Apprivoiser la créativité

publié le dimanche 11 octobre 2015
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Le récit de la création, tel que l’on trouve par les premiers chapitres de la Genèse, est mal interprété s’il était lu simplement comme le rapport d’un moment dans le passé lointain où le monde a été créé.

Si créer veut dire faire naître quelque chose qui n’existé pas autrefois, « création » dans le premier chapitre du livre de la Genèse ne se réfère pas à la fin d’un processus, mais au processus créatif infini.

Comme nous apprenons tous les jours, l’univers n’est pas une structure permanente, mais un flux constant de mise en étant ce que le n’était pas. Le monde est constamment en état de création. Dans les mots de la première des bénédictions du service religieux du matin, le "Yotzer" :

"Dans la bonté, renouvelle chaque jour le travail de création" (une idée tirée du Talmud, lui-même basé sur le prophète Isaïe)

Ce que dit le « récit de la création" dans le livre de la Genèse est que la créativité est une partie intégrale de ce que fait l’univers être ce qu’il est. La créativité est l’une des caractéristiques essentielles de l’univers.

Les deux premiers chapitres de Bereshit, la Genèse, ne sont pas tant une réponse à la question : "Comment est-ce que le monde est venu à être ?" mais "Qu’est-ce que le monde ?"

La réponse de Bereshit est : Le monde est "la créativité."

Au risque d’être prosaïque, il est bon de se rappeler qu’au moins qu’en aille un flux régulier du nouveau, le monde n’est pas possible. Sans la créativité constante, sans le nouveau, il n’y a pas de possibilité de vie.

Il est clair que la créativité doit être orientée vers la mise du bien dans le monde et pas du mal. Ainsi le premier chapitre du TaNaKh, fait la corrélation entre « créativité » et « bon ». Pas tout ce qui est créé n’est bon. Mais l’erreur est de penser que parce que certaines créations sont mauvaises, le nouveau est mauvais.

Les deux premiers chapitres de Bereshit disent que pour qu’il y ait un monde il doit y avoir de la créativité, le nouveau.

Le reste des 305,500 mots qui conforment le texte hébreu des 24 livres du TaNaKh, la littérature fondamentale d’Israël, sont principalement vouées à apprivoiser la créativité de sorte qu’elle soit « bonne ».







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