Minute de Torah - 12 Eloul 5772

publié le vendredi 31 août 2012
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B"H

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Lorsqu’une âme juive descend du ciel pour s’intégrer dans un corps matériel, elle est en fait envoyée dans ce monde-ci pour accomplir deux missions divines. La première, appelée "notre part" (’hèlkeinou) est identique pour chacun, générale et commune à toutes les âmes juives. Elle consiste à faire de ce monde matériel une résidence digne d’être le lieu de résidence éternel des Bnei Israel et pour H’. En parallèle à cette mission générale, se confond une mission spécifique à chaque âme juive, mission appelée "notre sort" (goralénou) car elle désigne l’apport personnel et spécifique de chacun. Cette mission consiste à changer sa propre nature en faisant en sorte que la bonté l’emporte sur la sévérité, chacun selon ses traits de caractères (cf. pour plus de détails Tanya, Iguérèt haKodech, lettre n°7).

Revenons sur la mission générale qui nous incombe, à la lumière de l’analyse comparative que dresse le Rabbi de Loubavitch (Si’ha sur Ki-Tétsé, Eloul 5751-1991) entre la Sidra Ki-Tétsé (du chabat qui arrive) et la Sidra Ki-Tavo (du chabat suivant).

Pour deux Sidras consécutives, il est étonnant de constater à quel point elles semblent différer dans leur dénomination, comme dans leur contenu : Ki-Tétsé (quand tu sortiras -en guerre-), dénote une absence de calme et de tranquillité. Au niveau de l’âme de descendre ici-bas s’intégrer dans un corps pour livrer dans les "champs de bataille matériels" une guerre contre le yétsèr hara’, le mauvais penchant. L’enjeu d’une telle bataille : le travail de raffinement et de purification de la matière, au point d’en faire une résidence pour H’. A l’opposé, Ki-Tavo (quand tu rentreras), nous projette dans l’entrée en Terre Sainte, Terre de résidence éternelle pour le peuple juif, avec la venue de Machia’h et l’établissement du 3è Temple, qui sera une construction éternelle.

Non seulement la Sidra Ki-Tavo succède directement Ki-Tétsé d’un chabat sur l’autre, mais de surcroît on commence la lecture de la seconde la chabat même de la première (chaque chabat après-midi, à la suite du chabat matin, le début de la Sidra de la semaine à venir est lu à la synagogue). Une manière de signifier que la délivrance n’est jamais loin, et ne doit plus tarder ! Se fondant sur un verset de Ki-Tetsé, "le jour-même tu lui donneras son salaire" (Dévarim, 24, 15), le Rabbi explique que "puisque chaque Juif a la capacité d’amener la délivrance, (comme l’enseigne Maïmonide lorsqu’il écrit que n’importe quelle Mitsva peut déclencher la délivrance pour le monde entier), il y a donc aussi aujourd’hui pour chaque Juif la récompense qui appartient aux temps messianiques, et il ne lui reste qu’à la dévoiler à travers l’ajout d’une bonne action".







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