Minute de Torah - 18 Tichri 5769

publié le samedi 18 octobre 2008
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B"H

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Rambam énonce (Michné Torah, Hil’hot Loulav, chap. 8) : la joie que manifeste l’homme en accomplissant une Mitsva, montrant ainsi son amour pour le Créateur qui l’a ordonnée, est une véritable « avoda » (service). Celui qui s’en abstient, mérite le châtiment divin, comme il est dit dans le chap. 28, 47 de Dévarim : « parce que tu n’auras pas servi l’Éternel ton Dieu avec joie et contentement du coeur... » !

Les 7 jours de la fête de Soucot étaient, à l’époque où nous avions encore le Beith Hamikdach, l’occasion de grandes festivités à chaque jour de la fête. On offrait en plus des sacrifices habituels, une libation d’une autre nature : la libation d’eau, « nissou’h hamayim ». Toutes les mitsvot de la fête de Soucot sont imprégnées de grande joie. Mais le point culminant de cette joie est la "Sim’hat Beith Hachoévah" (les réjouissances qui se déroulaient lorsque l’on puisait l’eau dans le Temple). Les manifestations de joie débutaient après le sacrifice du soir, et devaient se poursuivre jusqu’à l’aube du jour suivant ! Nos Sages déclarent à ce propos : celui qui n’a pas vu la joie de cette manifestation dans le Temple, n’a jamais vu une vraie joie (« mi ché-lo raah sim’hat beith hachoévah, ...lo raah sim’ha miyamav ») !

La Michna Soucah détaille différentes manifestations de joie auxquelles se livraient nos Sages. Oui, nos Sages, car tout le monde n’était pas admis à prendre une part active à cette manifestation de joie : seuls les maîtres de la Torah, les membres du Grand Sanhédrin, "les hommes d’action" connus pour leur érudition avaient ce privilège de sauter, jongler et danser, au son des instruments de musique de la tribu des Lévi. Mais tout le peuple, hommes et femmes, étaient admis pour voir et entendre ce spectacle unique ! On est loin du schéma traditionnellement imaginé où les "hommes d’action" seraient ceux qui ne sauraient faire autre chose que chanter et danser !

L’exil avait presque consummé de siècle en siècle la pratique de célébrer de nos jours la sim’hat beith hachoevah, l’enthousiasme s’amenuisant à mesure que le temps où l’on avait le Beith Hamikdach s’éloignait de nous. Mais aujourd’hui, dernière génération de l’exil, le temps du (3è) Beith Hamikdach est très proche de nous. ’Hag Saméa’h !







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