Minute de Torah - 9 Kislev 5770

publié le jeudi 26 novembre 2009
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B"H

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Se peut-il qu’un tiers de la vie d’un homme soit utilisé sans occupation majeure, sans service divin, pour le sommeil ?

Au début de la sidra Vayétsé de ce chabat, Yaakov quitte la maison de son père pour se rendre à ’Haran et y trouver une femme. En chemin, il est pris d’un besoin de se reposer, lui qui est décrit pour dormir généralement très peu. Et où s’arrête-t-il pour dormir ? Précisément dans le lieu où sera construit le Temple de Jérusalem. Il se rend compte au réveil, de la sainteté du lieu où il ressentit dans son rêve l’intensité de la présence divine. Comment a-t-il pu inconsciemment se laisser prendre par un tel désir, dans un lieu où consciemment il serait inconcevable d’agir de la sorte ?

Celui qui se repose pour reprendre le lendemain un journée active et remplie, prépare son service divin. Certes, mais la ’hassidout explique que le sommeil n’est pas seulement une préparation au service divin ; elle est aussi une forme d’expression du service de H’, en même temps qu’une forme d’acceptation entière à la volonté de H’. En position horizontale, tout le corps se retrouve au même niveau, le niveau le plus haut confondu avec le niveau le plus bas, pour exprimer sa petitesse devant l’infinie grandeur du Créateur (au-delà de toute connaissance) qui nous a insufflé notre âme et nous la retourne à chaque réveil. Ce niveau de soumission est si précieux pour H’ qu’Il fit justement que le soleil se couche prématurément pour que Yaakov soit contraint de s’arrêter à l’endroit précis (là où serait construit le temple) où il a ressenti le besoin de dormir (Béréchit rabba, 68, 10).

Dans le lieu le plus saint de Jérusalem, l’inconscient de Yaakov a laissé place à l’expression la plus profonde de son âme, celle qui désire tant la soumission à la volonté de H’ qu’elle impose, pour quelques moments au moins, la soumission du corps en harmonie avec celle de l’âme. Chaque jour, lorsque le sommeil est assez mesuré pour ne pas être le fait d’une paresse égoïste, nous exprimons jusque dans l’inconscient cette acceptation de la grandeur de H’.







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