Minute de Torah - 29 Tichri 5772

publié le jeudi 27 octobre 2011
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B"H

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La génération de Noa’h, appelée « génération du déluge » (dor ha-maboul), était remplie de corruption, de perversité et de violence entre les hommes. Dix générations plus tard, la génération d’Avraham, appelée « génération de la dispersion » (dor ha-phlaga), avait fait construire une tour très haute (la Tour de Babel) pour défier H’, et mettre en cause le principe de l’existence de H’.

Qu’est-ce qui constitue l’acte le plus grave ? Défier l’homme ou défier H’ ? Repousser la place de l’homme dans son territoire, ou tenter de repousser l’omniprésence divine ? Sous cet angle, il semble même inutile de poser la question tant la réponse paraît évidente. Et pourtant, la génération de Noa’h a été anéantie, alors que la génération d’Avraham n’a été que « dispersée ». C’est d’autant plus étonnant qu’on aurait pu attendre de la génération d’Avraham un effort particulier de retour vers H’, puisqu’ils ne devaient pas ignorer pas l’avertissement de la génération de Noa’h.

Rachi, le principal commentateur du sens premier de la Torah, nous explique la différence entre la « génération du déluge » et la « génération de la dispersion » : « la première pratiquait le vol et se livrait à des violences, d’où sa destruction ; alors que la génération de la Tour de Babel pratiquait l’amour et la fraternité » (Rachi sur Béréchit, 1, 9).

H’ peut fermer les yeux sur le manque de considération que certains lui vouent. Par contre, le Créateur refuse que l’homme mette en branle la fondation du monde, qu’est la paix entre les créatures. Comme le chante le Roi David, « le monde repose sur la Bonté » (Téhilim, 89,3). Et le grand principe de la Torah qu’énonce Rabbi ’Akiba est : « tu aimeras ton prochain comme toi-même ».

Jusqu’à aujourd’hui, Israel n’est pas pleinement reconstruite, tant que le 3è Temple n’est pas dressé à Jérusalem. Le Baal Chem Tov nous enseigne que si la haine gratuite (sin-at ’hinam) a été la cause de la destruction du 2è Temple, c’est l’« amour gratuit » (ahavat ’hinam) qui nous mènera très prochainement aux portes du 3è Beit Hamikdach, pour atteindre la finalité du plan divin pour laquelle la Torah a été donnée aux hommes.







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