Minute de Torah - 19 Mena’hem Av 5774

publié le samedi 16 août 2014
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B"H

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Dans la Sidra que nous lirons à la Torah ce chabat, Sidra ’Ekev, il est écrit que "ce n’est pas seulement de pain que l’homme tire sa vitalité, mais aussi de ce qui sort de la bouche de H’ " ("...lo ’al halé’hem lévado y’hyé haadam ki ’al kol motsa fi H’ y’hyé haadam...", Dévarim, 8, 3).D’autre part, il existe une coutume (minhag) avant de distribuer le pain de chabat, de tremper 3 fois le pain dans le sel et de chanter "H’ mélekh, H’ malakh, H’ ymlokh, léolam vaèd" (H’ a régné, H’ règne, et H’ règnera, pour toujours).Le Ari Za"l interprète le verset de la Sidra ’Ekev, en expliquant que ce n’est pas la matérialité (gachmiout) du pain qui suffit à nourrir l’homme. C’est de manière plus essentielle la parole de H’ se trouvant dans le pain qui le nourrit et la combinaison des lettres désignant le pain qui lui apporte la vitalité. Comment comprendre cela ? Le Tanya explique que H’ S’habille en ce monde et en Ses créations, afin de les vivifier. De la bouche de H’ sortent les lettres émanant de Sa Volonté. Les réceptacles de divinité que constituent les lettres sont partie intégrante de la Divinité.Le pain (Lé’HèM en hébreu) s’obtient par l’intermédiaire de l’épreuve du travail ("du travail de tes paumes tu mangeras le pain", selon l’injonction divine). Cette confrontation à la matérialité est pénible. Pour adoucir cette épreuve, nous prions H’ et cherchons à nous rapprocher de lui par en lui étant pardonné (Mo’HèL en hébreu). Pour confirmer ce pardon, a la prescription de lui apporter un sacrifice expiatoire (aujourd’hui substitué par nos prières) sur l’autel dans lequel nous sommes tenus de verser du sel (c’est aussi l’une des 613 mitsvot). Depuis que le Temple a été détruit et jusqu’à ce que le 3è soit reconstruit très prochainement, nos Sages nous enseignent que nos tables font office d’autel, les aliments font office de sacrifice, et nous disposons du sel (MéLa’H en hébreu) à table, comme le sel que l’on versait sur le sacrifice à l’époque où l’on pouvait en apporter dans le Temple. Le "pain", le "sel" et "être pardonné" s’écrivent avec la combinaison des 3 mêmes lettres dans la langue sainte (Mèm, Lamed, et ’Hèth). Ce qui corrobore le lien qu’on en a fait ressortir ci-haut. Mais quelle est la raison de la coutume citée plus-haut ? Obtenir le pardon, pour adoucir l’épreuve qui nous fait gagner le pain, nécessite d’invoquer le Nom divin, particulièrement le Tétragramme. Or nos Sages nous enseignent que l’on ne peut refuser un pardon demandé 3 fois avec sincérité. 3 fois le Nom divin, dont la valeur numérique est 26, nous fait obtenir le pardon (dont la valeur numérique est 3*26 : Mo’HèL), l’épreuve en étant adoucie (dans le sacrifice, c’est la fonction du sel, dont la valeur numérique est aussi 3*26 : Méla’H). Ainsi l’on peut "tirer la vitalité" du pain (dont la valeur numérique est aussi 3*26 : Lé’HèM). Et c’est pourquoi certaines communautés associent cette chanson comportant 3 fois le Nom divin de valeur numérique 26, lorsque l’on trempe le pain dans le sel.






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