Minute de Torah - 28 Tévèt 5770

publié le mercredi 13 janvier 2010
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B"H

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Devant l’obstination de Pharaon à ne pas libérer le peuple hébreu de l’esclavage, H’ afflige par l’intermédiaire de Moché et Aharon les 10 fameuses plaies sur l’Egypte, l’une après l’autre. Sans jamais les affecter, chacune des plaies contient pour les Bnei Israel eux-mêmes une leçon à suivre pour le service de H’. Car après tout, la Torah ( étymologiquement du langage d’"enseignement") n’est-elle pas un Enseignement éternel en tous temps et tous lieux, concernant la manière dont les Bnei Israel doivent Le servir ? Analysons donc à la lumière des écrits de ’hassidout le sens profond des deux premières plaies.

La première plaie vise l’un des principaux objets d’idolâtrie des Egyptiens, le fleuve du Nil. L’idole sera frappée avant ceux qui lui voient un culte. S’imaginant que leur richesse provient de l’eau du Nil, sans qu’ils ne cherchent à comprendre plus profondement l’origine de cette eau, les Egyptiens ont les yeux rivés vers le bas (les eaux du Nil) plutôt que de lever les yeux au Ciel pour prier au sujet de leur subsistance. H’ frappe le Nil en transformant son eau en sang. Or l’eau, comme les éléments minéraux, représentent la froideur, l’insensibilité, l’absence d’enthousiasme concernant les sujets de sainteté. A l’inverse, le sang est symbole de vitalité, il est chaud, et représente le véhicule qui alimente la vie. Lorsqu’ils sortiront d’Egypte (qui représente d’ailleurs la source de tous les exils), les Hébreux pourront servir H’ avec une enthousiasme renouvelé, briser la froideur et les limites imposées par l’exil d’Egypte (en hébreu "Mitsraïm", du mot "Metsarim", "limites").

La seconde plaie est l’épidémie de grenouilles qui envahit les habitations égyptiennes jusque dans leurs fours et marmites. Ce n’est pas une expression, c’est concrètement les destinations visées par les grenouilles. La ’Hassidout d’expliquer, toujours en terme de service divin pour les Bnei Israel, que les grenouilles trouvent leur origine du milieu aquatique (défini plus haut comme froid). Les habitations des égyptiens représentent l’intérieur de chacun. Les marmites et les fours sont une allusion à toute la chaleur investie cette fois-ci dans les sujets profanes, sans discernement. Les grenouilles, mobiles, transportaient la froideur vers les intérieurs les plus chauds pour tempérer l’ardeur de ceux qui sont remplis de dynamisme, bouillants, pour des sujets extérieurs à la sainteté. Elles visaient à calmer la vitalité malsaine de ceux qui "vouent un culte", jusqu’à s’y noyer, pour les sujets profanes.







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