Jacques Grinberg : Exposition rétrospective 1961 - 2011

publié le lundi 10 décembre 2012
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La Cité internationale des arts de Paris accueille du 6 au 22 décembre 2012 la première rétrospective du peintre Jacques Grinberg.

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A la mort du peintre Jacques Grinberg en mai 2011, sa famille et ses proches décident d’organiser une grande rétrospective. L’exposition retracera le parcours de l’artiste du début des années 1960 jusqu’à sa dernière toile exécutée peu avant son décès : une invitation à découvrir ou redécouvrir une oeuvre singulière et marquante.

Jacques Grinberg est né en 1941 à Sofia, Bulgarie. En 1954, sa famille part pour Israël. Très tôt attiré par la peinture, il s’inscrit dès 1957 à l’école des Beaux-Arts de Tel Aviv. Il arrive à Paris en 1961 et à 23 ans, il entre à la galerie A. Schoeller Jr. (Paris). Promoteur d’une approche figurative renouvelée, il impressionne les critiques d’art qui le considèrent comme l’un des pionniers de la Nouvelle figuration des années 1960. Sans plan de carrière, éloigné de tous mouvements ou écoles, Jacques Grinberg a ensuite poursuivi ses recherches en repoussant le conformisme et la répétition. Intéressé par la kabbale et le tao, il s’en est inspiré. Son art ne cherche jamais à plaire. Pourtant, il plaît.

Couleurs percutantes, lumière jaillissante, lignes souples et maîtrisées, l’oeuvre de Jacques Grinberg attire l’attention du spectateur. Elle lui pose des questions sur la condition humaine et s’accroche à sa sensibilité. Spontanéité et violence, conscience et mélancolie, vision et poésie, élan et... dérision, irriguent un travail puissant et original. L’exposition rétrospective mettra en lumière toutes ces facettes en donnant à voir un ensemble de soixante-dix peintures de divers formats ainsi qu’une sélection impressionnante d’oeuvres sur papier (gouaches, encres de chine, lithographies).

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L’évènement se tiendra du 6 au 22 décembre 2012 à la Cité internationale des Arts de Paris. En plein coeur historique de Paris, cette Fondation abrite un vaste espace d’exposition sur plusieurs niveaux et avec vue sur la Seine.

Le très bel ouvrage Jacques Grinberg OEuvres/Works est en vente en librairie depuis le 18 octobre. Publié aux éditions Cohen&Cohen, son texte d’ouverture est signé par Adam Biro. Il est également possible de se rendre sur le site internet www.jacquesgrinberg.com.

L’exposition est accessible gratuitement

Cité internationale des Arts de Paris

18, rue de l’Hôtel de Ville, 75004, Paris. Tel : 01 42 78 71 72

www.citedesartsparis.net

Association l’Homme bleu

83, rue du Château des Rentiers - 75013 Paris

Horaires d’ouverture

Du lundi au samedi de 14h à 19h

Nocturne jusque 21h les jeudis 13 et 20 décembre

Transports

Métro : ligne 7, station Pont-Marie ou ligne 1, station Saint-Paul

Bus : 96 ou 67, arrêt Pont Louis Philippe

BIOGRAPHIE

Jacques Grinberg naît en 1941 à Sofia - Bulgarie. Il quitte le pays à l’âge de 13 ans pour Israël. Très tôt attiré par la peinture, il s’inscrit en 1957 à l’Avni Art Institute de Tel Aviv.

1961-1970

Il expose pour la première fois à la Chemerinsky Art Gallery (Tel Aviv-Israël) en 1961. Jeune peintre, il choisit de partir pour Paris. Il emménage dans une petite colonie d’artistes, rue d’Alesia et fréquente le quartier Montparnasse.

En 1963, il expose à Oslo, puis à Bruxelles ainsi qu’à Madrid. Le galeriste Jo Verbrugghen le remarque et lui organise une première exposition personnelle à la galerie Kaleidoskoop (Gand).

A 23 ans, il entre à la galerie d’André Schoeller Jr. (Paris) qui lui consacre plusieurs expositions personnelles. Il restera sous contrat avec ce marchand de 1964 à 1970. Durant cette même période, il expose seul à la Greer gallery de New-York et participe à de nombreuses expositions collectives en Suisse (Rencontres - galerie Krugier ; 20 peintres d’aujourd’hui à Paris - galerie Benador ; Galeries Pilotes - Musée de Lausanne), à Paris (Moralités - galerie Lahumière) ; à Ibizza (galeria Ivan Spence) mais aussi en Autriche, en Yougoslavie et aux Pays-Bas. Promoteur d’une approche figurative renouvelée, il se fait également remarquer dans les Salons tant par son langage violent et politique anti-bourgeois et anti-militariste que pour la maîtrise de son expression picturale. Lors de ces rendez-vous artistiques, il expose en même temps que Maryan, Rebeyrolle, et Saura mais aussi Arroyo, Segui, Tisserand, Télémaque, Monory... Il est alors considéré comme l’un des pionniers de la Nouvelle figuration.

1971-1983

Suite à la fermeture de la galerie Schoeller, Jacques Grinberg connaît des difficultés financières importantes et repart vivre en Israël durant une année. Revenu à Paris, il élargit son spectre d’inspiration. Il intègre de nouvelles influences - kabbale, tao. Il explore et multiplie les recherches picturales.

En 1973, il présente des lithographies à la Bibliothèque nationale de France puis à la galerie de France, avec notamment Alechinsky, Erro, Jorn, Matta et Topor. La même année, il collabore de nouveau avec le marchand belge Jo Verbrugghen : une grande exposition personnelle lui est consacrée au Musée Sint Pietersabdij de Gand.

En 1974, retour dans le quartier Montparnasse. Jacques Grinberg mène alors une vie mouvementée et a affaire brièvement à l’univers psychiatrique. Soutenu par sa famille, il continue de peindre. A cette époque, il voyage au Mexique et en Grèce pays dont il ramène de nombreux travaux.

1984-1994

Nouveau départ en Israël. Il y réalise trois expositions personnelles, d’abord à la galerie Dvir (Tel Aviv) en 1984 et 1985, puis à la galerie 27 en 1987 (Tel Aviv). L’oeuvre de Jacques Grinberg touche alors un public enthousiaste et ses expositions bénéficient d’un large écho médiatique.

Grinberg revient en France en 1987. Il renoue avec Cérès Franco - amie de vingt ans et directrice de la galerie l’OEil de Boeuf à Paris. Elle lui organise quatre expositions personnelles entre 1988 et 1994.

1995-2011

Au cours de cette période, Grinberg se consacre désormais de façon exclusive à la création et s’isole de plus en plus. Sa production picturale est sûre et intense. Il commence à écrire et fait imprimer de nombreux recueils. Il reçoit de jeunes artistes qui seront, pour certains, fortement influencés par sa pensée.

En 1997, ses gravures sont exposées à la galerie Jacques à Ann Arbor aux Etats-Unis (Michigan). Et la galerie Idées d’artistes lui organise ce qui sera sa dernière exposition personnelle - Véhément, mélancolique - en 2002.

En 2008, la galerie Polad-Hardouin - souhaitant rendre un hommage aux peintres de la Nouvelle figuration des années 1960 - organise une exposition manifeste intitulée Nouvelle figuration : Acte III. Grinberg y expose des oeuvres de cette époque aux côtés notamment de Maryan, Macréau, Rebeyrolle, Saura, Christoforou, Lindström.

Fermement indépendant et fou de peinture, il continue librement ses recherches en se renouvelant sans cesse jusqu’à son décès survenu le 31 mai 2011.






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