Minute de Torah - 21 Chevat 5770

publié le vendredi 5 février 2010
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B"H

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H’ s’apprête à donner la Torah à Moché. Les anges célestes, se sentant déshérités au profit des humains, interrogent H’ sur une telle décision. Comment la Torah descendrait-elle dans le domaine des hommes, dont l’ego et le penchant à la faute mettent en question leur possibilité de mériter la Torah ?

Le Midrah Chemot Rabba sur la sidra Ytro commente : H’ donna à Moché Rabbeinou l’apparence de son aïeul Avraham. A noter que Moché est issu de la 7è génération à compter de la génération d’Avraham, son ascendant en ligne directe. Après quoi H’ s’adresse aux anges de service : N’est-ce pas l’homme de ’Héssèd (Bonté) chez lequel vous êtes descendus boire et manger ? Et H’ d’expliquer à Moché que c’est par le mérite d’Avraham qu’il reçoit la Torah.

L’ego ne peut donc plus être invoqué par les anges, mais il reste le penchant à fauter. Or la Torah a précisément été donnée aux hommes, caractérisés par le libre-arbitre. Ce libre-arbitre signifie qu’ils ont le penchant d’aller aussi bien vers la sévérité que la bonté, mais que H’ leur donne les forces pour choisir la bonté. En d’autres termes, le penchant à la faute existe, seulement pour donner du mérite aux Bnei Israel, qui feront en sorte que la bonté l’emporte sur la sévérité. Comme est précieuse une mitsva accomplie en dépit des contraintes et difficultés matérielles qu’elle peut comporter ! Comme est précieux l’attachement des Bnei Israel envers leur Créateur par leur accomplissement de la volonté divine !

De fait, le mauvais penchant (yetser hara’) ne souhaite pas que l’homme faute. Le yetser hara’ n’a pas été créé pour cela ; il a été créé pour contre-balancer la force de la bonté et donner le véritable libre-arbitre nécessaire à ceux qui reçoivent la Torah. En donnant la Torah à Moché, fils de ’Amram (qui n’a jamais fauté), les anges devaient accepter pleinement le plan divin







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