Minute de Torah - 22 Adar 5767

publié le lundi 12 mars 2007
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B’’H

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« Six jours sera fait le travail, et le septième jour sera saint pour vous » (Chemot, 35, 2). La prescription relative au travail six jours durant suivi du repos du chabat apparaissait déjà quelques chapitres plus tôt ( Chemot, 20, 9-10). Que vient nous apporter cette seconde formulation ? C’est justement dans la formulation que l’on appréciera ce qu’apporte la nouvelle énonciation.

A sa première occurrence, la prescription met l’action du travail à la forme active (ou forme simple) : « Six jours tu travailleras et tu feras tout ton travail » (Chemot, 20, 9). Mais dans la formulation qui nous intéresse, de la sidra Vayakel-Pekoudei de cette semaine, il est dit : « le travail sera fait ». La ’hassidout explique au sujet de cette formulation que, le travail doit être fait puisqu’il est nécessaire, mais il ne faut pas pour autant s’y investir totalement, y concentrer toutes ses forces. Les mains sont certes dans le travail, mais l’esprit est attaché à la Torah. De cette manière, même au travail l’homme peut introduire de la spiritualité. Le travail n’est pas une fin en soi, c’est une banalité...loin d’être évidente ! Car le travail n’est pas seulement le moyen de multiplier dans la spiritualité. Le temps de travail est lui-même la finalité lorsqu’il est accompli avec des pensées, des paroles et une conduite conformes aux prescriptions de nos Sages.

Pour autant, il serait faux d’en arriver à recommander de multiplier dans le temps de travail. Car le travail n’a pas la particularité de la Torah d’être un refuge bienfaiteur. Toutefois, cet enseignement montre à quel point il est possible d’imprégner le matériel de spirituel, lorsque la tête est essentiellement liée à la spiritualité.







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