Durban 2001

Tolérance, Intolérance, Racisme et Sionisme
publié le lundi 8 octobre 2001
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(GIF) Depuis quelques jours, des esprits éclairés débattent sur la notion de racisme au sein de la conférence de Durban. La tolérance est au menu, l’intolérance aussi. Une nouvelle problématique a été posée soulevant avec elle tolets et indignations : doit-on assimiler sionisme au racisme ? Pour certains, la réponse est évidente : le sionisme est une forme de racisme. Pour d’autres : un tel glissement est indignant. Et pour cause. Le peuple juif serait-il condamné a répercuter ce pour quoi il a combattu depuis tant de siècles voir de millénaires ? Comment peut-on accuser le peuple juif de racisme alors que peut retrouver le plus grands noms juifs accoler aux plus grandes cause humanitaires, ainsi que, malheureusement qu’aux plus grands massacres qui visaient à éradiquer une race pour seule raison d’être ce qu’elle était ?

Certes, la conférence de Durban ne cherche en aucun cas à nier l’apport du peuple juif à la défense des grandes causes. Aux États-Unis, les juifs n’étaient-ils pas parmi les premiers à prêter leurs voix à la défense des afro-américains ? Ce qui est reproché à Durban est plus terrible : assimiler le sionisme au racisme, c’est-à-dire : Faire admettre à tous que la raison qui sous-tend à la création et à la survie de l’État d’Israël est une abjection humanitaire. Prêter faits et causes à une telle assertion serait oublier et mettre de côté les principes qui sous-tendent à chaque état souverain :

-  le sionisme : Mouvement, doctrine qui visait à la restauration d’un État juif indépendant en Palestine, et qui fut à l’origine de la fondation de l’État d’Israël (mai 1948). Voilà la définition qu’en donne le dictionnaire Hachette. Vouloir retourner à Sion, voilà une doctrine raciste ? En prônant le retour à Sion, les juifs ni ne nient l’existence d’autres races, ni ne se réclament meilleur ou pire qu’un autre peuple. En instaurant le droit du retour il donne seulement le droit aux membres de son peuple, peuple qui est la raison même de la création de l’Etat d’Israël, de retourner "chez lui". Tout comme, n’importe quel français pourrait venir habiter en France même s’il est né à l’étranger pour la seule raison qu’un de ses parents fut français. Certes, le sionisme a un relent de nationalisme, mais qu’elle nation pourrait se targuer de ne pas l’être ? De plus, un étranger peut de la même manière vouloir élire domicile en Israël, pour cela il devra fournir autant de preuves qu’un étranger en France, aux États-Unis ou en Angleterre. Certes, la question n’est pas là : elle se pose au niveau des palestiniens. Mais à ce niveau elle est d’ordre politique et non plus idéologique ! Pour les mêmes raisons que les jordaniens ont repoussé les palestiniens, ceux qui n’en fait pas des racistes.

-  une deuxième question se pose également : doit-on être intolérant au nom de la Tolérance. Doit-on en venir à nier sa propre identité culturelle et religieuse à partir du moment qu’elle en exclut quelqu’un qui n’en fait pas partie ? Doit-on supprimer tout ce qui de près ou de loin établit une barrière entre moi et l’autre si cette barrière ne vise pas à nier l’existence de l’autre mais à affirmer la mienne propre ? Un hippopotame ne cherchera pas à s’accoupler à une girafe, et vice-versa : cela fait-il celui un hippopotame raciste ? non ! Il cherche à faire perdurer sa race ! là il n’est pas question de race mais de culture et de peuple ! Cultiver la différence est la plus grande marque d’amour qui puisse exister entre les peuples, chercher à effacer la différence ferait de notre monde un paysage fade et uniforme !







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