Minute de Torah - 8 Iyyar 5771

publié le jeudi 12 mai 2011
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B"H

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A la fin du Traité "Péah" (qui traite notamment des "coins" (péot au pluriel) des champs, à réserver pour les pauvres), dans le Talmud de Jérusalem, est rapportée une anecdote au sujet de l’un des disciples de Rabbi ’Akiva, Rabbi Eli’ézer (ben Yaakov).

Rabbi Elie’ézer vit un jour un pauvre mendiant, aveugle de surcroît, assis à attendre qu’on veuille bien avoir de la compassion pour lui et lui donner quelques pièces. Mais, discret et n’attirant pas le regard, peu de gens prétaient attention à cet homme démuni, qui de toute façon, ne pouvait dévisager les coeurs insensibles, ... ni reconnaître les âmes généreuses.

Rabbi Eli’ézer, dans toute sa bonté, décida, à l’insu du pauvre homme, de s’assoir à ses côtés. Or les passants connaissainet bien la grandeur du Tana Rabbi Eli’ézer, et sa sagesse faisait l’unanimité. Comment un talmid ’hakham de ce rang, disciple de Rabbi ’Akiba, pouvait-il être assis par tête, près d’un pauvre mendiant aveugle. Le pauvre mendiant avait certainement un mérite tout particulier jusqu’alors ignoré par les passants. Ceux-ci jugèrent qu’il était forcément de grande vertu pour que Rabbi Eli’ézer s’assoie à ses côtés. Dès lors, ils se firent nombreux à accorder de la Tsédaka à ce pauvre homme. Le mendiant aveugle se rendit compte dès la fin de la journée qu’il avait reçu une aide significative, qui dépassait l’ordinaire. En interrogeant un inconnu qui venait encore vers lui, il apprit que la présence à ses côtés de Rabbi Eli’ézer une partie de la journée avait suscité une attention particulière à son égard.

Le pauvre aveugle, ému, adressa une prière à l’encontre de Rabbi Eli’ézer : "Toi qui as montré tant de bonté envers celui qu’on voit mais qui ne voit pas, puisse Celui qui voit mais qu’on ne voit pas te le rende".







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