Minute de Torah - 21 Adar 5775

publié le vendredi 13 mars 2015
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B"H

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Nous terminons ce chabat le second Livre de la Torah, le Livre Chemot, avant d’entamer le Livre Vaykra. Quel lien peut-on établir entre les deux Livres, et quel enseignement en tirer ?

La fin du Livre Chemot énonce qu’une nuée opaque est descendue sur le Sanctuaire. Cette nuée dissimulait le Sanctuaire au point que Moché ne pouvait y accéder. Comment est-il possible que le second Livre de la Torah se termine sur un tel constat d’obstacle, de dissimulation ? La réponse se trouve au début du Livre qui le succède directement, Vaykra, dont on lit les premières lignes l’après-midi même du chabat où l’on clôture le Livre Chemot.

Vaykra s’ouvre en énonçant que H’ appelle Moché pour se révéler à lui. Cet appel provient de l’intérieur de la Tente, au coeur de la nuée. De cela on peut retenir que les nuées ne sont là que pour être traversées, le voilement n’est là que pour être levé. La révélation n’en est que plus éclatante, et la dissimulation prend alors un autre sens.

Quelque soit le voilement, celui-ci est porté à être ôté, pour laisser place à la lumière. Face à la force de la révélation qui nous appelle, la dissimulation est elle-même sublimée, et n’est là qu’au service de cette révélation. Elle n’est une donc qu’une étape de la révélation. Transformée, la dissimulation devient elle-même révélation. Il en va ainsi pour les actions de celui qui accède la Téchouva (repentir). Les fautes (voilement) du Ba’al Téchouva (celui qui accède à la Téchouva) ne sont pas seulement écartées, elles peuvent elles-mêmes être transformées en bonnes actions.







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