Minute de Torah - 25 Tichri 5773

publié le jeudi 11 octobre 2012
Partagez cet article :



B"H

publicité

A tous les niveaux d’interprétation de la Torah, nous trouvons des commentaires sur la première lettre de la Bible, qui n’est qu’en fait la deuxième lettre de l’alphabet ("Beth" et non pas "Aleph"). Puisque rien n’est laissé hors de la surveillance divine, dans chaque détail du monde comme dans sa globalité, que doit-on retenir de ce non respect de la préséance du "Aleph" sur le "Beth" ? Le premier verset : "Béréchit bara Elo-kim" ("Au commencement, H’ créa..."), ne commence donc pas par la première lettre de l’alphabet, qui représente pourtant H’ , qui est Un, qui est naturellement à la tête du monde qu’Il crée.

Dans un commentaire sur la Sidra Béréchit (Likoutei Si’hot Vol. XV), le Rabbi explique que celui qui s’engage dans l’étude de la Torah (même une courte mesure par jour) précèdera cet engagement par une acceptation, une prise de conscience que l’étude est le moyen pour nous attacher au Maître du Monde.

L’étude n’est ni passionnée, ni intellectuelle, elle est tournée vers une visée sainte, celle d’accomplir la Volonté de H’ par la mitsva de l’étude de la Torah. C’est une condition implicite pour la mériter pleinement. Car même si H’ nous a donné pour toujours la Torah, il ne cesse de nous la donner chaque jour. C’est pourquoi chaque matin nous répétons dans la prière quotidienne la bénédiction qui précède l’étude, à Celui "qui nous donne la Torah" (à noter le temps du présent de l’indicatif, rappel qu’elle nous est re-donnée chaque jour). C’est aussi une condition implicite pour mériter pleinement de recevoir "la sagesse, le discernement et la connaissance" de la part de Celui qui la dispense, et ainsi de nous unir à Lui.

Ce préalable est le "Aleph de notre comportement", à partir duquel le "Beth" (qui correspond à l’étude de la Torah) est habillé de sens.







blog comments powered by Disqus



Articles incontournables