Minute de Torah - 4 Iyyar 5775

publié le vendredi 24 avril 2015
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B"H

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La sidra de la semaine, Tazria-Metsora , s’ouvre sur des lois relatives à l’accouchement. Et le Texte d’énoncer : "Une femme qui ensemence et donne naissance à un garçon ..." (Berechit, 12, 2). De ces mots, nos Sages du Talmud enseignent une loi biologique intrigante : si c’est la femme qui ensemence la première, l’enfant est un garçon ; si c’est l’homme qui ensemence le premier, l’enfant est une fille".

Un autre passage de la Torah corrobore subtilement cette affirmation, au sujet des enfants de Yaakov et Léa. Dina est appelée "sa fille", celle de Yaakov, alors que ses frères sont désignés comme "les fils de Léa"(Berechit , 46, 15), signifiant à nouveau que "le garçon provient de la femme".

Par ailleurs, les écrits de ’hassidout rappellent que chaque existence matérielle est une projection de la spiritualité. Et partant de l’explication selon laquelle l’homme et la femme représentent respectivement H’ et l’assemblée d’Israel (comparaison abondamment ramenée par nos maîtres), la ’hassidout enseigne que "la femme qui ensemence la première" représente l’effort de l’homme réalise ici-bas ("le réveil d’en-bas"), qui connaît l’élévation, et suscite la révélation céleste ("le réveil d’en-haut"). Dans ce cas, "l’enfant est un garçon", correspondant à un niveau de grand amour pour H’.

Dans l’autre cas, "l’homme ensemence le premier" signifie que c’est de H’ qu’émane l’influence accordée aux âmes pour se dépasser, sans qu’il n’y ait eu d’effort préalable de l’assemblée d’Israel.

Le Ora’h ’Haim enseigne un enseignement équivalent, expliquant que la première délivrance, celle d’Egypte, était de type féminine, provisoire, car résultait d’une impulsion de H’. Mais la délivrance messianique à venir, sera de type masculine, éternelle, car obtenue par le mérite des Bnei Israel.







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