Minute de Torah - 16 Iyyar 5770

publié le samedi 1er mai 2010
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B"H

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Ce dimanche, nous célébrerons la fête de Lag baomer (33e jour du compte des jours qui relie Pessa’h à Chavouot). Le samedi soir à venir et la journée de dimanche, la petite ville de Merone où se trouve le tombeau de Rabbi Chimon bar Yo’haï (tout près de la sainte ville de Tsfat), sera pour un jour l’une des villes les plus peuplées d’Israel.

Lag Baomer est le jour de la Hiloula (célébration du jour où un Tsadik a quitté physiquement ce monde-ci, mais dont l’influence spirituelle est renforcée) de Rabbi Chimon bar Yo’haï, Sage éminent de notre Histoire. La profondeur de son étude aura révélé à toutes les générations des secrets fondamentaux de la Torah, à l’image d’un trésor dont on a dévoilé une partie de l’existence et découvre un aspect majeur de sa splendeur. Auteur du Zohar, commentaire ésotérique de la Torah, Rabbi Chimone bar Yohaï a ouvert la voie, quelques siècles plus tard, aux enseignements du Ari Za’’l (il y a près de 400 ans), maître incontesté de la kabbala. Le monde devenait progressivement un réceptacle préparé à recevoir la lumière des enseignements de ’hassidout par le Baal Chem Tov (environ 1 siècle après le Ari Za"l) et ses successeurs (’’bergers’’ du peuple et chefs de génération de par leur rôle dans la diffusion et le renforcement de la Torah et de par leur secours aussi bien spirituel que matériel, auprès de chaque juif), jusqu’à notre génération. Notre génération est d’ailleurs qualifiée de ’’dernière génération de l’exil et première génération de la délivrance’’, qui voit les sources et les profondeurs de la Torah se dévoiler et se diffuser à chaque recoin du monde où se trouvent des Juifs. Cette lumière diffusée à travers le monde repousse d’une part l’obscurité croissante de l’exil et préare d’autre part le dévoilement de la lumière du Machia’h.

Rabbi Chimon bar Yo’haï était un si grand Tsadik (appelé ’’fondement du monde’’) que le monde entier pouvait tenir par son mérite, de sorte que l’on ne vit jamais, de son existence, un arc-en-ciel (signe de l’alliance, suite au déluge à l’époque de Noa’h, par laquelle H’ promit de ne jamais détruire le monde quand bien même les Bnei Israel tarderaient à faire téchouva). Il demanda à ce que l’on se réjouisse chaque année lors du jour de son départ physique, qui correspond au jour où toute la Torah étudiée et les mitsvot accomplies par une personne durant sa vie ici-bas s’élèvent rejoindre leur source. C’est noté, nous répondrons donc présent à sa demande dimanche prochain, dans quelque ville que nous nous trouvions, de New York à Merone, de Paris à Jérusalem, en passant par Genève !







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