Communique de Presse du B’NAI B’RITH FRANCE

Le Forum Social Européen
publié le dimanche 16 novembre 2003
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Le Forum Social Européen vient de s’achever. Sur plus de 600 moments d’échanges, une vingtaine a concerné les Juifs en France, en Europe ou en Israël.
Les seules associations juives participantes ont été des groupuscules européens et israéliens ultra-minoritaires. Pourquoi ? Pourquoi les Juifs n’ont-ils pas mieux été représentés, malgré les centaines d’associations humanitaires qu’ils ont développées depuis plus de 150 ans ? Pour notre part, le B’nai B’rith France, ONG humanitaire, nous avons fait le choix de ne pas participer, et ce pour trois raisons :


L’anti-israélisme et l’antisémitisme virulents :
Au forum des ONG de Durban (août-septembre 2001), comme à la réunion préparatoire de Berlin (avril 2003), l’anti-israélisme était la règle, et d’autres points de vue n’ont pas pu s’exprimer. A Durban des manifestations violemment antisémites ont eu lieu dans l’indifférence générale, certains Juifs ont été battus. En France, l’anti-israélisme a débouché sur l’anti-sémitisme dont le meilleur exemple est dans les propos de Tariq Ramadan, quelques jours avant l’ouverture du FSE.

L’esprit de la laïcité : Nous ne pensions pas qu’un regard « juif » s’imposait, et nos adhérents ont participé au Forum à titre individuel, en tant que citoyens. Nous avons été choqués de la démarche communautariste des associations juives et surtout musulmanes qui se sont présentées es qualité au FSE. Le FSE, par son programme, par le choix de ses intervenants sur les thèmes intéressant l’islam et le Proche Orient, a offert un visage communautariste et sélectif.

L’apolitisme : Nous sommes désireux, de par nos objectifs fondamentaux, de contribuer à un monde meilleur, plus juste et plus solidaire et de participer à son édification. Mais selon sa définition "Le Forum social mondial réunit les organisations, mouvements ou individus qui s’opposent au néolibéralisme et qui s’emploient à bâtir une société centrée sur le développement humain".

Le B’nai B’rith France ne se sent pas directement concerné en tant qu’organisation humanitaire, respectant les sensibilités politiques plurielles de ses adhérents.

A Paris le 15 novembre 2003







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