin est en prison pour longtemps. Et depuis que des accusations de torture ont été émises à l’encontre de l’état hébreu, celui ci a renforcé ses lois protégeant la dignité humaine, et a ouvert ses prisons aux observateurs de la croix rouge. On aimerait une telle transparence en France.

27. Le système électoral proportionnel israélien a souvent contraint le Likud, lorsqu’il a occupé le pouvoir, à accepter des organisations ultra-nationalistes dans sa majorité. Pourtant, force est de constater que les revendications les plus extrémistes de ces partis n’ont jamais été intégrées à la moindre plate-forme gouvernementale israélienne, ces partis devant s’accorder sur des programmes sécuritaires conservant à Israël sa spécificité (pour la région) démocratique, laïque, et non discriminatoire.

28. Malgré quatre guerres d’agression menées par ses voisins, une menace terroriste permanente et deux intifadas subies, et malgré les difficultés récentes de son économie, qu’Israël combat en réformant les pans les moins efficaces de son welfare state (lien), et bien que son territoire soit quasiment dépourvu de ressources naturelles, le PIB par habitant d’Israël (20.300$/hab, à rapprocher de 25.000$ pour la France, source) est plus élevé, et de loin, que celui de la plupart des nations arabes environnantes, fussent-elles pétrolières, à l’exception de 2 petits états pétroliers (EAU, Qatar, d’un souffleŠ) à très faible population (lien). Israël, état démocratique capitaliste, à l’économie plutôt sociale démocrate mais en voie de libéralisation, garantit un meilleur niveau de vie à sa population, y compris aux Israéliens d’origine arabe, que la plupart des pays voisins, pour la plupart totalitaires, et dont le système politique emprunte au marxisme et à l’islamisme fondamentaliste leurs pires aspects. Le succès d’Israël, malgré ses difficultés récentes, fait de l’ombre aux satrapes qui tyrannisent les populations voisines depuis trop longtemps. A l’heure d’Internet, ces choses finissent par se savoir, et constituent indubitablement une menace pour le pouvoir des dictateurs de la région.

29. On peut donc craindre que ceux-ci, au premier rang desquels la Syrie, l’Iran, et l’Arabie Saoudite, ne continuent de soutenir les mouvements terroristes qui font couler le sang Israélien, et que sous couvert de venir en aide aux populations palestiniennes, ils continuent de dénier à celle ci la jouissance de leurs droits élémentaires, afin de maintenir la volonté latente des enfants de réfugiés d’en découdre avec "l’ennemi juif".

30. Dans ce contexte, l’annonce de la construction d’un mur de séparation entre les deux territoires, et du retrait des colonies de Gaza (en attendant la Cisjordanie, ce qui sera une autre paire de manchesŠ) procède d’une démarche logique, qui ne devrait pas susciter des cris d’orfraie de la part d’observateurs extérieurs. Il s’agit simplement, pour le gouvernement Sharon, de faire le constat que la paix avec la Palestine dirigée par un Yasser Arafat est impossible à envisager à court et moyen terme, et donc d’accepter la présence d’un état hostile à ses côtés, en accord avec les résolutions internationales, mais d’éviter que des juifs puissent y être soumis à des représailles armées (en clair : des pogroms), d’où le retrait des colonies, et que l’afflux de bombes humaines vers Israël soit endigué, d’où la création du mur. On peut à loisir disserter sur l’efficacité technique d’un tel mur. Ligne Maginot ou véritable protection contre le terrorisme ? Mais le droit moral d’Israël à l’édifier si son gouvernement estime qu’il s’agit là du meilleur (ou du moins mauvais) choix dans un contexte donné, ne saurait être remis en cause. Là encore, il est à noter que si la vie des juifs qui resteraient dans les territoires palestiniens serait très périlleuse, les droits des citoyens et résidents israéliens d’origine arabe seront préservés en Israël. Une fois encore, la morale est du côté israélien.

De tout ce qui précède, il résulte que le courant intellectuel et médiatique qui domine la pensée ( ?) française actuelle, et qui attribue la responsabilité de l’enlisement du conflit aux politiques menées par l’état d’Israël, est tout simplement de nature révisionniste. Israël n’est pas le bourreau des populations arabes de Palestine et alentours, Israël est leur chance. Bien que la plupart d’entre nous pourrions nous sentir détachés de ces questions, je pense qu’il serait dommageable pour les citoyens d’un pays libre de ne pas combattre pour que ces vérités historiquement établies soient rappelées. Nous assistons en France à une résurgence des actions antisémites que certains justifient par "l’action de l’état d’Israël contre les palestiniens". Il faut saper les fondations d’une telle argumentation en rappelant que malgré quelques bavures hélas inévitables dans un contexte de menace permanente créé par les palestiniens et leurs "alliés" arabes depuis 1948, l’état d’Israël a toujours eu, y compris sous l’actuel mandat d’Ariel Sharon, une très haute tenue morale qui a toujours concilié la recherche de la sécurité maximale de ces citoyens et la recherche de l’équité vis à vis des revendications arabes. En face de l’état Hébreu, ne se sont trouvés que des leaders dictatoriaux qui, au mépris des aspirations d’une part croissante de leur peuple pour la paix, ont cherché systématiquement le conflit avec Israël, dans une démarche politique de type génocidaire.

Quant à la diplomatie Française, sans parler de l’ONU, si elle souhaitait réellement qu’une paix durable s’installe au moyen orient, elle devrait cesser s’aligner, par on ne sait trop quel calcul ou quel biais idéologique, sur les positions des tyrans du proche orient. Le "pays des droits de l’homme", paraît-il, ne devrait il pas se mobiliser pour qu’enfin, la seule démocratie de la région parvienne à conquérir une paix et une sécurité durable ? ne devrait-il pas ¦uvrer pour que tous les citoyens arabes du moyen orient jouissent des mêmes droits que ceux vivant en Israël ? Ne devrait-il pas ¦uvrer pour que le chef terroriste corrompu et menteur Arafat soit définitivement mis hors du jeu politique de la région ? Ne devrait-il pas exiger de l’AP qu’une constitution multipartite et démocratique soit mise en place sur son territoire, ainsi qu’un véritable accord de coopération policière contre les terroristes, préalablement au rétablissement des libertés de circuler entre Israël et ses voisins ?

La France et l’Union Européenne ne devraient elles pas arrêter de financer l’AP tant que celle-ci soutiendra aussi clairement le terrorisme anti-juif (lien) ? Tant que ses écoles seront consacrées à l’endoctrinement des enfants en vue de former une nouvelle cinquième colonne palestinienne contre les juifs ? Ne devraient-elles pas exiger le remboursement des sommes utilisées par l’AP pour financer le terrorisme et les dépenses somptuaires des proches d’Arafat ?

Israël mérite d’être défendu par la communauté internationale en général, et par la France en particulier. La survie d’Israël est la chance des peuples arabes voisins de voire le joug de leurs dirigeants corrompus se desserrer. L’extension de la modernité Israélienne à toute la région est la seule voie de développement durable possible pour les populations du proche orient maintenues en état de sous-développement par leurs monarques absolus.



David Levy
webmaster




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