Quatrième colloque de Lacaune : groupe de parole pour enfants cachés

publié le jeudi 29 mars 2007
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Quatrième colloque de Lacaune (Tarn)

5-6-7-8 octobre 2007

Comment transmettre la Shoah ? Dans la famille, à l’école, dans la cité


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GROUPE DE PAROLE : ENFANTS CACHES (Lacaune, 8 octobre)

Au cours de l’occupation nazie, les conditions d’existence offertes à l’enfant juif inséré dans la clandestinité, si elles assuraient sa sécurité, empêchaient toute réaction adéquate et, en particulier, l’extériorisation émotionnelle. Les enfants cachés ne pouvaient exprimer, alors, une souffrance ou une émotion en rapport avec la situation traumatisante qui leur était imposée, car ils risquaient d’attirer l’attention de l’entourage et de se trahir.

La souffrance de l’enfant caché a donc été intériorisée, refoulée. Une charge émotionnelle énorme nous incitait à repousser hors du champ de la conscience les événements les plus douloureux. Le silence des enfants cachés, le non-dit, s’est prolongé bien au-delà de la guerre dans la mesure où ils n’ont pas bénéficié de la part des adultes de leur entourage de l’aide indispensable et, notamment, d’une véritable écoute.

A l’époque, il est vrai, la psychologie de l’enfant caché était totalement inconnue. Dans ce cas, que plusieurs dizaines d’années fussent nécessaires, à bon nombre d’entre eux, pour aboutir à une extériorisation au moins partielle des émotions refoulées, on le comprend aisément.

Les groupes de parole qui se sont constitués après la première réunion internationale de 1991, ont incontestablement favorisé, à cet égard, une évolution salutaire. Les échanges entre les participants ont eu régulièrement un effet cathartique, donc libérateur, et vraisemblablement thérapeutique.

Le quatrième colloque de Lacaune nous donne l’occasion de proposer à d’anciens enfants cachés, de participer à une séance de discussion qui permettrait à chacun de s’exprimer et de partager avec ses interlocuteurs une expérience traumatisante dont l’incidence à long terme ne peut être mise en doute et reste perceptible également au niveau de la seconde génération.

Le groupe (6 à 15 personnes) sera animé par Marcel Frydman, ancien enfant caché et auteur de « Le traumatisme des enfants cachés »

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Pour s’inscrire, contactez Ilan LEVY

Hebraica-Espace du Judaïsme 2 Place Riquet
31 000 Toulouse
hebraica(at)cedj.org
05 62 73 45 30



David Levy
webmaster




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