Minute de Torah - 10 Nissan 5770

publié le vendredi 26 mars 2010
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B"H

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Le chabat qui précède Pessa’h est appelé « chabat hagadol » (le grand chabat). Qu’a-t-il de si grand par rapport aux autres chabats de l’année pour mériter une telle appellation ?

Le « Choul’han `Aroukh haRav » (le code de lois juives de l’Admour Hazaken) ramène la raison suivante : A quelques jours à peine de la sortie d’Egypte, H’ demande aux Bnei Israel de prendre un agneau qu’ils allaient sacrifier pour H’ (le « sacrifice pascal »). En Egypte, le sacrifice de Pessa’h fut prélevé le dix du mois, qui était alors un chabat. L’agneau étant pris pour une divinité par les Egyptiens, ceux-ci furent stupéfaits de voir les Bnei Israel en garder un chez eux, et les questionnaient quant à l’usage qu’ils allaient en faire. Les Bnei Israel répondaient que ce sacrifice les protègerait contre la 10è plaie qui allait s’abattre sur l’Egypte, et tuer les premiers-nés du pays.

L’Egypte avait déjà enduré neuf plaies sans que Pharaon n’accepte de libérer enfin le peuple hébreu. Les premiers-nés égyptiens, qui risquaient directement leur vie par l’obstination de Pharaon, protestèrent vivement mais en vain. Alors, les premiers-nés égyptiens se révoltèrent contre les armées de Pharaon, plongeant le pays dans une véritable guerre civile. C’était un miracle avant le miracle, puisque les Egyptiens étaient littéralement en train de s’auto-détruire, sans même que les hébreux n’aient à intervenir.

Ainsi, les Bnei Israel s’attachèrent avec tant de foi à la prescription du sacrifice pascal que ses ennemis commencèrent à se consumer progressivement sans même que les Bnei Israel n’aient à prendre les armes.







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