Minute de Torah - 10 Mena’hem Av 5769

publié le vendredi 31 juillet 2009
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B"H

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Rabbane Chim’one ben Gamliel enseigne (guemara Ta’anit) : "il n’y a pas eu de jours heureux pour Israël comme le 15 Av..." . A quelques jours de cette date faste, voici une interprétation à cela, à la lumière de l’éclairage ’hassidique.

"La supériorité du 15 Av par rapport aux autres 15 du mois est la suivante : de manière générale, cette date marque la pleine lune, c’est-à-dire le plus haut dévoilement. Néanmoins, cet astre ne fait que recevoir la lumière. Par contre, durant le 15 Av, cette lumière se révèle de manière fixe car l’ascension est à la mesure de la grande chute de Tich’a Beav". Dans cette note du Rabbi Rachab, 5è Rabbi de Loubavitch, on appréciera à quel point "les lois de la Nature ne sont rien d’autres que les lois que H’ a fixé et refixe à chaque instant. La Nature n’est rien d’autre qu’un habit dans lequel s’exprime la divinité. D’ailleurs la valeur numérique de "la Nature" ("hatéva’ " en hébreu), est la même que celle de l’un des Noms de H’ à travers lequel H’ agit dans la Nature ("ELOKIM") -86-"

En effet, tel le voile que le mari (que représente par H’) ôte à sa promise (que représente la communauté d’Israel, également comparée à la Lune qui reçoit la Lumière), au jour où celui-ci la consacre comme épouse pour l’éternité, la lune marque le 15 du mois hébraïque son plus haut dévoilement, en devenant pleine lune. Justement, nos Sages comparent la joie du 15 Av à celle de Yom Kippour, jour où les Beni Israel on reçu les deuxièmes Tables de la Loi, appelées dans le Texte hébreu "Tables de l’Alliance" (lou’hot habrit), pour l’Alliance éternelle que H’ a fixé avec Israel.

Par la suite, c’est ce jour de 15 Av que les mariages entre les tribus d’Israël furent autorisés pendant une génération (cf. Bamidbar 36, 6...) ; (Ta’anit 30b). C’est aussi ce jour qui est devenu "jour de rencontres" pour les célibataires en Israel, selon un rituel très précis, décrit dans la guemara : les filles d’Israël qui n’étaient pas encore mariées s’habillaient toutes de blanc et étaient échangées par les jeunes filles pour ne pas trahir de différences sociales. Elles s’exprimaient alors, selon leurs qualités, jusqu’à être remarquées par ceux qui les désigneraient (Ta’anit 31a).

Ce 15 Mena’hem Av est dans ce sens un avant-goût de la Délivrance, qui marque un dévoilement de la présence divine enfuie dans l’Exil, marqué par un voilement de la présence divine.







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