Minute de Torah - 16 Chevat 5775

publié le lundi 9 février 2015
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B"H

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Nous célébrions hier la fête du 15 Chevat (ou tou-biChevat), le Nouvel An de l’arbre. Mais la fête n’est pas pour autant la fête d’un jour unique, car comme tout nouvel an dans le calendrier juif, il s’agit plus précisément et littérallement d’une "tête d’année", "rosh hashana". Or, à l’image d’une tête qui dirige et oriente tou le reste du corps, un "rosh hashana" oriente les mois qui vont en découler. Ce qui nou smène à comprendre plus profondément le sens de fêter un "rosh hashana" des arbres. Car on a beau aimer la nature, respecter l’environnement, cela justifierait-t-il d’une telle célébration religieuse ? Oui, si l’on prend le temps de s’émerveiller des créations de H’ et s’interroger sur le fait que la Torah compare les Bnei Israel aux arbres des champs.

Une première analogie fondamentale existe entre les arbres et les juifs, dont l’essence commune est de « reconnaître » (de même étymologie hébraïque que « Juif », yéhoudi) et chanter la gloire de H’ : « alors tous les arbres de la forêt entonneront un chant devant H’ » (Téhilim, 96, 12 ; Perek Chira, chap. 2).

De manière plus profonde, chaque partie de l’arbre se rattache à une qualité que le Juif vise à éclore en lui. La racine de l’arbre représente la fidélité du Juif en ses ancêtres auxquels il se rattache et par lesquels il trouve sa source de vie. Le tronc, les branches et les feuilles représentent respectivement les midot (qualités morales, qui forment le corps de sa personnalité), l’étude de la torah et les mitsvot du Juif (à travers lesquelles il s’épanouit).

Mais l’arbre n’atteint réellement sa plénitude que lorsqu’il donne des fruits, et que ses fruits portent en eux des graines... Les fruits du Juif sont ses dispositions à se détacher de son égo pour aller vers son prochain, l’influencer dans le bien. Si les fruits délivrent eux-mêmes des graines, la transmission est assurée. Prendre conscience du potentiel de la graine, c’est déjà être dans la disposition de la semer. Chacun a la force d’influencer d’autres personnes de son entourage, même dans des choses très simples de la Torah et des mitsvot. C’est donc une période propice pour viser la plénitude en étant des ’’influenceurs’’ et des diffuseurs au sein de la forêt.







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