Minute de Torah - 20 Sivan 5769

publié le vendredi 12 juin 2009
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Si des juifs se trouvent un chabat dans un endroit éloigné et dans une situation telle qu’ils ne savent pas quelle est la sidra à lire le chabat lors de la lecture de la Torah, nos Sages enseignent qu’ils devront lire "la sidra (qui parle) de la manne", soit en passant la sidra de la semaine : Beha’alotekha.

La Torah est divisée en plus de 50 sidra, lues chaque semaines jusqu’à terminer l’ensemble de la lecture de la Torah (Pentateuque) chaque année. Pourquoi alors choisir précisément cette sidra dans le cas décrit plus haut ?

La écrits de ’hassidout en donnent une explication qui permettent en même temps d’apprécier la singularité de la manne tombée du ciel lors de la traversée du désert, et du saint chabat : En fait, il existe un lien particulier et profond entre la manne et chabat.

La manne, nourriture tombée du ciel, n’était pas réservée aux Tsadikim, ou aux plus érudits de la génération de Moche Rabeinou, mais tombait de telle sorte qu’il y en ait pour chaque juif, de quelque niveau qu’il soit (Tsadik, Benoni, ou Racha). Deuxièmement, la manne ne nécessitait pas une préparation aussi longue et laborieuse que la confection du pain. Certes, l’effort pour pouvoir atteindre la manne et la consommer différait selon que l’on était Tsadik ou non, mais personne ne restait exclu de cette distribution céleste. Troisièmement, la manne, dans sa descente du ciel vers ici-bas, conservait toute son élévation particulière, sans aucune dégradation. Et elle était entièrement saine pour le corps, n’entraînant aucune forme de rejet.

Il en est exactement de même pour le chabat, sur les trois points mentionnés : la sainteté du chabat est accessible à tous ceux qui l’accueillent sans exception et sans différence sur l’accomplissement effectif de la mitsva ; le chabat est un temps hors du travail laborieux qui caractérise les 6 autres jours ; et sa sainteté, son élévation particulière est intacte, dans les mondes célestes, comme ici-bas dans les foyers juifs. Nombreux sont ceux qui, ayant cherché à goûter plus intensément la saveur du chabat, ont accompli progressivement une téchouva remarquable.







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