Minute de Torah - 8 Tamouz 5768

publié le vendredi 11 juillet 2008
Partagez cet article :



B"H

publicité

La science moderne a établi qu’il existe bel et bien ce qu’on appelle communément un "effet papillon". En d’autres termes, les battements d’ailes d’un papillon émettent des ondes qui en s’amplifiant, peuvent entraîner, à l’autre bout du monde, une tornade. On peut souvent constater la source de ce que les scientifiques démontrent, dans la Torah. Le Rabbi de Loubavitch, à la fois scientifique savant et Maître en Torah de la génération (il a étudié plusieurs années à l’Université de Berlin, puis poursuivi plusieurs années encore à la Sorbonne, avant de travailler quelques années en tant qu’ingénieur naval aux Etats Unis, avant de devenir Rabbi) a expliqué longuement l’impact infini de l’acte qu’accomplit l’homme par chaque mitsva. Voici une illustration de cet "effet papillon" :

Le ’hassid Rebbe ’Haïm de Kotzk avait la réputation d’être particulièrement dévoué à l’étude de la Torah, au point que certains estimaient qu’il étudiait près de 18h par jour les textes saints de la Torah. Il étudiait tant que le bois sur lequel il s’asseyait avait fini par s’enfoncer au fil du temps. Alors qu’il avait plus de 80 ans et avec une forme et un état de santé ralenti par l’âge, des proches lui suggérèrent de diminuer un peu son temps d’étude pour se reposer et santé garder. Sans nier la fatigue, il leur dit qu’il réfléchirait à cela. Mais voyant les jours suivants qu’il n’avait pas changé son rythme d’étude, ses proches le questionnèrent à nouveau. Il leur répondit, à peu près en ces termes :

"Si je diminuais d’une heure mon étude quotidienne, les disciples qui me voient comme un modèle à suivre risqueraient de passer de 10h à 9h d’étude ; si ces derniers réduisaient ainsi leur temps d’étude, ceux qui prennent des forces à voir ces zélés étudier, en viendraient à étudier et prier moins souvent à la synagogue. Or ceux-là même motivent ceux qui n’ont pour l’instant le temps de venir qu’une fois par semaine, qui sont eux-même des exemples pour ceux qui les voient lors des fêtes chaque année, ou même une fois par an. Constatant cela, le jeune Yankele, qui ne veut jamais venir à la synagogue, risquerait de se questionner sur l’intérêt de garder le liens avec la communauté qui de toute façon marquerait des signes de lassitude... Or c’est précisément ce qui le retenait, à D. ne plaise, de se marier avec une goya. Alors pour lui, moi ’Haïm de Kotzk malgré mon âge, et bien que je ne connaisse pas Yankele personnellement, refuse de diminuer mon temps d’étude de la Torah."







blog comments powered by Disqus



Articles incontournables