« Pessah approche... »

BILLET DU 30 MARS 2008
publié le dimanche 30 mars 2008
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Bonjour,

Je vous imagine moins nombreux qu’à l’habitude en ce dimanche matin où nous venons de passer à l’heure d’été ! N’empêche que les dimanches nous sont comptés avant Pessah, car en incluant celui-ci il y en a trois. Loin de moi l’idée de créer des tensions dans les foyers, mais le fait est : il va falloir que tout le monde y mette du sien. Songez simplement, mais nous y sommes habitués, qu’il nous reste à peine trois semaines pour débarrasser de nos maisons le hametz qui s’y trouve encore. Vous me trouverez peut-être trop prévoyant ou alarmiste c’est selon, mais nous quittons Pourim et nous le savons bien nous entrons dans la dernière ligne droite avant Pessah.

Concrètement que devons-nous faire ? Limiter l’achat de hametz c’est entendu. Consommer nos provisions. Commencer méticuleusement, méthodiquement à faire si ce n’est la recherche du hametz, tout au moins, un sérieux coup de ménage. Toute la maison doit y passer en laissant la cuisine pour la fin. A qui revient cette tâche ? Et bien à toute la famille chacun ayant la charge plus particulière de son domaine propre. Non pas que Madame s’occupe de la cuisine et Monsieur de son bureau ou du salon mais les tâches doivent être partagées.

Car songeons que le hametz, loin d’être cantonné à la nourriture, est surtout et avant tout le symbole du mal et de nos mauvais penchants, le symbole aussi de la médisance et de la légèreté. En cela nul ne peut prétendre qu’un membre de la famille soit exempt de ce travail intérieur qui consiste à identifier, puis isoler, pour finalement détruire ce qu’il y a de mauvais en nous. Nous le rappellerons lors de lecture de la Haggadah. Quels que soient nos mérites, et nous les espérons nombreux, il est de notre devoir de faire le récit de la sortie d’Egypte. Cela signifie que de la même façon nous nous devons de veiller scrupuleusement à notre examen intérieur.

Considérons que la fête de Pessah intervient à mi-chemin entre le dernier et le prochain Kippour. Sur le modèle électoral américain c’est un petit peu notre « mid-term », le moment intermédiaire où nous pouvons faire cette balance morale qui ne réduit pas la teshouva, la repentance, à un rendez-vous annuel.

Alors un mois pour y travailler n’est finalement pas réellement un luxe. Si nous devons faire en sorte de veiller à ce que le hametz ne rentre plus dans nos maisons, nous devons aussi nous efforcer d’éloigner le mal de nous. C’est ce qui nous attend et nous aurons à cœur de le faire le mieux possible.

Shavouah tov, bonne semaine à tous et à dimanche prochain.



David Levy
webmaster




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