Minute de Torah - 19 Tamouz 5771

publié le jeudi 21 juillet 2011
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B"H

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La science moderne a établi à l’appui de recherches poussées qu’il existe bel et bien ce qu’on appelle communément un "effet papillon". En d’autres termes, les battements d’ailes d’un papillon peuvent émettre des ondes qui en s’amplifiant progressivement, peuvent entraîner, à l’autre bout du monde, une tornade. On peut souvent constater le reflet de ce que les scientifiques démontrent au niveau matériel, dans la Torah. Le Rabbi de Loubavitch, a expliqué longuement l’impact infini de l’acte créatif qu’accomplit l’homme par la mitsva, expression concrète de son potentiel de bien, dont la nature est infinie puisque H’ en est la source. Voici une illustration de cet "effet papillon" :

Un ’hassid que l’on appelait Rebbe ’Haïm de Kotzk avait la réputation d’être particulièrement dévoué à l’étude de la Torah, au point que certains estimaient qu’il étudiait près de 18h par jour les textes saints de la Torah, tant il était attaché à cette mitsva. On dit qu’il passait tant de temps assis que le bois sur lequel il s’asseyait pour étudier avait fini par s’enfoncer au fil du temps. Mais un jour, alors qu’il avait plus de 80 ans et avec une forme et un état de santé ralenti par l’âge, des proches lui suggérèrent de diminuer un peu son temps d’étude pour se reposer et garder sa bonne santé. Sans nier la fatigue, il leur dit qu’il réfléchirait à cela. Mais voyant les jours suivants qu’il n’avait pas diminué son rythme d’étude, ses proches le questionnèrent à nouveau, ce à quoi il répondit, à peu près en ces termes :

"Si je diminuais d’une heure mon étude quotidienne, les disciples qui me voient comme un modèle à suivre risqueraient de passer de 10h à 9h d’étude ; si ces derniers diminuaient ainsi leur temps d’étude, ceux qui prennent des forces à les voir étudier avec tant de force se décourageraient et viendraient moins régulièrement étudier à la synagogue. Or ceux-là même motivent ceux qui n’ont pour l’instant le temps de venir qu’une fois par semaine, qui sont eux-même des exemples pour ceux qui les voient lors des fêtes chaque année. Et si ceux qui n’ont pour l’instant l’habitude que lors des fêtes voyaient chez leurs proches moins d’enthousiasme à venir plus régulièrement, ils risqueraient de ne venir qu’une fois par an. Constatant cela, le jeune Yankele, qui ne veut jamais venir à la synagogue, dont les seuls amis juifs qui lui restent sont ceux qui sont dans ce dernier cas, risquerait de se questionner sur l’intérêt de garder le liens avec la communauté qui de toute façon marquerait des signes de fatigue... Or c’est précisément ce qui le retenait, à D. ne plaise, de se marier avec une goya. Alors pour lui, moi ’Haïm de Kotzk malgré mon âge, et bien que je ne connaisse pas Yankele personnellement, ne veux pas diminuer mon temps d’étude de la Torah de vie, Torah de vérité."







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