Minute de Torah - 2 Kislev 5770

publié le dimanche 22 novembre 2009
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B"H

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La Sidra de la semaine, Toldot, nous décrit Yts’hak, second Patriarche, en train de creuser des puits. Un puits. Puis un autre. Puis un autre encore...

N’y a-t-il pas meilleur moyen de présenter l’un de nos Patriarches, invoqués quotidiennement dans nos prières ? L’insistance de la Torah sur ce qui pourrait sembler être un détail doit révéler un enseignement bien plus profond que la surface de la terre. Quel enseignement rejaillit-il de puits creusés par Yts’hak, l’une des figures les plus saintes de notre arbre généalogique ?

Yts’hak nous enseigne, en creusant des puits, que l’on doit savoir concentrer ses efforts au fond de nous, creuser en profondeur dans notre personnalité, à l’endroit même où H’ a guidé nos pas, pour y révéler l’essence divine à la surface, et "faire jaillir les sources profondes à l’extérieur".

Arriver aux profondeurs suppose de passer par l’épreuve du sable, puis de la terre. C’est au prix d’un certain effort, que l’on atteint ce que H’ a enfoui pour qu’on l’y révèle. Tel un trésor, trop précieux pour être donné sans un effort minimal, mais trop précieux aussi pour être réservé à une minorité.

Il en va ainsi pour le matériel. Combien plus en est-il pour le spirituel.

Le trésor est en nous. Il suffit de sortir de nos écorces pour y révéler toute la lumière divine de l’âme. Les écrits de ’hassidout expliquent que nous avons les Mitsvot pour nous donner du mérite, et pour véritablement nous raffiner. Ainsi nous suivons la voie d’Yts’hak notre père. Et nous avons l’étude de la Torah (de la ’hassidout en particulier) pour accéder aux profondeurs que le Créateur nous a réservé, particulièrement dans ces dernières générations. Pour notre génération, ces profondeurs sont le dessert de l’exil, en même temps qu’un avant-goût de la Délivrance.







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