Parasha Bo 5769

Chabbath 31 janvier 2009 - 6 Chevath 5769 - Début : 17 h 27 - Fin : 18 h 36
publié le jeudi 29 janvier 2009
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Lecture de la Torah : EXODE X, 1 à XIII, 16. : Sortie d’EGYPTE. Haphtara : JEREMIE XLVI, 13 à 28 : Ruine de l’Egypte ; retour d’ISRAËL de l’exil. Tunisois : ISAÏE XIX, 1 - 25 : Ruine de l’EGYPTE ; sa conversion et celle de l’ASSYRIE.

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Thème de notre étude : Les rapports entre ISRAËL et les nations.

Composition et contenu : Ce passage appartient à la dernière partie du Livre de JEREMIE, traitant des nations et débutant par le titre (XLVI 1) : « Telle est la communication que l’Eternel fit à Jérémie concernant les nations. ». Ce recueil commence par l’EGYPTE vers laquelle, sur ordre du prophète, s’était enfuie une partie du peuple, après la destruction du pays. Il s’achève par une prophétie détaillée sur la Babylonie, laquelle avait dévasté le pays et le sanctuaire avant d’exiler la nation.

RESUME :

Jérémie XLVI, 13-19 : La fuite devant le glaive de l’ennemi, le glaive meurtrier. 20-26 : Le châtiment frappant l’EGYPTE. 27-28 : Promesse à ISRAËL et ce qui le distingue des autres nations.

Relation entre la Paracha et la Haphtara :

De même que dans la paracha nous lisons la suite des dix plaies que D.ieu a infligées à l’EGYPTE, dont les premières nous avaient été rapportées dans la précédente paracha, celle de VAERA, de même, notre Haphtara comme celle de la semaine dernière, dans laquelle il était question de l’EGYPTE de l’époque de MOÏSE, et de l’EGYPTE lors du déclin de notre indépendance sous le règne de NABUCHODONOSOR, nous retrouvons aujourd’hui les mêmes idées. Si la Haphtara de VAERA était empruntée à un texte du prophète EZECHIEL et la nôtre à JEREMIE, il convient de souligner que ces deux prophètes étaient presque contemporains.

On peut noter les similitudes des châtiments frappant l’EGYPTE, tant selon le récit de la Torah que de celui de la Haphtara, malgré la différence que souligne la Paracha s’agissant des miracles se déroulant dans ce pays selon la volonté divine, alors que selon le texte de la Haphtara, l’EGYPTE avant d’être elle-même frappée par les Babyloniens, servait d’abord d’instrument divin pour frapper ISRAËL.

Notre paracha nous rapporte les propos effrontés et insistants des principaux chefs disant au Pharaon : « Combien de temps celui-ci (Israël) nous portera-t-il malheur ? Laisse partir ces hommes, qu’ils servent l’Eternel leur D.ieu ; ignores-tu encore que l’Egypte est ruinée ? » (Exode X, 7).

De même, dans notre Haphtara, nous trouvons les mêmes propos de révolte et de résignation émis par des serviteurs du Roi se rendant compte que la situation est mauvaise. Il s’agit de propos tenus par des mercenaires disant : « Là ils interpellent le bruyamment Pharaon, roi d’Egypte : « Il a laissé passer le moment ! » (JEREMIE XLVI, 16-17). Selon RADAK, ce verset énigmatique semble dire que les serviteurs du Pharaon se rendent bien compte que l’Egypte ne parviendra pas à triompher de la Babylonie.

Il y a cependant des différences entre nos textes de la Torah et ceux de la Haphtara. S’agissant d’ISRAËL, le prophète EZECHIEL dans la Haphtara de la semaine dernière ne lui adressait que quelques paroles de consolation : « Ce jour-là, je relèverai la puissance de la maison d’ISRAËL Quant à toi, je justifierai pleinement tes paroles au milieu d’eux, et ils sauront que c’est moi l’Eternel. » (EZECHIEL XXIX, 21).

Chez JEREMIE, ces consolations s’expriment en plus grand nombre en faveur d’ISRËL, quand on étudie les différences relatives au sort d’ISRAËL et à celui de l’EGYPTE. La différence essentielle est davantage marquée, s’agissant des châtiments infligés aux peuples, résultant de la Providence divine. Ce prophète nous dit en effet : « Dussé-je détruire de fond en comble tous les peuples ,parmi lesquels je t’aurai relégué, que toi, je ne détruirais pas. Je te frapperai avec mesure, mais n’aurai garde de consommer ta ruine. » (JEREMIE XLVI, 28). Sur cette dernière expression « je n’aurai garde de consommer ta ruine », RACHI considère qu’il s’agirait d’extermination, conforme à la traduction qu’en donne le Targoum de Jonathan. De son côté, RADAK pour souligner la différence entre ISRAËL et les nations, nous donne l’explication suivante : « Du fait que le texte souligne les châtiments infligées aux nations, s’adressant à ISRAËL, le prophète déclare qu’il n’aura rien à craindre, puisqu’il ne leur ressemble en rien. Même quand ISRAËL sera exilé, les autres nation, tout en restant sur leur terre, n’en seront pas pour autant dans la tranquillité et le calme, car elles cesseront d’être des nations dont on ne mentionnera plus le nom d’ISRAËL ne sera jamais effacé et subsistera aussi longtemps qu’existeront le ciel et la terre.

ETUDE sur les RAPPORTS entre ISRAËL et les NATIONS

Les derniers versets de notre Haphtara suscitent indéniablement la curiosité des lecteurs, s’agissant du thème de notre Haphtara, à savoir ce qui distingue ISRAËL des autres nations. Notre étude commencera par quelques remarques concernant ces différences, telles qu’elles ressortent des textes bibliques, au sujet des rapports de D.ieu par rapport aux nations.

Selon JEREMIE, ISRAËL est la nation devant toujours exister, tandis que les autres nations n’ont qu’une existence limitée et changeante dans le temps. Pour souligner ces différences, le prophète ISAÏE pour sa part, considérait déjà les nations et leurs divinités comme futiles, éphémères, tandis qu’ISRAËL ayant foi en l’Eternel, est en quelque sorte le témoin sur terre du D.ieu Eternel. A propos de cette question du témoignage, ISAÏE exprime sa pensée dans deux versets différents. S’agissant des nations, il dit : « Qu’ils produisent leurs témoins et qu’ils se justifient, afin qu’on les entende et qu’on dise : « c’est vrai ». (XLIII, 9). Par contre, pour ISRAËL, il déclare ceci : « Vous, vous êtes mes témoins, dit l’Eternel, et le serviteur choisi par moi pour reconnaître, pour croire en moi et être convaincu que moi JE SUIS.... » (versets 10 à 13). Paraphrasant ce texte, le Midrash croit utile d’ajouter : « Vous êtes mes témoins, et moi Je suis D.ieu. Quand vous me servez de témoins, Je suis D.ieu, et quand vous n’êtes pas mes témoins, c’est comme si Je n’étais plus votre D.ieu » (YALKOUT CHIMONI § 455)

Même si nous n’acceptions pas cette explication arrangée, il nous suffit de souligner le fait que selon le texte biblique, ISRAËL est le peuple éternel, alors que le sort des nations est changeant et peut aboutir à la disparition.

Dans notre commentaire sur VAYECHEV relatif à la prophétie concernant les nations en général et à la comparaison des divers recueils au sujet des nations, selon les derniers prophètes, en particulier, nous avions pu constater de quelle manière les prophètes admonestaient les nations. Nous avions pu constater ainsi qu’ils adressaient leurs reproches aux nations même pour des fautes commisses à l’égard du peuple élu, y compris pour des actes moraux n’ayant aucun rapport avec ISRAËL.

RADAK, dans son commentaire sur le prophète JONAS, fait une remarque essentielle quant à la question du châtiment des nations que leur inflige D.ieu. Voici son observation sur JONAS, chapitre premier, verset 2 : « Ce texte nous enseigne que D.ieu exerce Sa providence même quand il s’agit des nations de la terre, lorsqu’elles aggravent leurs violences. Il a agi de même pour la génération du déluge et celle de SODOME (GENESE VI, 13). La violence détruit la civilisation et D.ieu souhaite que l’ordre règne sur terre. Les autres fautes que peuvent commettre les êtres humains, D.ieu ne leur en tien pas compte. A cet égard, Il est plus sévère envers ISRAËL. C’est bien ce que souligne le prophète AMOS III, 13 en disant : « C’est vous seuls que j’ai distingués entre toutes les familles de la terre, c’est pourquoi je vous demande compte de toutes vos fautes » comme je l’ai expliqué dans la prophétie d’AMOS ».

RADAK maintient son idée selon laquelle les autres nations ne sont punies que pour les actes de violences et non pour des idées perverses même lorsqu’elles mettent directement D.ieu en cause. Il semble cependant, que la règle fixée par RADAK dans son commentaire sur le Livre de JONAS, selon laquelle la Providence divine n’intervient contre les nations que dans le cas où elles agissent avec violence, est affaiblie par le récit que nous lisons dans II ROIS XVII, versets 24-25 : « Le roi d’ASSYRIE amena des gens de Babylone, de Coula, d’Ava, de Hamat et de Sefarvayim et les établit dans les villes de la Samarie pour remplacer les Israélites ; ils prirent possession de la Samarie et habitèrent les villes. Or, au commencement de leur séjour, ils n’adoraient pas l’Eternel. Aussi D.ieu lâcha-t-Il contre eux des lions, qui exercèrent des ravages parmi eux. »

Ces versets indiquent clairement que D.ieu s’en prit à des nations qui ne voulaient pas Le reconnaître. Sur le passage cité, RADAK admet l’exception en disant que cela est dû au fait que ces nations agissaient mal sur le territoire de SAMARIE, et dès lors qu’un acte délictueux est commis sur le territoire sacré de la Terre Sainte, il est sanctionné. En effet, celle-ci est plus sacrée que toute autre, c’est pourquoi la Torah rappelle que les nations furent chassées du pays de CANAAN avant l’installation des Juifs sur cette terre. (Lévitique XVIII, 28). NACHMANIDE également, dans son commentaire sur GENESE XIX, 5 relatant le châtiment infligé aux habitants de SODOME et GOMORRHE, souligne la gravité de leurs fautes, du fait qu’elles avaient été commises sur le territoire sacré de la Terre Sainte.

De notre étude se dégage toutefois une question de principe fondamentale, à savoir comment expliquer le fait que D.ieu se sert parfois d’autres nations pour châtier ISRAËL. Question surprenante et difficile. Nous lisons en effet dans GENESE XV, 13 : « Sache-le bien, ta postérité séjournera sur une terre étrangère, où elle sera asservie et opprimée, durant quatre cents ans. » Mais en même temps, le patriarche à qui vient d’être annoncée cette mauvaise nouvelle pour sa descendance, entend un message plus rassurant : « Mais à son tour, la nation qu’ils serviront sera jugée par Moi. » (v. 14)

Examinons deux approches de penseurs et commentateurs consacrées à cette question d’intermédiaires suscités par D.ieu pour punir ISRAËL. D’une part, nous avons MAIMONIDE, qui dans les Lois sur la Repentance, chapitre VI, halakha 5, pose la question de savoir pour quelle raison D.ieu a décidé que les Egyptiens agiraient mal ? Si D.ieu l’avait voulu, Il aurait pu empêcher que l’on commette du mal., Chacun de ces Egyptiens disposant du libre-arbitre, aurait pu refuser de maltraiter les Hébreux. Cette remarque de notre Maître, pourrait être étendue à tous les soldats, de toutes les armées, prétextant que les crimes de guerre dont s’étaient rendus coupables résultaient des ordres qu’ils avaient reçus. MAIMONIDE laisse bien entendre qu’il est des situations où la Morale exige que l’on obéisse à sa conscience et non à des ordres cruels.

Dans le même sens, NACHMANIDE, fait lui aussi un long commentaire sur ce passage de GENESE XV, 13-14. Il cite très longuement toutes les situations critiques qu’a connu ISRAËL, provenant de toutes les nations telles que l’EGYPTE, la PERSE et les GRECS. Utilisant tous les textes prophétiques contemporains de ces royaumes, lesquels indiquaient les châtiments devant frapper ceux qui s’en étaient si durement pris à ISRAËL, notre exégète lui aussi, considère que très souvent ISRAËL a été frappé pour avoir désobéi à D.ieu, mais que les ennemis d’ISRAËL méritaient à leur tour d’être punis pour avoir été trop cruels envers ISRAËL. Donnons ici quelques exemples. Nous lisons dans ISAÏE X, 5-6 : « Malheur à l’ASSYRIE, instrument de ma colère, aux mains de qui mon courroux est un bâton vengeur ! Je le déchaîne contre une nation perverse, je lui donne pouvoir sur un peuple objet de ma réprobation (ISRAËL), pour y exercer le pillage..... » Mais quelques versets plus loin, ce même prophète annonce à l’ASSYRIE « je demanderai compte au roi d’ASSYRIE des inspirations de son cœur arrogant et de sa morgue superbe. (v. 12). Le prophète JEREMIE, parlant lui aussi de ce même royaume d’ASSYRIE, lui annonce le châtiment qu’il a mérité pour avoir maltraité ISRAËL, même s’il était l’instrument de D.ieu. Nous lisons en effet : « ISRAËL était une brebis pourchassée,

que des lions avaient mise en fuite ; le roi d’ASSYRIE fut le premier à le dévorer et voilà que ce dernier lui a broyé les os, NABUCHODOSOR, roi de BABYLONE. Aussi l’Eternel-Cebaot, D.ieu d’ISRAËL, s’exprima-t-il en ces termes : Je vais demander des comptes au roi de BABYLONE et à son pays, comme j’ai demandé des comptes au roi d’ASSYRIE. » (JEREMIE L, 17-18). Nous voyons ainsi clairement que même mandatés par D.ieu pour châtier parfois ISRAËL, celui-ci sera vengé contre ceux qui lui avaient fait du mal. C’est ce que dit entre autres JEREMIE en annonçant le châtiment devant frapper la BABYLONIE : « C’est pourquoi, ainsi parle le Seigneur, je vais épouser ta querelle, et assouvir ta vengeance ; je vais dessécher ses eaux et tarir sa source. Et BABEL deviendra un monceau de ruines, ..........un lieu inhabité » (JEREMIE LI, 36-37).

Nous n’avons donné ici que quelques citations bibliques utilisées par NACHMANIDE, par lesquels il voulait justifier le fait que les nations s’étaient rendues coupables envers ISRAËL, même si de façon consciente ou non, elles servaient d’instrument à D.ieu pour frapper ce dernier lorsqu’il se montrait récalcitrant, avaient dépassé les limites en agissant encore plus cruellement que ne l’aurait souhaité D.ieu.

C’est donc en parlant des relations entre D.ieu et Son peuple élu, citées dans maints passages bibliques, que nous apprenons en même temps de quels peuples ISRAËL avait été la victime. Rappelons ici le texte initial établissant cette relation privilégiée : « vous serez mon trésor entre tous les peuples ! Car toute la terre est à moi, mais vous, vous serez pour moi une dynastie de pontifes et une nation sainte » (EXODE XIX, 5-6).

Sur ce passage, SFORNO ajoute le commentaire suivant : « Bien que tout le genre humain soit plus précieux pour Moi que tous les autres êtres se trouvant sur terre, vous (enfants d’ISRAËL) serez un trésor pour MOI. Certes, il existe sur terre des JUSTES qui me sont chers, mais vous, vous aurez pour mission d’enseigner à l’humanité toute entière que Je suis le D.ieu unique, et qu’à la fin des temps ISRAËL montrera aux autres nations de quelle manière Le servir ».

Pour terminer cette étude, il nous paraît utile de noter des idées très sérieuses émanant des textes bibliques, dans lesquels nous voyons aussi bien dans les textes de la Torah que dans ceux des prophètes, que le PEUPLE ELU, s’il bénéficie de ce titre qui lui a valu tant de haines et de critiques durant des siècles, aurait bien souvent mérité de disparaître, en raison de sa conduite infidèle envers D.ieu. Sa Justice infaillible n’a pas abouti jusqu’à cette situation extrême. Heureusement pour nous.

En fait, si D.ieu nous a maintenus en tant que nation, c’est par crainte que des idées perverses et sacrilèges ne se répandent parmi les autres peuplez. Il est intéressant de rappeler ici ce beau passage du Deutéronome, chapitre XXXII, 26-27 : « J’aurais résolu de les réduire à néant, d’effacer leur souvenir de l’humanité, si je ne craignais le dire insultant de l’ennemi et l’aveuglement de leurs persécuteurs, qui s’écrieraient : « C’est notre puissance qui triomphe, ce n’est pas l’Eternel qui en est la cause ».

En étudiant de près le commentaire de NACHMANIDE sur ce passage, nous pouvons y joindre l’idée qu’exprime EZECHIEL, selon laquelle l’absence de châtiments contre ISRAËL qu’il aurait parfois mérités, est en effet la crainte d’une profanation du nom de D.ieu, le ‘HILLOUL HACHEM. Bien souvent EZECHIEL insiste sur le fait qu’ISRAËL ne mériterait pas d’être sauvé, même en s’appuyant sur le mérite des Patriarches, n’était-ce la volonté de D.ieu, soucieux de préserver Son Nom. On peut en déduire que la GALOUTH, la Diaspora, et la vie en Diaspora constituent en fait une profanation du Nom divin, tandis que la Rédemption est la sanctification du Nom divin.

En voici l’illustration que nous présente EZECHIEL : « La parole de l’Eternel me fut adressée en ces termes : « Fils de l’homme, alors que la maison d’ISRAËL habitait dans son pays, ils l’ont souillé par leur conduite et par leurs œuvres,............... J’ai donc répandu mon courroux sur eux.......... Et je les ai dispersés parmi les nations, disséminés dans les pays ; selon leur conduite, et selon leurs œuvres, je les ai jugés. Mais, arrivés chez les nations où ils devaient venir, ils ont déconsidéré mon saint nom par ce fait qu’on disait d’eux : « Ces gens sont le peuple de l’Eternel, et c’est de son pays qu’ils sont sortis »

C’est sur cette question de la profanation du Nom divin, que RACHI croit utile de préciser que celle-ci met en cause le peuple de D.ie comme s’Il était incapable de sauver son peuple et sa terreu,. En conclusion à ces versets tirés du prophète EZECHIEL que celui-ci annonce pour consoler le peuple qu’Il le sauvera, « afin que les nations sachent que Je suis l’Eternel, dit le Seigneur D.ieu, quand je me sanctifierai par vous à leurs yeux » (EZECHIEL XXXVI, 16 à 24).

Ajoutons pour terminer que cette crainte de voir profané le nom de l’Eternel, risquant d’être accusé d’incapacité à sauver Son peuple avait déjà été exprimée par MOÏSE dans son célèbre plaidoyer en faveur des Hébreux, au moment de la faute du veau d’or. (EXODE XXXII, 12 à 14).

Des divers passages bibliques retenus, nous avons tenu à rappeler que les relations privilégiées entre D.ieu et le peuple d’ISRAËL, souvent remises en cause en raison de l’inconduite de ce dernier, concernaient également par voie de conséquence les relations de D.ieu par rapport aux autres nations. Celles-ci étaient souvent utilisées pour ramener ISRAËL dans le droit chemin, mais il n’y a pas lieu pour autant de craindre que ce dernier risque d’être abandonné par D.ieu. Notre histoire plusieurs fois millénaire témoigne de la permanence d’ISRAËL dans le déroulement de l’Histoire, survie de notre communauté à tous les cataclysmes, déjouant ainsi toutes les règles rationnelles.



Alain Goldmann
Grand Rabbin




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