Bulletin d’Information

Société pour la Protection de la Nature en Israël

publié le jeudi 18 septembre 2003
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N° 3/2003 - Septembre 2003

Chana tova, bonne année à nos lecteurs juifs. Que la nouvelle année soit, enfin, une année de paix pour Israël, paix qui seule permettra de restaurer la terre d’Israël, dans sa totalité, donc y compris les territoires hors de l’autorité de l’Etat d’Israël, qu’ils soient palestiniens ou jordaniens, et de lui redonner la richesse naturelle qui est la sienne. L’environnement lui ne connaît pas de frontières, et seule la collaboration régionale peut permettre sa protection, son amélioration.

En attendant cette paix tant espérée, tant détruite par les barbares que sont les terroristes, Israël fait ce qu’il peut dans des conditions difficiles pour mettre en place les moyens du développement durable et protéger la nature et l’environnement des hommes. Ce numéro du bulletin sera consacré à une nouvelle initiative de la SPNI en ce sens, et à des nouvelles brèves sur ce qui se passe dans le pays concernant l’environnement.

La nouvelle initiative est celle des centres communautaires partout où les populations locales n’ont pas les moyens de créer par elles-mêmes une seciton locale de la SPNI et où des efforts particuliers doivent être menés pour l’intégration de populations fragiles dans la société. A juste titre la SPNI a évalué que la protection de l’environnement ne pouvant passer que par la population, il faut intégrer dans le mouvement toutes les couches de celle-c. Ces centres communautaires de la SPNI, qu’on appelle MALASH en hébreu, ont besoin de notre soutien car ils sont totalement financés par la SPNI. Je propose donc que SPNI France adopte l’un de ces centres et en assure le fonctionnement. Vous verrez ci-dessous ce que cela représente.

Enfin la SPNI poursuit son action d’éducation à la fois vers les nouveaux immigrants mal intégrés, Ethiopiens et en provenance des républiques asiatiques, et combine celle-ci avec un programme spécifique destiné aux jeunes de diaspora, « Amis par Nature », que nous décrivons également dans ce bulletin.

La SPNI publie un bulletin en Anglais, SPNI eReview, par courrier électronique, qui donne les dernières informations sur les actions de la SPNI et sur le statut des principaux problèmes écologiques d’Israël. Si vous désirez devenir destinataires du bulletin électronique, merci de m’envoyer votre demande à irl@club-internet.fr.

Tout commentaire sur SPNI eReview peut être envoyé, en anglais à l’adresse suivante international@spni.org. Je vous rappelle également l’adresse du site Internet de la SPNI où vous pourrez trouver toutes les informations à jour concernant les randonnées et voyages organisés par la SPNI : www.teva.org.il

Enfin je vous signale un nouveau site d’intérêt écologique : www.environment.gov.il qui donne les dernières nouvelles publiées par le ministère de l’environnement israélien en Anglais ou en Hébreu.

Développement durable

L’une des premières conditions de ce développement c’est de réduire l’usage de la voiture et le développement des transports en commun. Comme les bus sont vulnérables, alors que les trains peuvent être mieux protégés par la présence de gardes à l’entrée des gares, le développement des liaisons ferroviaires a commencé en Israël. Voici deux brèves pour en témoigner :

Tel Aviv-Beit Shemesh en 35 minutes Arutz 7 du 7 septembre 2003

Les habitants de Bet Shemesh ne pourront plus se plaindre d’être isolés. En effet, à partir de samedi soir prochain 13 septembre, une ligne ferroviaire assurera la liaison entre leur ville et Tel Aviv. C’est ce qu’a annoncé dimanche le ministre des Transports Avigdor Lieberman.

A un premier stade, 27 trains circuleront tous les jours dans les deux sens entre Tel Aviv et Beit Shemesh et la durée du trajet sera de 35 minutes. D’après les premières estimations, cinq cent mille personnes utiliseront ce moyen de transport au cours de l’année.

La ville de Beit Shemesh compte à l’heure actuelle une population de 53.000 habitants. D’après une analyse réalisée par l’institut Shvakim Panorama, plus de 43 % d’entre eux emprunteront ce moyen de locomotion pour se rendre à leur travail. Avigdor Lieberman a indiqué par ailleurs qu’à la fin de l’année 2004, une nouvelle ligne fonctionnera entre Beit Shemesh et Jérusalem.

Ligne rapide entre Jérusalem et Tel-Aviv Parallèlement à ces projets, une ligne rapide entre Tel Aviv et Jérusalem est également en préparation et la distance entre les deux villes sera parcourue en 28 minutes. Elle passera par l’aéroport Ben Gourion, Modiin, Shaar Hagaï, et se terminera près du Binyanei Haouma, le Palais de la Nation, dans la capitale. Le premier tronçon, qui reliera Tel Aviv à l’aéroport, doit être inauguré en mars 2004. La seconde partie doit être achevée en 2008. Le prix de ce projet s’élève à 400 millions de shekels.

Inauguration de deux nouvelles lignes ferroviaires ARUTZ 7 du 15 septembre

Deux nouvelles lignes ferroviaires ont été inaugurées cette semaine, la première relie Rishon Letsion à Tel Aviv et la seconde Bet Shemesh à Tel Aviv. La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre des Transports Avigdor Lieberman. Au cours des cinq prochaines années, vingt milliards de shekels seront investis dans les transports en chemin de fer. La ligne entre Rishon Letsion fonctionnera à la fréquence d’un train par heure. Dans six mois, la liaison entre les deux villes sera assurée toutes les demi-heures. La durée du trajet entre Rishon Letsion et Tel Aviv est de 19 minutes. Le coût de ce projet s’élève à 175 millions de shekels.

Pollution

L’eau dans la région Centre est polluée Arutz 7 - 9 juin 2003 Selon un rapport de la Commission de l’eau, qui a vérifié la qualité de l’eau dans plusieurs régions d’Israël, des poisons et autres matières polluantes ont été trouvées dans les évacuations d’eau de trois quartiers de Tel Aviv.

Toujours selon ce rapport, la situation est bien plus grave que prévue et les habitants de la région de Tel Aviv sont véritablement en danger. La commission des affaires intérieures de la Knesset doit se réunir lundi matin afin de débattre du sujet. Les organisations écologiques espèrent que le gouvernement comprendra enfin l’importance du problème et s’occupera de le résoudre le plus rapidement possible.

La pollution dans certaines villes d’Israël Le ministère de l’Environnement a enregistré cet été un taux de pollution atmosphérique assez élevé dans les villes de Carmiel, Haïfa, Afoula Ariel et Beit Shemesh. En revanche, il est beaucoup plus faible dans les agglomérations comme Tel Aviv, Jérusalem, Modiin, Rehovot et Beershéva. Ce résultat est intéressant car les premiers centres de contrôle ont été installés à Tel-Aviv et sa région et à Jérusalem. Les constatations alarmantes faites lros des premières campagnes de mesure ont mené à la mise en place de moyens de lutte contre cette pollution qui commencent à porter leurs fruits. Le réseau de contrôle est progressivement étendu à tous les pays.

L’eau

Déviation du cours d’eau Ayalon Arutz Sheva 22 juin Le ministère des Transports travaille sur un projet de détournement du cours d’eau Ayalon, de manière à ce qu’il se jette à la mer, du côté de Tel Aviv- Yaffo, en passant par un tunnel souterrain. Cela permettra de libérer du terrain pour les transports en commun dans la région la plus chargée du pays. Le coût de ce plan s’élèvera à environ un milliard de shékels. La déviation se fera sur une distance de 5,6 km. Il faut rappeler que ce cours d’eau a plusieurs fois débordé lors des pluies diluviennes de ces dernières années.

Des spécialistes du traitement de l’eau et de l’écologie se rendront aujourd’hui à la frontière nord du pays afin de vérifier si le Liban a repris les travaux de déviation du fleuve Ayoun commencés hier. (Guysen.Israël.News 25-06-03) Pendant 4 heures hier, les Libanais avaient arrêté l’écoulement du fleuve vers Israël, après quoi les eaux étaient boueuses et mêlées à des eaux usées. .

Centres éducatifs de la SPNI - MALASH

La SPNI a depuis quelques années commencé la mise en place de centres éducatifs dans les villes et quartiers défavorisés. Un tel centre, appelé "MALASH" en Hébreu, a pour seule vocation la formation et l’intégration sociale des personnes et familles en difficulté. Les Bet Sefer Sadeh, bien connus des Israéliens, ont pour vocation le tourisme écologique, y compris sous la forme de classes de natures, et sont financés par ce tourisme. Un malash est lui entièrement financé par la SPNI et n’a pas de ressources propres. Comme il dessert des populations pauvres ou marginalisées (nouveaux immigrants, handicappés, personnes âgées) il ne peut compter que sur les fonds recueillis par la SPNI pour son fonctionnement. Les branches locales de la SPNI dans les grandes villes sont auto-financées par les cotisations de ses membres. Un malash doit être soutenu pour fournir aux habitants de ces quartiers et villes pauvres les mêmes services de formation et de protection de l’environnement que la SPNI fournit aux habitants dans les grandes villes.

Les activités dans un malash sont dirigées vers les habitants du quartier ou de la ville de développement où il se trouve, soit dans les écoles (activités scolaires et péri-scolaires par exemple), soit dans les centres communautaires, en cherchant à intégrer toutes les couches de la population (handicappés, séniors, nouveaux immigrants). La présence d’un malash dans une ville ou un quartier est donc un puissant outil d’intégration sociale. Les malashim de la SPNI sont aujourd’hui en contact avec les habitants d’Israël qui ne vivent pas dans les grandes villes.

Ces activités du département de l’éducation de la SPNI SONT DONC ESSENTIELLES. On l’a vu pour les populations d’origine éthiopiennes par exemple. Elles ont un fort besoin de financement et je propose que SPNI France prenne en charge le fonctionnement d’un malash, soit un engagement de 50000 € pour une année.

La SPNI est le leader de la formation à l’environnement en Israël. Elle considère que continuer à former les populaitons et organiser des activités communautaires est un facteur crucial dans la prise de conscience publique des problèmes écologiques et d’environnement. Cela commence par les élèves des écoles : leur apprendre à apprécier leur ville et la nature qui l’entoure les encourage à préserver cet environnement et à entraîner leurs parents. Aujourd’hui la SP NI a mis en place un réseau de 14 malashim servant avant tout des populations en difficultés, taux élevé de chômage, quartiers pauvres, nouveaux immigrants non encore intégrés dans la vie israélienne. Ces 14 centres communautaires (malashim) fournissent aux élèves des écoles primaires et secondaires des activités péri-scolaires et des cours de sciences naturelles intégrés à leurs programmes et organisent des activités communautaires pour le reste de la population. Ces activités ont pour objectifs principaux :  Développer le lien entre les citoyens et leur ville et environnement.  Renforcer la conscience publique concernant les questions d’environnement, la préservation des valeurs naturelles et culturelles dans les villes de développement et les campagnes qui les entourent.  Développer un leadership local pour le mouvement de protection de l’environnement. Activités Un malash organise les activités educationelles et communautaires suivantes :  Programmes scolaires sur l’environnement pour toutes les classes de toutes les écoles de la région.  Programmes éducationnels et communautaires sous les auspices des autorités locales, comme des conférences, projections de diapos et visites sur le terrain.  Travail de bénévolat dans les clubs locaux et les programmes de garde des enfants ou de soins des personnes dépendantes.  Clubs de Nature pour les classes du primaire et cours d’orientation pour ceux du secondaire dans le centre communautaire local dirigé par les employés de la SPNI.  Programmes spécifiques pour les seniors, les femmes et les clubs d’éducation spécialisée pour les handicappés (centres d’AKIM en particulier). Le staff d’un malash Le staff d’un malash comprend en principe un directeur et quatre conseillers, bien que ce nombre puisse varier suivant la taille de la ville et l’étendue des activités à remplir. Lorsque la ville dispose déjà d’un centre communautaire ("Matnas"), les activités sont coordonnées avec lui pour réduire les dépenses et maximiser l’impact. . Coûts Opérationnels La mise en place d’un malash et son fonctionnement pendant une année reviennent à $50000.

Amis par nature

La SPNI met en place actuellement un autre programme destiné aux jeunes Juifs du monde entier. La problématique de « qui est Juif » occupe Israël depuis plus de 50 ans. Les études menées sur ce sujet ont mis en évidence les points suivants :

 La puissance du lien entre un jeune Juif et son identité qu’apporte l’expérience d’Israël,  L’importance de continuer à offrir des programmes et expériences liés au judaïsme  Le sens que donne le partage d’expériences qui se fait dans un programme vécu en commun. C’est en se basant sur ces résultats que la SPNI a conçu le programme « Amis par Nature » destinés aux jeunes Juifs du monde entier. Durant le premier événement de ce programme des jeunes Juifs du monde entier ont été mis en relation avec des Israéliens d’origine éthiopienne pour d’abord dialoguer par Internet avant de participer ensemble à un camp en Israël où ils découvrent ensemble les problèmes écologiques basés sur des cas concrets du pays.

En Israël la SPNI a choisi des jeunes d’origine éthiopienne âgés de 13 à 19 ans. Les groupes étrangers sont d’une vingtaine de jeunes dans la même tranche d’âge. Ils commencent par un dialogue sur Internet (chat) pendant l’année qui précède leur venue en Israël avec le groupe israélien. Il faut rappeler que la SPNI a mis en place depuis plusieurs années un programme spécial pour l’intégration des jeunes d’origine éthiopienne, auquel 900 d’entre eux ont déjà participé. Ce programme comprend des réunions hebdomadaires et des excursions dans tout le pays. Une étude de l’université Bar-Ilan a montré que les participants à ce programme, leurs relations avec leurs familles s’étaient considérablement améliorées et qu’ils se sentaient plus liés avec le pays et responsables de lui.

L’expérience acquise par les premiers groupes a été très positive pour l’ensemble des jeunes, résultant en liens amicaux qui se poursuivent au delà du programme et en une identification forte de tous aux valeurs du judaïsme et à Israël. Vous trouverez ci-joint une description détaillée de ce programme, conduit pour l’instant en Anglais, langue que connaissent plus souvent les jeunes Israéliens. Le budget annuel d’un programme est de $16000, soit environ 15000€.

SPNI France encourage vivement les responsables des communautés juives de France à s’engager dans cette voie, car elle apporte beaucoup aux Israéliens et beaucoup aux participants de la Diaspora, pour leurs enfants et pour nos enfants. SPNI France souhaite apporter son soutien à cette action, et donc prendre en charge l’un de ces programmes, sachant qu’il doit maintenant être étendu aux jeunes immigrants d’origine des républiques asiatiques.

Pour permettre à SPNI France de prendre une part active à ces activités, je demande à tous nos membres actuels de faire connaître la SPNI autour d’eux, afin de recruter des membres. Je suis également à la disposition de tous pour participer à des activités communautaires ou organiser des conférences ou présentations sur la nature unique du pays d’Israël et l’action de protection de celle-ci de la SPNI. Merci par avance

Le président de SPNI France Norbert Lipszyc

Société Pour la Protection de la Nature en Israël

SPNI - France Je suis heureux d’aider Israël à préserver son environnement avec ma cotisation. Enregistrez moi dans la catégorie suivante :

 Membre 50 €

 Bienfaiteur 150 €

 Gardien 300 €

 Membre à vie 2000 €  Etudiant ou carte vermeille 30 €

Je désire contribuer au delà de ma cotisation. J’inclus une contribution spéciale :  Financement de Friends by Nature

 Financement d’un nouveau malash

 Autre NOM : Adresse :

Chèque au nom de SPNI-France



David Levy
webmaster




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