Minute de Torah - 29 Sivan 5767

publié le dimanche 17 juin 2007
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B’’H

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La sidra de la semaine, Kora’h, fait partie de ces périodes peu glorieuses de l’histoire juive, mais qui ont su délivrer un enseignement capable de nous porter plus haut encore qu’avant le trouble.

A la tête d’une assemblée mécontente, Kora’h introduit au sein du peuple une honteuse polémique visant à contester la légitimité et l’autorité de Moché Rabbeinou et son frère Aharon haCohen à la tête du peuple Juif.

L’objet de la rébellion repose sur un argument vicieux, qui peut s’énoncer de la sorte : Certes, Moché et son frère sont supérieurs à l’ensemble d’Israel en terme de connaissance de la Torah. De fait, c’est Moché qui a été choisi par H’ pour la recevoir et la transmettre au reste du peuple, et d’autre part, il l’a enseigné avant tous à son frère, responsable du Service du Temple en tant que Cohen. C’est pourquoi Kora’h ne discute pas le fait qu’ils soient désignés pour diriger les Bnei Israel et les mener jusqu’en Terre Sainte.

Toutefois, ’’l’essentiel n’est pas le commentaire, mais l’action’’, enseignent nos Sages. Formulé autrement, la Torah (et son commentaire, son étude) n’est supérieure à la pratique des mitsvot que dans la mesure ou la Torah doit mener a l’accomplissement des mitsvot, sa finalité.

Or, rappelle Kora’h, l’accomplissement des mitsvot place tous les Bnei Israel au même niveau : lorsqu’un Juif porte les tefilin ou met une pièce à la Tsedaka, lorsqu’une Juive introduit dans le foyer la sainteté du chabat par l’allumage des bougies, aussi simples ces juifs soient-ils, ils auront accompli la même et unique mitsva que le plus Sage des juifs. C’est une propriété fondamentale de l’accomplissement de la volonté divine que représente la mitsva.

Pour autant, peut-on imaginer un instant que de ce fait, le peuple puisse se dédouaner de ses guides spirituels, et Moche à leur tête ? Certainement pas, puisque si une mitsva est une mitsva, la lumière qu’elle introduit dans le monde (on rappelle que la mitsva est comparée a une bougie pour éclairer) diffère selon l’intensité de l’intention pure qui est investie dans l’acte. La mitsva accomplie par Moché et les Sages de la génération éclaire le monde d’une lumière comparée à la lumière du matin. La même mitsva, accomplie par d’autres personnes, n’eclaire que d’une lumière comparée à celle du soir. L’attachement aux Tsadikim et à leurs voie, nous aide à allumer les lumières de la meilleure facon qui soit, jusqu’à remplir le monde de cette lumière propice au dévoilement imminent de Machia’h et au dévoilement de la divinité à chaque recoin du globe.







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