Minute de Torah - 21 Iyyar 5769

publié le dimanche 17 mai 2009
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B"H

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Nous avons la prescription de compter les 49 jours qui séparent Pessa’h, qui célèbre la sortie d’Egypte, de Chavouot, célébration du don et de la réception de la Torah. Chaque jour, nous tenons le nouveau compte de jours écoules depuis la sortie d’Egypte et qui nous mène au don de la Torah, point culminant de notre libération.

Ce compte, appelé séfirat ha’omère, soulève toutefois une question de pertinence. Le but d’un compte, d’une énumération, est de suivre et d’analyser une donnée variable. Ainsi il pourra être utile d’établir le compte d’une population pour en apprécier l’évolution, ou toute autre variable statistique. Mais une statistique qui ne change jamais n’est plus une statistique, au point qu’en établir un compte semble manquer de sens. Le temps paraît s’écouler sans que l’homme en ait une emprise, un contrôle. Quel est alors le but de la séfirat ha’omère, chaque année, qui compte inexorablement 49 jours ?

Certes, la fuite du temps est inexorable, et si quantitativement l’individu ne peut le maîtriser, il lui appartient pleinement d’en faire le meilleur usage qualitatif, dans l’intensité de ses accomplissements. La séfirat ha’omère nous enseigne chaque année que l’individu est capable de sanctifier son temps, en se rapprochant de la Torah et ainsi libérant de manière authentique ses facultés contre l’emprise du provisoire.







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