Une barrière contre le terrorisme

publié le mardi 27 janvier 2004
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Madame, Monsieur,

Nous mettons à peu près 10 minutes pour aller de l’Ecole militaire à la Tour Eiffel.

En quoi est-ce important ? Parce que ce temps est identique pour un terroriste palestinien qui va de Kalkilya sur la Rive occidentale à Kfar Sabah en Israël.

Israël comme la France, a le droit et l’obligation de contrôler les personnes entrant sur son territoire.

On ne peut exiger d’Israël plus que ce que l’on demande à ses propres services de sécurité, spécialement lorsque qu’Israël fait face à une campagne de terrorisme ininterrompue.

Depuis 3 ans et demi, plus de 900 israéliens on été assassinés lors de 19 000 attaques terroristes.

A la lumière de ces statistiques il est tout simplement impossible de parler de mesures de sécurité israéliennes - telle la barrière de sécurité - sans dire que ces attaques terroristes palestiniennes ont rendu ces mesures nécessaires.

Il a été très difficile pour Israël de prendre la décision de construire une barrière de sécurité. Cependant une majorité d’Israéliens, appartenant à l’ensemble de l’échiquier politique, a fini par penser que c’est malheureusement devenu une obligation.

De nombreuses critiques sur la barrière arguent de son inefficacité. Pourtant son efficacité a déjà été testée et prouvée.

Depuis 3 ans, seule une sur 124 attaques suicides est venue de Gaza, bien que Gaza soit la place forte du terrorisme palestinien.

La raison en est malheureusement claire : à Gaza il existe une barrière de sécurité, contrairement à la Rive occidentale.

La construction de larges portions de la barrière de sécurité a rendu difficile aux infrastructures terroristes, basées au nord de la Rive occidentale, de faire passer des terroristes en Israël. Le mois dernier une épouvantable attaque terroriste contre une école dans la ville de Yoknéam a été évitée grâce à la partie nord de la barrière, qui a obligé les terroristes à passer plus au Sud, donnant le temps aux israéliens de déjouer l’attentat.

Les photos dans les médias montrent la barrière comme un mur alors qu’en réalité 95% de cette barrière est faite de fils de fer. Les parties de mur en dur se situent le long des routes principales israéliennes, pour lesquelles la moindre menace pourrait paralyser le pays.

Il est malheureusement vrai que la barrière créera des inconvénients à quelques agriculteurs palestiniens qui seront séparés de leurs champs.

Le Gouvernement travaille à ce que les résidents palestiniens soient consultés le plus possible sur le tracé de la barrière ; il existe également des actions judiciaires en cours, certaines concernant la constitutionnalité de la loi. Parallèlement Israël essaie continuellement de trouver des moyens pour faciliter la vie des populations palestiniennes.

La semaine dernière par exemple 34 000 personnes ont obtenu des permis pour travailler en Israël.

Israël venait à peine de délivrer ces permis de travail supplémentaires qu’une femme s’est fait exploser à l’une des entrées de la bande de Gaza, au point d’accès principal vers Israël, le terminal d’Erez, tuant quatre israéliens.

Ce passage permet aux Palestiniens de se rendre en Israël pour travailler et est considéré comme le symbole de la coopération officielle entre Israël et l’Autorité Palestinienne.

Cette attaque montre clairement comment le terrorisme palestinien ne nuit pas qu’ aux israéliens, mais aussi aux efforts faits pour améliorer l’économie palestinienne.

La barrière de sécurité n’est pas la solution idéale, mais elle est définitivement la plus efficace pour protéger des Israéliens innocents de la vague sans précédent de terrorisme palestinien. Le leadership palestinien, et tous ceux souhaitant une résolution pacifique du conflit, serait bien avisé de combattre le terrorisme plutôt que de lutter contre la barrière. Alors que les barrières sont réversibles, les pertes en vies humaines ne le sont pas.

Pour avoir plus d’informations et d’analyses concernant la barrière afin de vous aider à mieux appréhender sa réalité, vous pouvez consulter les sites suivants :

http://securityfence.mfa.gov.il/

http://www.mfa.gov.il/mfa/go.asp ?MFAH0o3l0 (en français)

Cordialement,

Dina SOREK

Ministre-Conseiller à l’Information







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