Minute de Torah - 28 Sivan 5773

publié le vendredi 7 juin 2013
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B"H

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Le récit de Kora’h dans la sidra de cette semaine, fait partie de ces périodes peu glorieuses de l’histoire juive, mais qui ont su délivrer un enseignement capable de nous porter plus haut encore qu’avant le trouble.

Kora’h et son assemblée introduisent au sein du peuple une honteuse polémique visant à contester la légitimité et l’autorité de Moché Rabbeinou et son frère Aharon haCohen à la tête des Bnei Israel.

L’objet de la rébellion repose sur un argument pernicieux, qui peut s’énoncer de la sorte : Certes, Moché et son frère sont supérieurs à l’ensemble d’Israel en terme de connaissance de la Torah. De fait, c’est Moché qui a été choisi par H’ pour la recevoir et la transmettre au reste du peuple, et d’autre part, il l’a enseigné avant tous à son frère, responsable du Service du Temple en tant que Cohen. C’est pourquoi Kora’h ne discute pas le fait qu’ils soient désignés pour diriger les Bnei Israel et les mener jusqu’en Terre Sainte (représentant le champ de l’action, par opposition au désert, champ de l’étude).

Toutefois, ’’l’essentiel n’est pas le commentaire, mais l’action’’, enseignent nos Sages. Formulé autrement, l’étude de la Torah n’est supérieure à la pratique des mitsvot que dans la mesure ou cette étude doit mener à l’accomplissement des mitsvot, sa finalité.

Or, rappelle Kora’h aux portes de la Terre Sainte fraichement explorée, l’accomplissement des mitsvot place tous les Bnei Israel au même niveau : lorsqu’un Juif porte les tefilin ou met une pièce à la Tsedaka, lorsqu’une Juive introduit dans le foyer la sainteté du chabat par l’allumage des bougies, aussi simples ces juifs soient-ils, ils auront accompli la même et unique mitsva que le plus Sage des juifs. C’est une propriété fondamentale de la mitsva, volonté divine.

Pour autant, peut-on imaginer que de ce fait, le peuple puisse se dédouaner de ses guides spirituels, et Moche à leur tête ? Certainement pas, puisque si une mitsva est une mitsva, la lumière qu’elle introduit dans le monde diffère selon l’intensité de l’intention pure qui est investie dans l’acte. La mitsva accomplie par Moché et les Sages de la génération éclaire le monde d’une lumière comparée à la lumière du matin. La même mitsva, accomplie par d’autres personnes, n’éclaire que d’une lumière comparée à celle du soir. L’attachement aux Tsadikim et à leurs directives nous aide à remplir le monde de cette lumière matinale propice au dévoilement imminent de Machia’h.







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