Minute de Torah - 27 Eloul 5776

publié le samedi 1er octobre 2016
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B"H

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L’anniversaire de naissance d’un Tsadik (Juste) est aussi l’occasion d’évoquer sa mémoire à travers un récit qui le caractérise. Le 29 Eloul, veille de Roch Hachana, sera l’anniversaire du Tséma’h Tsédèk.

Parmi les décrets les plus sombres à l’encontre des Juifs dans la première moitié du XIXè siècle, figure les "cantoneries", décret qui contraignait les Juifs de Russie par la force à désigner selon un quota précis, un certain nombre d’enfants de leurs communautés, dès l’âge de 12 ans, pour être enrôlés à l’armée. Ces enfants désignés pour un service militaire forcé, pouvaient être enrôlés pour une période allant jusqu’à 25 ans ! Ce décret des "cantoneries" avait pour but affiché de mettre fin à l’identité juive, en l’assimilant à la culture de l’Etat totalitaire.

La désignation des enfants au sein de la communauté risquait de surcroît d’entraîner déchirures internes, délations et remise en question des institutions religieuses responsables des désignations. Ces guerres intestines eurent accéléré par auto-destruction, le plan russe à l’encontre de la communauté juive, s’il n’existait pas en son sein un dirigeant religieux d’une brillante érudition, charismatique et fédérateur pour tarir l’hémorragie. A propos du chef de la génération des Bnéi Israel amenés par Moché Rabbeinou aux portes d’Israel, et entrés par Yéochoua successeur de Moché, le Midrach commente un verset en enseignant que "dans chaque génération, il y a un Moché". La génération des "cantoneries" avait trouvé son "Moché", en la personne du Tséma’h Tsédèk, petit-fils de l’Admour Hazaken.

Soutenu par ses milliers de ’hassidim, le Tséma’h Tsédèk lança la création de 3 comités, en réaction au décret. Le premier comité était chargé de faire passer pour morts un certain nombre d’enfants juifs et manipuler les statistiques communautaires pour desserrer l’étau des quotas qui pesait sur les Juifs. Le second comité entreprenait de collecter des sommes conséquentes en vue de racheter des circonscrits juifs et graisser des mains bien placées pour enregistrer comme morts les enfants Juifs ainsi rachetés. Le troisième comité enfin, nommé "comité de la résurrection des morts", était chargé de reloger dans des terres éloignées et en tout état de cause hors d’atteinte des autorités, tous les enfants qu’on aura pu faire passer pour morts. Le Tséma’h Tsédèk, 3è Rabbi de Loubavitch, avait notamment pour cela organisé et fait l’acquisition de quelques milliers d’hectares habitables.

En ces temps-là, ce sont plusieurs milliers d’enfants juifs qui ont pu être sauvés d’une condamnation identitaire fatale, et d’une décomposition familiale tragique. En nos temps-ci, ce sont des leçons de vie qui nous inspirent des forces accrues dans l’implication aux besoins communautaires, la Tsédaka, le renforcement du Judaïsme, et l’attachement aux Tsadikim.

Chana Tova oumetouka !







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