Lorsque l’inspiration n’est pas suffisante

publié le dimanche 7 juin 2015
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Le 12e chapitre du troisième livre de la littérature fondamentale d’Israël, le Livre des Nombres commence avec les frères de Moïse, Miriam et Aaron qui critiquent Moïse « à cause de la femme qu’il avait épousée. »

Cependant, la question de la femme n’est plus jamais mentionnée dans la mise au point de l’histoire. Ce qui trouble vraiment Miriam et Aaron est causé par la puissance de son frère. Comme il l’on dit :

«  Est-ce seulement par l’intermédiaire de Moïse que l’Éternel a parlé ? N’est-ce pas aussi par notre intermédiaire ? »

Cela ne veut pas d’une plainte déraisonnable de Miriam. À la fin de la journée, elle est aussi une prophétesse.

Ce qui est surprenant est que, dans le même livre des Nombres, juste un chapitre avant, Moïse a réuni un groupe d’aînés et

« L’Éternel descendit dans la nuée et lui parla ; il prit de l’Esprit qui reposait sur lui et le donna à ces soixante-dix responsables. Quand l’Esprit se fut posé sur eux, ils prophétisèrent »

Moïse n’était pas le seul prophète. Tout au long les commencements de l’histoire d’Israël, différents types de prophètes ont coexisté l’un avec l’autre. Ce qu’ils avaient en commun était d’avoir été imprégné de « l’esprit de Dieu ». Le même « esprit » qui était sur Moïse.

Alors, pourquoi la plainte de Miriam ?

Parfois, la familiarité avec certains mots crée la fausse impression que connaître un mot équivaut à comprendre sa signification. Habituellement, on lit « l’esprit reposa sur eux » comme si le sens de « l’esprit » était parfaitement clair.

Bien que le mot « esprit » (ruah en hébreu) signifie littéralement le vent, dans le TaNaKh il a plusieurs autres significations. Le sens de « l’esprit » (ruah) dans ce passage est mieux compris en se concentrant sur ce qu’il fait.

Le chapitre 12 versets 6-8 du Livre des Nombres nous dit que

« Lorsqu’il y aura parmi vous un prophète, c’est dans une vision que moi, l’Éternel, je me révélerai à lui, c’est dans un songe que je lui parlerai. Mais les choses sont différentes avec mon serviteur Moïse, qui est fidèle dans toute ma maison »

En d’autres termes, le genre de prophétie de Moïse est différent des autres types de prophétie, certainement celui des anciens et Miriam.

Dans quel sens ?

Le théologien Gerhard von Rad dit que la prophétie que Moïse représente est d’un type particulier. Moïse est particulièrement un prophète de l’action, qui joue un rôle actif dans les événements, non seulement donnent des directives.

Évidemment, ruach, est une métaphore que pour une mentalité appartenant au XXIe siècle a plus de sens si elle es traduit par « inspiration » au lieu « d’esprit ».

La différence entre « l’inspiration » de Moïse et « l’inspiration » des prophètes est plus clairement comprise par un commentaire d’Abraham Maslow, le fondateur de la psychologie humaniste :

« L’inspiration est commune et abondante. La différence entre l’inspiration et le produit final est beaucoup de travail dur, de discipline, des épreuves et ainsi. La créativité qui conduit à des produits réels repose aussi fortement sur d’autres vertus : ténacité, patience, travail acharné et similaire »

Ceci est une description qui peut être bien appliquée en parlant du caractère et de la vie de Moïse. Il vient à la pleine lumière quand Moïse est comparé avec les autres prophètes de son temps, et beaucoup de ceux qui sont venus plus tard.

La leçon enseignée appartient aux salles de classe, réunions d’entreprises et l’intimité de la table de travaille de chacun.







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