Minute de Torah - 6 Tamouz 5767

publié le vendredi 22 juin 2007
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B’’H

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On raconte l’histoire d’une jeune fille catholique en Australie dans les années soixante, qui fut particulièrement bouleversée par le génocide visant la population juive. Plus la jeune fille en apprenait, plus elle se sentait liée d’un mélange de compassion et d’affection pour les juifs, jusqu’au jour où elle tomba sur un journal australien qui consacrait quelques colonnes sur le Rabbi de Loubavitch et sa disposition pour répondre et conseiller quiconque souhaiterait s adresser à lui. C’était déjà bien connu il y a environ trente ans de cela, des lettres parvenaient au Rabbi par centaines d’à travers le monde, chaque semaine, pour solliciter une demande de bénédiction ou un conseil de tout type.

A la lecture de cet article, la jeune australienne souhaita écrire elle-même au Rabbi, pour lui faire part de ses émotions concernant ce qu’elle avait appris sur la récente histoire juive et demander comment comprendre un tel désastre dans histoire du monde. Elle fut très heureuse de recevoir, quelques semaines plus tard, une réponse du Rabbi, qui lui conseilla simplement de questionner à ce sujet un certain Rav Gutnik de Melbourne.

Elle entreprit donc de se rendre auprès du Rav Gutnik, pour trouver un peu de répit aux troubles qui hantaient ses nuits, tant elle ressassait ce qu’elle lisait au sujet du génocide juif. Quoique surpris de voir un intérêt aussi fort de la part de la jeune catholique, le Rav Gutnik tenta de lui apporter un éclairage sur ce qui se passa durant la Shoah, en lui expliquant que personne ne pourrait lui donner une explication rationnelle à un massacre encore trop récent pour en avoir du recul.

Quelques mois passent, jusqu’à ce qu’un jour le Rabbi de Loubavitch écrit une lettre au Rav Gutnik pour s’enquérir de ’’la jeune fille juive australienne qui l’avait consulté au sujet du génocide juif’’... Comment le Rabbi pouvait-il désigner comme juive une jeune fille élevée depuis sa tendre enfance dans le catholicisme ? Assurément, il ne pouvait s’agir d’une erreur de la part du Tsadik. Le Rav Gutnik chercha donc à renouer contact avec la jeune fille pour éclaircir la question, quand on lui apprit qu’elle était entrée en hospitalisation du fait de troubles psychologiques...

Le Rav Gutnik accourut à l’hôpital où il y rencontra la mère de la jeune fille. Il interrogea de manière insistante sur le passé de la jeune fille, en rapportant à la mère la correspondance prophétique du Rabbi au sujet de la judéité de la fille. La mère, stupéfaite par la vision du Rabbi, reconnut qu’elle avait cherché à fuir son identité juive suite aux horreurs de la seconde guerre, et qu’elle avait élevé sa fille au catholicisme. Le Rav Gutnik exhorta alors la mère, au nom de la santé de sa fille, de lever le voile et annoncer a la jeune fille sa réelle identité.

Les semaines passèrent, et il semble que cette annonce ait apporté une forme de soulagement intérieur à l’âme juive de cette jeune australienne, puisqu’elle recouvrit la santé. Quant au Rav Gutnik, il en fit part au Rabbi, en lui demandant comment il vit devine l’identité de cette fille. Ce à quoi le Rabbi rétorqua que, une âme qui se sent autant liée aux âmes juives, devait certainement avoir la même racine la même source que toutes les autres âmes juives, qui forment l’assemblée d’Israel au niveau spirituel.







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