Israël : rappel des faits

publié le dimanche 1er février 2004
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La désinformation circulant en France à haute dose, il est utile de rappeler à toute personne qui veut comprendre le conflit israélo-arabe quelques faits élémentaires et souvent oubliés ou sciemment déformés :

1. Il y a eu un État juif dans l’antiquité au Proche-Orient. Il n’y a jamais eu d’État palestinien. L’État juif a disparu suite à plusieurs vagues de conquêtes coloniales, et devint fragment de divers empires jusqu’à l’empire ottoman.

2. Au temps du déclin de l’empire ottoman, le Proche-Orient était peu peuplé, désertique, ses villes étaient en décrépitude. Y vivaient encore quelques dhimmis juifs, et chrétiens au milieu d’une population arabo-musulmane clairsemée.

3. Quand le projet sioniste prit forme et que des Juifs de la diaspora revinrent s’installer, ce fut sur des terres dûment achetées, et avec l’accord des autorités ottomanes. Quand l’empire ottoman s’effondra, la région passa sous protectorat anglais. En 1917, le Royaume-Uni s’était engagé à créer un foyer national juif sur le territoire de Palestine. Ce territoire comprenait, à l’époque, l’actuelle Jordanie. Les Anglais donnèrent (sous le nom de Transjordanie) la Jordanie à la dynastie arabe qui la gouverne depuis : soit 70 % du territoire palestinien. Il existe donc déjà un État « palestinien ».

4. Entre les années 1920 et la fin des années 1930, l’afflux de Juifs se fit plus massif. Ils s’installèrent contractuellement, en payant leurs terres et en créant des entreprises. [Ce processus suscita] un afflux de travailleurs arabes : c’étaient des travailleurs immigrés. La principale autorité islamique en territoire palestinien était le mufti de Jérusalem, un antisémite et un islamiste notoire, qui contribua à des pogroms antijuifs, et qui collabora avec Hitler pendant le second conflit mondial.

5. Après le conflit, entre 1945 et 1947, nombre de survivants des camps de la mort, n’ayant plus confiance dans les pays européens (on les comprend !) partirent vers le Proche-Orient pour que le foyer national juif devienne un État qui serait leur ultime refuge. La Grande-Bretagne se comporta très mal avec les rescapés de la shoah et créa de nouveaux camps de concentration. Une résistance juive s’organisa.

6. L’ONU vota le partage du territoire palestinien en deux États, l’un juif, l’autre arabe. Les juifs prirent leur État, les dirigeants arabes appelèrent à la guerre sainte afin de finir le travail que les nazis n’avaient pas achevé. Ils ont mené plusieurs guerres, 1947-1948, 1967, 1973, et les ont toutes perdues. La Cisjordanie, Gaza et le Sinaï furent perdus en 1967. Le Sinaï fut restitué à l’Égypte, après un traité de paix. Il fut décidé ultérieurement que Gaza et la Cisjordanie ne faisaient plus l’objet de revendications territoriales par la Jordanie et l’Égypte, mais étaient laissées pour la création d’un « État palestinien ».

7. Les « réfugiés palestiniens » sont, pour l’essentiel, des gens que leurs dirigeants ont incités à quitter le territoire d’Israël, le temps que les juifs soient exterminés. Les choses ne se sont pas passées ainsi. Ils ont contribué à l’action de guerre contre Israël, ils ont perdu. Ce serait aux pays arabes qui les ont entraînés dans cette sinistre aventure de les indemniser et de les reloger. Leur nombre, en 55 ans, s’est multiplié par plus de dix : la quasi-totalité des « réfugiés palestiniens » n’ont jamais mis les pieds en Israël. Qui plus est, la plupart des réfugiés » de l’époque étaient des immigrés de fraîche date. Un nombre supérieur de juifs a dû fuir les pays arabes et a été accueilli en Israël, en tant que réfugiés, où ils ont pu recommencer leur vie. Ces juifs sont les vrais réfugiés.

8. L’Organisation de Libération de la Palestine [OLP] date de 1964 et a été fondée dans le but d’effacer Israël de la carte du monde. Yasser Arafat l’a conçue d’emblée comme un regroupement d’organisations terroristes. Le peuple palestinien a été inventé au même moment, et on a commencé à en parler en 1967.

La solution juste serait de dire qu’un État palestinien existe déjà : la Jordanie. Israël, faute d’interlocuteur de paix doit pouvoir, après 55 ans, définir les frontières qui conviennent à sa sécurité.

En Cisjordanie et Gaza règnent la violence, l’incitation au meurtre. Ceux qui disent qu’Israël pratique l’épuration ethnique se trompent. Des Arabes et des gens de multiples ethnies vivent en Israël, et c’est l’Autorité Palestinienne qui entend pratiquer l’épuration ethnique en interdisant à des juifs de vivre en Cisjordanie et à Gaza.

De vrais amis des Arabes devraient exiger la démocratie pour la Cisjordanie et Gaza et la fin du terrorisme : je soupçonne les « palestinophiles » européens de cacher leur antisémitisme et leur racisme anti-arabe derrière leur amour proclamé pour les pires dictateurs et les pires tortionnaires arabes.

[Texte aimablement transmis par Mohamed Ibn Guadi.]







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