Minute de Torah - 13 Sivan 5770

publié le mercredi 26 mai 2010
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B"H

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Si des Juifs se trouvent un chabat dans un endroit éloigné et dans une situation telle qu’ils ne savent pas quelle est la sidra à lire ce chabat lors de la lecture de la Torah, nos Sages enseignent qu’ils devront lire "la sidra (qui parle) de la manne", soit en passant la sidra de la semaine : Beha’alotekha.

La Torah est divisée en plus de 50 sidra, lues chaque semaine jusqu’à terminer l’ensemble de la lecture de la Torah (Pentateuque) chaque année. Pourquoi alors choisir précisément cette sidra dans le cas décrit plus haut ?

Les écrits de ’hassidout en donnent une explication qui permet au passage d’apprécier la singularité de la manne tombée du ciel lors de la traversée du désert, et du saint chabat : En fait, il existe un lien particulier et profond entre la manne et chabat.

La manne, nourriture tombée du ciel, n’était pas réservée aux Tsadikim, ou aux plus érudits de la génération de Moché Rabbeinou, mais tombait de telle sorte qu’il y en ait pour chaque Juif, de quelque niveau qu’il soit (Tsadik, Beinoni, ou Racha’). Deuxièmement, la manne ne nécessitait pas une préparation aussi longue et laborieuse que la confection du pain. Certes, l’effort pour pouvoir atteindre la manne et la consommer différait selon que l’on était Tsadik ou non (cf. guemara Yoma 75a), mais personne ne restait exclu de cette distribution céleste. Troisièmement, la manne, dans sa descente du ciel vers ici-bas, conservait toute son élévation particulière, sans aucune dégradation. Et elle était entièrement saine pour le corps, n’entraînant aucune forme de rejet.

Il en est exactement de même pour le chabat, sur les trois points mentionnés : la sainteté du chabat est accessible à tous ceux qui l’accueillent sans exception, et sans différence sur l’accomplissement effectif de la mitsva (la même mitsva est accomplie, que ce soit par un Sage ou une personne simple) ; le chabat est le temps du repos qui surplombe la semaine, séparé du temps du travail laborieux caractéristique des 6 autres jours ; et sa sainteté, son élévation particulière telle qu’elle se trouve dans les mondes célestes, descend jusqu’ici-bas intacte dans les foyers juifs, sans la moindre perte de son royal éclat. Nombreux sont ceux qui, ayant cherché à goûter plus intensément la saveur du chabat, ont accompli progressivement une téchouva remarquable.







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