Minute de Torah - 20 ’Hechvan 5775

publié le jeudi 13 novembre 2014
Partagez cet article :


publicité

Au moment où Avraham s’apprête à accomplir l’ordre divin d’"élever son fils" pour H’, un ange lui apparaît pour lui annoncer que l’épreuve est surmontée, sans aller jusqu’à atteindre au corps de son fils Yts’hak.

A cet instant, Avraham lève les yeux et aperçoit un bélier pris pas ses cornes dans un buisson. Ce même bélier, qu’Avraham allait donner en sacrifice pour H’, est devenu par ses cornes le symbole de la délivrance dans la situation sans issue. Le dernier secours là où il ne restait que l’espoir. C’est pourquoi l’ouverture de la prière quotidienne mentionne ce passage de la Torah, comme fondement de notre soumission au service de H’. Et chaque année à Roch Hachana (jour du Jugement, mais aussi jour anniversaire du sacrifice du bélier à la place de son fils Yts’hak) nous sonnons le Choffar (corne de bélier).

Le bélier dans son ensemble, nous renvoie aux plus grandes préoccupations des Bnéi Israel : le dévouement sans limites à H’, la téchouva, le retour à Sion, la foi et l’attente quotidienne en la venue de Machia’h. Son importance est si haute que le bélier était préposé pour le sacrifice depuis les 6 jours de la création (Rachi surBéréchit, 22, 13).

Rabbi Eliézer (Pirkei deRabbi Eli’ézer) commente que rien ne fut perdu de ce même bélier sacrifié par Avraham : les tendons du bélier servirent à la confection des cordes de la harpe du roi David ; les cendres du bélier formèrent le fondement de l’autel du Temple ; la peau du bélier fut utilisée pour faire la ceinture du prophète Elyahou (qui annoncera la révélation de Machia’h) ; c’est dans sa corne gauche que retentit la révélation au Mont Sinaï lors du don de la Torah ; et c’est avec sa corne droite ("le grand choffar" pour annoncer le rassemblement des exilés, cf. 10è bénédiction de la ’amida) que H’ annoncera la Délivrance.







blog comments powered by Disqus



Articles incontournables