Minute de Torah - 8 Nissan 5768

publié le lundi 14 avril 2008
Partagez cet article :



B’’H

publicité

Le chabat qui précède Pessa’h est appelé « chabat hagadol » (le grand chabat). Pourquoi une telle appellation ? Qu’a-t-il de si grand par rapport aux autres chabats de l’année pour porter ce nom ?

Le «  Choul’han `Aroukh haRav » (le code de lois juives de l’Admour Hazaken) ramène la raison suivante : A quelques jours à peine de la sortie d’Egypte, H’ demande aux Bnei Israel de prendre un agneau qu’ils allaient sacrifier pour H’ (le « sacrifice pascal »). En Egypte, le sacrifice de Pessa’h fut prélevé le dix du mois, qui était alors un chabat. L’agneau étant pris pour une divinité par les Egyptiens, ceux-ci furent stupéfaits de voir les Bnei Israel en garder un chez eux, et les questionnaient quant à l’usage qu’ils allaient en faire. Les Bnei Israel répondaient que ce sacrifice les protègerait contre la 10è plaie qui allait s’abattre sur l’Egypte, et tuer les premiers-nés du pays.

L’Egypte avait déjà enduré neuf plaies sans que Pharaon accepte de libérer enfin le peuple hébreu. Les premiers-nés égyptiens, qui risquaient directement leur vie par l’obstination de Pharaon à maintenir les Bnei Israel en esclavage, protestèrent vivement mais en vain, tant Pharaon s’obstinait dans sa folie. Alors, les premiers-nés égyptiens se révoltèrent contre les armées de Pharaon, plongeant le pays dans une véritable guerre civile. C’était un miracle avant le miracle, puisque les Egyptiens étaient littéralement en train de s’auto-détruire, sans même que les hébreux aient à intervenir.

Ainsi, les Bnei Israel s’attachèrent avec tant de foi à la prescription du sacrifice pascal que ses ennemis commencèrent à se consumer progressivement sans même que les Bnei Israel n’aient à prendre les armes.







blog comments powered by Disqus



Articles incontournables