Minute de Torah - 22 Sivan 5767

publié le vendredi 8 juin 2007
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B"H

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La sidra de cette semaine, Chela’h Lekha, marque un tournant dans la traversée du désert : les Bnei Israel, emmenés par Moche Rabbeinou, arrivent à proximité de la Terre Promise. Des explorateurs, princes du peuples, sont envoyés en éclaireurs, pour constater la nature de la Terre que H’ leur réserve. Mais à ce moment de l’histoire, une réaction stupéfiante de la part de certains explorateurs répand le doute au sein du peuple juif. Certains explorateurs se mettent à critiquer la Terre, et laisser entendre qu’il vaudrait mieux ne pas y entrer.

Comment se peut-il qu’un peuple, goûtant enfin à la liberté après des terribles années d’esclavage, hésite à prendre possession de la Terre qui depuis la création du Monde leur était destinée ? Il est très difficile de croire qu’il s’agirait de la crainte de combattre les peuples qui y habitent alors qu’ils ont l’appui de D.ieu pour cela, qui les a bien aides a défaire jusque l’armée de Pharaon quelques semaines plus tôt. Qu’est-ce qui pouvait donc intéresser le peuple d’Israel à préférer le nomadisme prolongé à l’entrée en Terre Sainte ?

Les écrits de ’hassidout apportent un éclairage très intéressant pour expliquer ce paradoxe : en réalité, les Bnei Israel étaient tant épris de spiritualité qu’ils ne concevaient pas quitter le désert pour le travail d’une terre a aménager. Car dans le désert, leur situation était enviable : ils recevaient la manne du ciel, nourriture que les mains les plus entraînées seraient incapables de reproduire ; l’inépuisable puits miraculeux de Myriam les accompagnaient à tout endroit auquel ils se rendaient ; et les nuées protectrices dues au mérite de Aharon haCohen les protégeaient constamment contre toute intempérie ou blessure, et les baignaient dans une sainte atmosphère.

Pourtant la volonté de H’ n’est pas de se complaire dans un paradis spirituel sans lien avec la Terre. Au contraire, le but ultime de la descente de notre âme sur terre, habillée de la pensée, la parole et l’action, est de préparer ici-bas, une demeure pour H’. Pour cela, il faut raffiner la matière par la Torah et les Mitsvot, ce qui inclut aussi les préoccupations matérielles qui y sont liées. Car faut-il le rappeler, il n’y a pas de mitsvot qui n’aient pas de lien avec le matériel, ou qui se situent au-delà du temps







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