Minute de Torah - 4 Tichri 5769

publié le vendredi 3 octobre 2008
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B"H

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Jeudi prochain, le 10 Tichri, nous "fêterons" Yom Kippour, le jour le plus saint de l’année. Il peut sembler étrange d’utiliser le terme "fêter" pour parler du jour de Kippour, où il est défendu de manger, boire, se laver, se frictionner, revêtir des chaussures en cuir et avoir des relations conjugales. Pourtant, cela ne signifie pas que nous soyons en deuil. L’on se rend à la synagogue pour implorer le pardon, pour faire Téchouva (repentir) et pour obtenir expiation des fautes. Ce qui doit faire de nous des personnes blanchies et prêtes pour avancer avec des forces renouvelées, comme le Psalmiste dit : "Ils avanceront avec une force toujours croissante, pour paraître devant H’ à Sion" (Téhilim, 84, 8).

Plus encore, s’il est stipulé dans la Torah que pour l’éternité, Yom Kippour doit être fixé le 10 Tichri (Vaykra, 16, 29), c’est parce qu’en ce jour-là, H’ accorda le pardon aux Bnéi Israel au sujet de la faute du veau d’or. En ce jour-là, Moché Rabbeinou descendit du Mont Sinaï, les secondes Tables de la Loi à la main. "Car en ce jour-là, il vous sera apporté expiation, afin que vous soyez purifiés..." (Vaykra, 16, 30).

Le "en" de "en ce jour-là" vient nous apprendre que ce jour porte un pouvoir d’expiation en lui-même, explique le Zohar. L’effet d’expiation de ce jour serait-il indépendant du repentir personnel ? Oui, selon Rabbi Yéhouda Hanassi, contrevenant à la plupart des avis de nos Sages, dont celui de Rambam qui conditionne l’expiation à certains critères (Michné Torah, Hilkhot Téchouva, chap.1)

Mais comment comprendre l’avis de Rabbi Yéhouda Hanassi ? Comment Yom Kippour peut-il effacer nos fautes sans que nous ne fassions le moindre effort de Téchouva ? La ’hassidout délivre une issue à cette opposition. Dans l’un de ses commentaires sur le jour de Kippour, le Rabbi de Loubavitch (Likoutei Si’hot, IV) apporte un éclairage sur l’avis de Rabbi Yéhouda Hanassi, pour sortir de l’impasse, et révéler ainsi un caractère particulier de la relation qui nous lie à H’.

Lorsqu’un Juif transgresse l’un des 613 commandements divins, il rompt l’une des 613 ficelles qui forment la corde qui le lie à sa source dans le Ciel. La Téchouva permet de rétablir ce lien. Mais ceci n’est qu’une expression limitée de notre union avec H’.

En ce jour-là, l’âme juive atteind un degré d’union avec H’ qui dépasse toutes les limites, qui outrepasse toutes les considérations de fautes ou de mérites. Il existe un niveau de l’âme juive qui ne peut être souillé, qui lié à sa source, ne peut être affecté d’aucune impureté. A un tel niveau, une telle union n’est plus sous l’emprise de l’homme et de son Service au Créateur, sa Téchouva est imperceptible, par comparaison à l’union atteinte, simplement car aucune faute n’a pu altérer cette union-là. Cette union essentielle révélée en ce jour-là, s’avère être une source d’expiation pour tous les Bnei Israel. Alors "l’essence même du jour de Yom Kippour est expiatrice"







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